Découvertes

J'aimerai toujours le temps des cerises

C'est à Qinhuangdao, en cueillant les cerises, que ce refrain si bien chanté par ma marraine m'est revenu. Et des cerises, on en a vu !

 

Le temps passe ! En écrivant cet article, je me rends compte que la première découverte de cette ville remonte à un an (https://www.backtochina.be/2018/09/05/qinhuangdao-vous-m-avez-parl%C3%A9-d-un-village/), mais quels changements depuis ... En 2018, c'était la nouveauté, le stress d'avoir nos visas, les papiers, le sentiment d'être perdus, le trop plein d'émotions, les langues, le choc des cultures, la visite du consulat, de la police, le déchirement avec nos familles et amis, ... Cette fois-ci, on y allait pour passer un dernier week-end avec Gilles avant notre départ vers la Belgique. Bon, c'était quand même un peu à l'arrache (surtout le bouclage des valises entre le dimanche 22H30 et le départ vers l'aéroport 3 heures après) mais c'était sympa. Gilles nous a pris un peu à l'improviste sur ce coup. Nous étions conviés à marauder (enfin dans un cadre bien défini) ces trésors rouges le dimanche matin avec ses collègues. Les trains étant complets, nous sommes partis avec Ma Jie le vendredi (après avoir fait les adieux aux copains expats qui s'envolaient vers d'autres horizons). Après quatre heures de route, nous avons retrouvé le nid de Gilles 😃puis, resto japonais, jeux de cache-cache avec l'écran géant et observation des multiples groupes de danses. 

 

Après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner sur les magnifiques chaises de l'appartement : direction Beidaihe. Cette ville, ancien village de pêcheurs, est devenue une station balnéaire incontournable pour les Chinois et les touristes (surtout les Russes). Certains hauts dignitaires du Parti y auraient leur seconde résidence. Avant d'effleurer le sable, nous nous rendons au Lianfeng Mountain Park (ou Link Peak Mountain Park car trois pics de montagne se relient dans cette forêt de pins de 109 hectares). Nous monterons sur le Pic Est pour avoir une vue imprenable sur la mer, la forêt et la ville. On prendra beaucoup de plaisir à se balader dans ce poumon vert, à escalader les rochers, à découvrir les temples et pavillons, à traverser les étangs sur les pierres glissantes, à aider les Chinois à se prendre en photos, ... Ensuite, nous irons un peu nous balader sur la digue et mettre nos pieds dans l'eau. L'eau est plus claire que la fois dernière mais je préférais l'ambiance plus chinoise de Qinhuangdao : les bouées de toutes couleurs, les femmes en robes longues dans l'eau, les Kways, ...  Ici, même si elles étaient Russes, c'était plutôt des matriochkas - dommage pour Gilles 🤣Ensuite, nous nous baladons dans la ville, le long des belles maisons style colonial. Nous découvrons les restaurants proposant en vitrine des dizaines de poissons différents. Bon, on optera finalement pour des jiaozis (raviolis chinois). Après une sieste réparatrice dans un taxi (avec de la bonne musique style "hit love 80" - souvenirs souvenirs), nous découvrons une partie de Qinhuangdao encore méconnue de Gilles. Car même si c'est un village pour nos compatriotes, c'est loin d'être Winamplanche ! Avec ses trois millions d'habitants, il y a de quoi faire. Balade dans les centres commerciaux, spectacle de danseuses, essais de batterie (voir vidéos) et même navigation en bateau pirate. Le soir, notre homme voulait nous faire découvrir un restaurant coréen très réputé pour son barbecue. Malheureusement, on n'était pas les seuls à avoir l'idée ... et donc on a mangé chinois (poissons, légumes et les fameux jiaozis).

 

Déjà dimanche ! C'est accompagné d'une petite dizaine de collègues que nous récolterons les belles rouges. C'est l'occasion de rencontrer les compagnons de boulot. Leurs noms : Yang, Chen, Hou, Liu, Liu, Wey et Itaya (le boss japonais). Les quatre Back sont très motivés. Les enfants et leur copine chinoise (fille d'un collègue qui est dans une école bilingue chinois-anglais) remplissent leurs seaux. On les voit courir entre les centaines d'arbres, discuter. Après une heure trente, il est temps de passer à la pesée. Les collègues chinois et le boss japonais ont des seaux beaucoup plus légers ... On comprendra vite pourquoi 😃Gilles pensait qu'on pouvait récolter tout et acheter uniquement les kilos désirés. Eh non !!! Nous voilà donc revenus avec dix kilos de belles cerises. Pas mal sachant qu'on quitte la Chine dix heures plus tard. Une belle histoire belge une fois 🍒 (je vous passerai l'épisode qu'on n'avait pas assez d'argent, qu'on a dû emprunter, ...).  Passons aux choses sérieuses : le repas. On est conviés à partager une belle jambe d'agneau et tous ses accompagnements (dont des jiaozis) avec des petits ganbei (cul sec) en prime. Car ici, on ne boit jamais seul. On partage le moment. On te serre un verre, on dit une phrase (genre merci pour cette invitation), on se regarde et on boit. Enfin, avec une bière à deux degrés, ça va. Une chose est certaine, je n'aime toujours pas la pils mais on a évité le Baijiu, donc on est gagnant. C'était délicieux. La viande tendre. L'ambiance conviviale. Les enfants se sont bien amusés en jouant dehors, aux cartes et puis à la switch. Il est temps de se quitter. A l'extérieur, on découvre plusieurs personnes arrivant à vélo. Ils sont là pour reprendre les collègues de Gilles qui ont bu un peu (ici, c'est tolérance zéro). En deux minutes, les vélos sont pliés et dans le coffre des voitures. Les voilà donc entre les mains des BOB chinois. Nous, on prendra un taxi chargé comme des mulets avec nos cartons remplis de cerises.

 

Nous voilà rentrés à l'appartement. C'est aussi le moment des adieux avec Gilles. On le verra cinq semaines plus tard en Belgique. Même si cela devient habituel, j'ai toujours une crasse dans l'oeil durant ces moments. "Maman, tu pleures ? Non, non !" Après quatre heures de route, une sieste réparatrice, nous voilà à la maison (20H30). Me voilà à la tâche pour laver, congeler et distribuer les perles rubis (ce n'était pas vraiment prévu dans mon planning). Deux copines passent nous dire au revoir (pour Evelyne, ce sera adieu car la Suisse les appelle 😢). Déjà 23 heures, il est temps de trouver une petite place pour les trois kilos de cerises à ramener au pays, mettre les petits au lit, boucler les valises et fermer la lumière. Bon, ce sera pas la meilleure nuit (toujours peur que le réveil ne fonctionne pas). 1H30 du matin, il est temps de lever les voiles ! Direction Belgique avec une petite étape russe (on y mangera des brochettes d'agneau 🤤 à 9h30 ... décalé ??? Mais non). Heureux de vous retrouver familles et amis pour sept semaines !!! Et quel été extraordinaire !!!

 

Pour rappel, si vous souhaitez explorer la mer chinoise, on a un petit pied à terre à Qinhuangdao. Bienvenue chez Gilles !

 

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Toboggan improvisé !
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Premier essai à la batterie : Alexandre
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Premier essai à la batterie : Arnaud
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Petite danse nocturne
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Laisse les gondoles à Venise

En Belgique, nous avons Bruges, notre petite Venise. En Chine, ils ont Tongli, Suzhou, ... Suivez les gondoliers (ou bateliers) !

 

Je ne sais plus si je vous l'avais dit mais avant de nous envoyer en Chine, la société de Gilles hésitait entre deux villes : Pékin ou Suzhou (situé à une heure de Shanghai). Finalement, on a opté pour la capitale mais Gilles se rend souvent dans la Venise chinoise. On a donc profité d'un long week-end  pour le rejoindre. Le départ fut un peu épique : vol annulé suite aux conditions climatiques (même si super fréquent ça me met déjà en confiance 😊), deuxième vol retardé de deux heures (on a hésité à se faire un karaoké), enfants assis à `vingt mètres de moi dans l'avion (j'ai vite quitté mes deux Chinois pour retrouver mes fils qui eux étaient super cool car il y avait une TV), quelques turbulences pour le fun (sinon, c'est pas gai), ... J'étais heureuse d'être à Shanghai (et je dis à Gilles de sortir les chandelles pour le soir) ! A l'aéroport, tu as un taxi qui t'accoste pour aller avec lui mais Gilles m'avait prévenue de refuser et de faire la file ad hoc. On se croirait à Disney, avec des écrans qui te préviennent justement de ne pas aller dans les "méchants" taxis au risque de te faire racketer, etc ... Finalement, c'est hyper bien organisé. On est vite pris en charge et nous admirons le coucher du soleil. Je voulais dire chapeau (ou casquette) bas à mes fils pour leur patience et leur belle humeur ! Après une heure de route, on est heureux de retrouver notre homme à Tongli. Il nous informe au passage qu'il y a une panne d'électricité dans le quartier de l'hôtel ... et ce n'est pas une blague ! On déballera nos bagages dans l'obscurité (vive les chandelles) avant d'aller manger de l'autre côté du canal et de faire une belle balade nocturne colorée par la lueur des lanternes rouges. Pour votre info, on a eu droit à un réveil à trois heures du matin avec les lampes allumées. Hourra, l'électricité est revenue !

 

Le lendemain, nous découvrons à la lumière du jour notre guesthouse (très sympa). Et après un petit-déjeuner typiquement chinois, nous partons à la découverte de Tongli. C'est une petite ville pittoresque. Nous arpentons les ruelles pavées, les vieux ponts en pierre, les canaux à l'ombre des saules, ... De nombreuses maisons ont conservé leur façade traditionnelle blanchie à la chaux et leur toit de tuiles noires. Nous visitons aussi les quelques musées (quasi aucune traduction mais juste le plaisir des yeux), les jardins et leurs étangs remplis de koï, les pavillons, ... C'est très reposant. Rien que les noms des jardins imposent la zénitude : Jardin de la méditation et de la retraite (Jardin Tuisi).  Le calme règne, la foule n'est pas au rendez-vous. On en profitera pour faire une petite croisière et rencontrer les cormorans pêcheurs. Lors de la recherche de notre restaurant, nous nous arrêtons devant un salon de coiffure un peu différent des standards européens (tentés?). On mangera des nouilles au son du chant d'une vieille chinoise (moins reposant cela 😃). Juste pour votre info, si vous checkez Tongli dans vos guides, je vous préviens directement que son fameux musée du sexe est fermé depuis quelques années. A bon entendeur !

 

Après une pause (électronique pour nos garçons), nous prenons le taxi vers Suzhou (situé à une vingtaine de kilomètres de Tongli). Cette dernière est l'une des villes les plus visitées de Chine et serait une des plus jolies : "Au ciel, il y a le Paradis ; sur terre, il y a Suzhou et Hangzhou" (proverbe chinois). On l'appelait aussi la "Cité des Jardins et la Venise de l'Orient" en raison de ses nombreux parcs et canaux (42% de la ville est recouverte d'eau). Au XIV siècle, elle était la première ville productrice de soie en Chine. Cette activité lui assura prospérité et aisance. Peintres, artisans, riches marchands s'y installèrent en construisant villas et jardins. Christophe Colomb fut ébloui par sa "grandeur" et "noblesse". Au premier regard, je n'ai pas vu Venise. En effet, notre fin de journée est consacrée à la visite de la partie moderne. On sent une ville en pleine croissance. Les investissements étrangers y sont pour beaucoup. Suzhou se révèle être aussi une mégalopole spécialisée dans l'électronique et l'informatique. Un quart des ordinateurs portables viennent d'ici. Nous avons apprécié notre balade le long du grand lac nous donnant une vue imprenable sur les buildings aux formes diverses et variées. Comme toujours, nous ne nous lassons pas des photographies très étudiées des mariés. Après un petit apéro, nous avons mangé au restaurant indien. En allant aux toilettes, je me suis demandée si le musée du sexe n'avait pas envoyé sa collection d'oeuvre ici (pour les jeunes yeux, pas de photos mais le nom des affiches : Love Zodiac, Daily sexercice, toilet.cam, ...). Une vraie partie de plaisir 😃 Le repas était très bon, la partie de carte serrée. Pour clôturer, nous avons fait une balade éclairée par les couleurs changeantes des bâtiments.

 

Ce matin, au menu, nous avons des zongzis dans nos assiettes. Il s'agit de riz gluant fourré et enveloppé dans des feuilles de bambou. Ils peuvent être salés ou sucrés. Ce jour, on aura droit au fourrage haricot rouge et châtaigne. En tout cas, après les avoir mangés, tu es certain de ne pas prendre un dix-heure 😀Nous recevons ces petites pyramides car ce jour, c'est le Festival des bateaux-dragons. C'est férié en Chine et ça tombe le cinquième jour du cinquième mois du calendrier chinois (pour simplifier mi-juin). Les Chinois commémorent la mort de Qu Yuan, célèbre poète chinois du Royaume Chu, qui a été exilé par l'Empereur. Tellement triste de ne pas avoir été entendu (alors qu'il avait raison et que les conséquences ont été désastreuses pour le Royaume), il se jeta dans la rivière Miluo et mourut. Le peuple sortit les bateaux pour jeter du riz dans l'eau afin d'empêcher les poissons de manger sa dépouille. Ce jour est aussi connu pour ses courses de bateaux en forme de dragon. Des équipes de rameurs motivés par le tambour du meneur sortent leurs pirogues colorées et se disputent la première place. Dans tout le Sud de la Chine, les compétitions vont bon train. Pour notre part, nous avons décidé de visiter la vieille ville de Suzhou. Sur notre chemin, nous découvrons le rituel des employés et leurs danses matinales (voir vidéo). On avait mis un peu de côté "le jour de congé national" mais la foule nous a vite rappelé que c'était vacances pour tous aujourd'hui 😃A Suzhou, on dénombre 69 jardins (à son apogée 200) dont neuf sont classés au Patrimoine Mondial par l'Unesco. Ils sont nés de la volonté d'atteindre la plénitude de l'esprit. Les jardins sont parfaitement équilibrés et inspirés de la théorie taoïste. Eau, roches, fleurs, arbres, terrasses, pavillons sont les éléments parfaits pour trouver l'harmonie, en toutes saisons. C'est donc accompagnés de milliers de Chinois (plus de 5000 ce matin mais on a quand même croisé un couple d'amis français par le plus grand des hasards) que nous avons découvert le Jardin de l'Humble Administrateur (conseil : réservez vos tickets la veille !). Tout est équilibre dans ce jardin de plus de 5 ha. Les rochers (que les enfants adorent escalader) nous permettent de prendre de la hauteur et de découvrir étangs (un tiers du parc), toits des pavillons, ponts en zigzag, fleurs, végétation luxuriante, et les t-shirts orange 😃Nous admirons aussi les jolies Chinoises, en costume traditionnel ou non, prenant la pose (bon, on devient aussi un peu Chinois après un an). Qu'en pensez-vous ?

 

Après deux heures de "zenitude relative", nous rejoignons la vieille ville et ses canaux, direction Pingjiang Lu. Il s'agit d'une artère piétonnière plutôt commerçante. Les maisons blanchies à la chaux accueillent restaurants, maisons de thé, commerçants de soie, raviolis, gâteaux, ... L'eau file tranquillement le long de cette ruelle ombragée. Nous apprécions nous éloigner et nous perdre dans le quartier paisible. Nous y croisons des locaux lavant leur linge ou s'occupant de leur mini jardin. L'ambiance est au calme. Nous trouvons un petit restaurant où nous faisons la connaissance d'une jolie fillette dans sa robe rouge traditionnelle (Del, je vois bien ma filleule en Qipao !). Après ce repas, un taxi nous amène à la Colline du Tigre 🐯C'est un site prisé par les Chinois. Selon une légende, la colline, haute de 38 mètres, serait née d'une éruption volcanique. Si on creusait, on y trouverait le tombeau de He Lu, père fondateur de Suzhou enterré avec 3000 épées. Un tigre blanc serait venu pour garder son tombeau. Sur ce site : le temple bouddhiste de Yunyan, de nombreux rochers (symbolisant le squelette de la terre), petites cavernes, forêt de bambou, jardin de bonsaïs, et sa fameuse pagode en briques (très rare ici) de sept étages (48 mètres) qui penche comme la Tour de Pise (on reste en Italie 🇮🇹). Son sommet a bougé de plus de deux mètres par rapport à son axe initial. Nous déambulons dans les petits chemins avec des arrêts photos pour les deux loulous. Après avoir fait le tour de ce parc, nous décidons de retourner dans le centre. Nous avons rendez-vous dans un restaurant japonais avec un collègue de Gilles et sa famille. Quand nous arrivons, de nombreux plats sont déjà sur la table. Et là, on va de découverte en découverte. On teste avant de savoir ce que c'est (est-ce la meilleure idée ? Je ne pense pas mais on est invité et on fait honneur).  Une chose est certaine, nous n'avons pas toujours les mêmes goûts. C'est sûr que le muscle et sa texture, la brochette de poulet et ses os (un morceau de dent y restera - merci à ma dentiste) ou encore l'huitre au fromage ne resteront pas dans nos meilleurs souvenirs culinaires 😊Mais il n'y avait pas que cela et le reste était très bon. Nous avons passé une belle soirée avec eux. Merci pour votre invitation.

 

Il y a encore beaucoup de choses à découvrir ici : parcs, musées, quartiers modernes,  ... La visite de Tongli et Suzhou peut être combinée avec celle de Shanghai. 

 

A quand votre balade en gondole chinoise ?

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Chapeau bas Alexandre
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Chapeau bas Arnaud
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La danse matinale des coiffeurs
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Je suis tombé pour elle. Je n'ai d'yeux que pour elle ...

Vous excuserez mes goûts musicaux dans le choix des titres quoique je vois que cette chanson revient à Obispo mais aussi à Booba dans un style tout différent 😃 Si Gilles a pu m'attirer en Chine, c'est aussi grâce à elle : la Grande Muraille !

 

Qui ne tomberait pas amoureux de cette merveille ? A toute saison, par tous les temps, elle se révèle si différente. Avec elle, on ne tombe pas dans l'ennui. Fini la routine, bonjour les couleurs. Beaucoup se tracassent de ce que je fais pendant mes journées. Voilà déjà une qui occupe au moins deux à trois sorties par mois. En famille, avec des amis (francophones ou internationaux), elle nous offre toujours des surprises. Un vrai coup de coeur ! 

 

Sa construction a débuté au V ème siècle avant JC pour se terminer au XVII ème siècle après JC (dynastie Ming). Vous donner sa taille réelle est un casse-tête chinois 😀On parlait de 6.700 km puis de 8.851 km ... Cependant, une étude de 2012 réalisée par l'Administration Nationale du Patrimoine Culturel indique une longueur de 21.196,18 km, parties détruites inclues. Elle trouve son origine sur la côte est à Qinhuangdao (où Gilles habite la semaine) et s'étire jusqu'au désert de Gobi. Haute de 8 mètres et large de 6 mètres en moyenne, elle n'est pas visible à l'oeil nu de la Lune. Le mythe du 18 ème siècle est tombé ! Cependant, elle reste et restera le plus grand édifice construit par l'Homme. Sa raison d'être était de protéger la Chine des invasions du Nord (Mongols, Mandchous, ...). En effet, ce mur est un véritable système de défense avec ses tours de guet carrées et forteresses. Lors de son édification, dix millions d'ouvriers seraient morts. On parle même du plus long cimetière du monde. Une autre légende dit que le mortier utilisé pour sceller les pierres était réalisé à base d'ossements. Selon des études, ce serait plutôt du riz gluant qui permettrait sa stabilité. Comme vous vous en doutez, c'est le site le plus visité en Chine avec 16 millions de visiteurs par an.  Depuis 1987, elle est classée au Patrimoine Universel de l'UNESCO et est devenue l'une des 7 Merveilles du Monde moderne. Comme vous le constatez, une vie n'est pas suffisante pour explorer ce grand dragon sinueux.

 

Notre première rencontre date de mai 2018. J'étais partie rejoindre Gilles (qui était là depuis février) pour trouver notre maison, visiter l'école, m'imprégner de ce pays et revoir mon amoureux. L'objectif était aussi de confirmer notre choix de s'installer avec nos enfants en Chine. Après quelques jours plus "administratifs", nous avons découvert Pékin et ses trésors. Pour la Grande Muraille, Gilles m'emmena à Jinshanling (150 km de la capitale). Après une ascension en télésiège, c'est un paysage époustouflant qui nous attend. Des tours à perte de vue, la verdure entourant ce chemin sinueux, le ciel bleu et quasi personne. On est seul au monde. Le premier constat est bien sûr que c'est beau et contrairement à Coluche : Bon allez, on ne se casse pas ! 😆 Le second constat est que ça monte, que les marches ne sont pas régulières (de 10 cm à 70 cm de haut ...) et que tu ne fais pas du 5 km/h. La conclusion c'est qu'on ne fera pas le semi-marathon du Great Wall en 2019 mais plutôt en 2020. Ça ne s'improvise pas ! Mais on est chaud pour le faire en couple le 16 mai 2020. Vous nous suivez dans ce rêve ?

 

Notre deuxième RDV a eu lieu en octobre 2018. Cette fois-ci, Alexandre et Arnaud nous accompagnaient à Huanghuacheng https://www.backtochina.be/2018/09/27/on-a-march%C3%A9-sur-la-grande-muraille-de-chine/ Cette portion de mur, on l'a explorée au moins cinq fois, dans la partie sauvage ou touristique, en mode automne ou printemps, en version jour ou soleil couchant, avec le ciel bleu ou couvert, avec la nature luxuriante ou sèche, en famille ou entre amis, ... A chaque fois, elle nous sublime. On a adoré partager avec nos amis français leur apéro d'au revoir sur la forteresse. Pour leur départ, deux familles nous avaient concocté un petit week-end avec balade et nuit dans une guest house située à 500 mètres de la Grande Muraille. Un magnifique souvenir pour les petits et grands. Bonne chance à vous 7 en Suisse !

 

Combiner deux jours de randonnées et une nuit, je l'ai également expérimenté à Xizhazi, et ce grâce au Pashan de Pékin Accueil (ce groupe organise des sorties mensuelles sur différents tronçons de la Grande Muraille). Située à 75 km de Pékin, la section de Jiankou est peu restaurée et la nature a totalement repris ses droits. Certaines parties sont très escarpées, les montées (et descentes 😃) sont raides, les chemins au bord de falaises. Le paysage est diversifié : sous-bois, bois, montagnes, villages, vergers, ... des sentiers, des marches ou des pierres, ... Le faire accompagné d'un guide est plus que nécessaire. Nous étions une petite vingtaine à découvrir ce paysage époustouflant. Un séjour rythmé par la marche, les rires, un bon repas et une soirée détente avec un "Loup Garou" de feu. 

 

En avril, avec un groupe de rando de mon quartier, j'ai aussi eu l'occasion de découvrir la muraille près de Zhangjiakou (située à plus de deux heures de Pékin. Retenez ce nom pour les JO d'hiver 2022). Cette portion est aussi appelée le musée de la Grande Muraille car vous pouvez y trouver les différents styles et matériaux de construction. C'est un échantillon de la plus longue merveille du monde : mur de brique traditionnel, segments de pierre et de terre. Le sommet du mur prend également des formes différentes : rondes, plates, en flèche, inclinées. La largeur du chemin varie également d'un mètre à huit mètres. C'est aussi ici que se trouve le point le plus élevé de la construction (2000 m d'altitude). Des parties très anciennes (datant du 4ème avant JC) y côtoient des parties restaurées par la dynastie Ming. Nous avons pu la découvrir par une belle journée de printemps avec la neige couvrant les fleurs de cerisiers et les montagnes. Magique ! La Grande Muraille, un véritable musée à ciel ouvert.

 

Selon un adage célèbre, "Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave" Alors, quand nous rejoignez-vous ? 

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Pour le semi-marathon, l'entraînement sera plus que nécessaire !
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Trois générations à la découverte du Shanxi !

Il y a deux ans, ils nous disaient qu'ils ne voyageraient plus jamais en dehors de l'Europe ... Les voici à Datong !

 

Début mai, c'est avec énormément de plaisir que nous avons accueilli Papy et Mamy de Villers. Après deux journées de récupération (bien chargées quand même), nous voilà sur la route pour découvrir une nouvelle région : le nord de la province du Shanxi.  Nous explorerons particulièrement Datong et ses alentours. Cette région, située à l'ouest de Pékin, compte de nombreux sites historiques et religieux. Il s'agit d'un des berceaux de la culture chinoise. Le relief du Shanxi est complexe et varié. Les montagnes (avec des altitudes supérieures à 1500 m) y sont abondantes. Nous avons eu la chance de les traverser. Ce n'était pas prévu au programme mais l'autoroute étant fermée sur 30 km suite à un accident, on n'avait pas trop le choix ... Merci à Tom, notre chauffeur pour ce voyage. Finalement, les deux heures de détour nous ont permis de découvrir des paysages lunaires. Nous avons traversé des villages avec des maisons en terre mais également rencontré des nuages de poussières noires, très noires. En effet, le Shanxi possède un tiers des gisements de charbon de toute la Chine ... A côté des camions remplis de cette matière première, nous avons vu des champs entiers de panneaux solaires ou des montagnes fleuries d'éoliennes. La politique écologique est en pleine évolution depuis plusieurs années et le contraste est saisissant. 

 

Avant de découvrir les merveilles du Shanxi, il était temps de prendre des forces. Notre guide nous propose un hot pot au poulet. On en avait déjà goûtés mais des comme cela, c'était notre première expérience. J'ai adoré voir la tête de papy quand la "bête" est arrivée 😨 Ici, pas de déchet ; on mange tout. C'est ainsi que la tête, les pattes ou encore le coeur du poulet flottaient parmi les nombreux légumes. La première impression passée, c'est avec beaucoup de plaisir et de rires que nous avons partagé ce repas. On allait à la pêche aux blancs de volaille. Alex a même tenté les pattes comme son papa il y a quelques mois. Trop coriace à son goût ! Repus, il est temps de nous diriger vers le Monastère Suspendu (Xuankong Si), fondé durant la dynastie des Wei du Nord au sixième siècle. Celui-ci défie les lois de la gravité et est soutenu par des étais en bois encastrés dans la falaise (et des poutres enfoncées dans la roche, OUF). Il a été reconstruit à plusieurs reprises suite aux nombreuses crues de la rivière. Il domine à cinquante mètres de haut. C'est un véritable miracle architectural qui résiste aux vents et tempêtes. Il est composé d'un quarantaine d'édifices creusés dans la falaise et reliés par d'étroites passerelles, escaliers ou couloirs flottant dans le vide. On a une vue imprenable sur la montagne Hengshan (une des cinq montagnes sacrées du Taoïsme). Nous étions quand même heureux de ne pas être 500 en même temps sur la structure. Les barrières de protection sont basses, à déconseiller aux personnes sujettes au vertige ... Il s'agit aussi du seul temple mêlant les religions taoïste, bouddhique et confucéenne. Pas de jaloux : des statues de Bouddha, Laozi et Confucius sont disposées un peu partout. Après avoir pris de la hauteur, nous découvrons une autre merveille de la montagne Hengshan. Nous prenons de justesse notre ticket pour visiter un ensemble de temples. Nous sommes quasi seuls sur cette énorme esplanade. Le silence règne. Nous nous promenons sur ce site aux couleurs étincelantes. La vue est superbe. Nous apercevons au loin le barrage. Vu le retard, nous n'aurons pas l'occasion de prendre le téléphérique mais nous sommes déjà heureux de toutes les surprises du jour (toilettes comprises). Il doit y avoir de magnifiques balades à faire mais on ménage les beaux-parents. Ils doivent être en forme pendant trois semaines car leur agenda chinois est chargé. 

 

Après un petit concert et une nuit réparatrice à Datong, nous voilà repartis pour découvrir une pure merveille de l'art bouddhique : les Grottes de Yungang (inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco en 2001). Ce site compte plus de 51.000 statues bouddhiques disposées dans 252 grottes (50 ouvertes au public) taillées dans des falaises de grès.`Soixante années ont été nécessaires pour réaliser ce petit bijou débuté en 460. Pour accéder au kilomètre de grottes, nous empruntons une allée bordée de colonnes chargées de symboles bouddhiques (pagodes, éléphants, fleurs de lotus, ...). Ensuite, un arbre à voeux tout en couleur nous accueille. Nous découvrirons également un magnifique temple reconstitué logé sur une île. Enfin, nous voici au pays des Bouddhas. Nous sommes impressionnés par la précision des traits et les couleurs. Certaines statues sont parfaitement conservées et ont gardé leur éclat. Dans la grotte numéro cinq, le visage doré de Sakyamuni vous contemple du haut de ses 17 mètres. Tous les murs sont ornés de magnifiques statues. Dans la grotte six, on trouve une pagode carrée sur laquelle est gravée la vie de Bouddha de la naissance à l'atteinte du nirvana. Tous les murs sont remplis de bodhisattvas (sage bouddhiste ayant franchi tous les degrés de la perfection sauf le dernier qui fera de lui un bouddha), animaux, petits bouddhas dans leur niche, ... Il y en aurait 3600 rien que dans cette grotte. Le mur de la grotte 20 s'est effondré et c'est donc au soleil que le bouddha nous transmet son majestueux sourire. Il est devenu le symbole de Yungang. Plusieurs personnes font brûler de l'encens et prient sur les coussins jaunes. Après, on trouvera un mur avec pleins de petites cavités et vous devinerez par vous-même ce qu'il y a dedans 😀 On passera par un musée plus moderne mais les explications n'étant qu'en chinois, on en sortira rapidement. Après quelques photos "fleurs", il est temps de rejoindre la sortie. L'ambiance  de ce site est extraordinaire.

 

Après un délicieux plat de nouilles (au moment où j'écris, je peux vous confirmer que la maîtrise des baguettes de beau-papa et belle-maman est parfaite), on s'attaque à Datong. La ville est un peu spéciale. L'ancien et le neuf sont sous la même enseigne. Il y a d'énormes buildings ultra modernes, des grues partout. En parallèle, ils détruisent du vieux pour construire du nouveaux vieux : la nouvelle vieille ville (oui je sais que j'ai utilisé plusieurs fois le même adjectif dans cette phrase). Les petits ruelles sont sympas. Nous décidons de faire un peu de sport : vive le cuistax ou la Rosalie pour nos amis français ... (j'aime voir leur regard quand je sors un belgicisme 😊). Le choix est cornélien. On en prend un de six, trois de deux, deux de trois ou des vélos ???? Après vingt minutes de réflexion, des pleurs d'Arnaud, le choix est fait. Le début est cocasse, surtout pour les parents. On se demande si on arrivera à faire les six kilomètres de remparts. Car oui, comme vous pouvez le constater sur les photos, nous avons décidé de rouler sur les remparts de la ville. Après un kilomètre plus compliqué, des changements de montures, nous trouvons l'équilibre parfait. Nous avons tous apprécié cette activité avec des vues surprenantes. Excellente aprèm sous le ciel bleu de Datong. Le soir, nous nous promenons avant de choisir notre restaurant. Comme souvent, pas de carte en anglais, pas de photos mais des serveurs super serviables et des applications qui vous changent la vie (photo du menu et traduction instantanée) ! Malgré cela, c'est toujours un peu à l'aveugle que nous choisissons nos plats. Le résultat est excellent.

 

Avant de quitter Datong, on ira voir le fameux mur aux neuf dragons datant de 1392 : 45 mètres de long, 8 mètres de haut, 2 mètres de largeur, 426 carreaux émaillés et vernissés, 5 couleurs et 9 dragons car symbole de la perfection ... Il  s'agit du plus grand mur de ce type en Chine. Bref, on l'a vu 😃 

 

Super première découverte en famille. Papy, Mamy, vous en pensez quoi ?

 

PS : Pour la petite histoire, cet article a été écrit à deux doigts :) Petit accident domestique qui m'a permis de visiter les urgences de Pékin. L'eau des nouilles chinoises a eu raison de moi. Vive les cours de secourisme de La Croix Rouge (Caro, j'ai beaucoup pensé à toi), vive les copines expats (infirmière, babysit, médecin, ...), vive Gilles et les enfants pour leur sang froid (tu as mal maman ? en jetant un oeil en dehors de la tablette). Bon, Gilles me surnomme à nouveau RIF-RAF mais tout va bien !

 

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Une patte de poulet les amis ?
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Les frère Dardenne ont de la concurrence ...
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Changement de décor, place aux pains de sucre !

J'ai comme l'impression que vous faites une overdose de riz ... Allez viens, je t'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel !

 

Pour découvrir notre nouveau terrain de jeux, embarquement sur un radeau en bambou près de Jiuxian Ancient Village. C'est grâce aux bras de notre batelier que nous naviguerons sur la Rivière Yulong. Balade paisible et féérique. Nous sommes seuls au monde pour découvrir ce petit paradis. On ne sait pas où arrêter nos yeux ou plutôt nos objectifs tant les pains de sucre sont somptueux. Je rigole en écrivant ce mot "pain de sucre" (petite parenthèse dans le récit de notre voyage. Avant sa naissance, la sage femme m'avait annoncé qu'Alexandre allait naître avec un pain de sucre sur la tête. On n'avait aucune idée de ce que c'était ... En fait, il avait une grosse bosse comme le chapeau de Bumba le petit clown. J'avais vite préparé un bonnet taille trois mois pour cacher cela. En voyant les photos avec ma grosse chemise rouge et Alex avec son bonnet sur les yeux, on était magnifiques !). Retour à nos moutons. Le paysage est à couper le souffle. Comme des cons, on essaie avec Alexandre de trouver le décor qui se trouve sur le billet de vingt yuans. A chaque montagne, on se dit c'est ici. Notre guide nous informera après  que nous verrons ce paysage à Xingping. Ça m'apprendra à ne pas préparer à l'avance les voyages 😀On rigolera sur les passages de mini cascades (souvenir de la descente de la Lesse avec le ping-pong et les Vosgiens). Heureusement, notre batelier gère son embarquement avec brio. Après 45 minutes de navigation, c'est à vélo que nous remontons la rivière. Nous aurons le plaisir de croiser des locaux mais aussi des canards, poules,  vaches. Nous sommes en pleine nature. Le vert domine. Juste pour le plaisir des yeux. On en redemande. 

 

Le lendemain, le ciel est dégagé et la température clémente à Yangshuo. On peut même sortir les shorts. Oh yeah !!! Place à la marche à pied. Ce vendredi est un jour spécial en Chine. C'est la fête des morts, Qing Ming Jie (clarté brillant fête - 清明节). C'est un jour férié. On croisera de nombreuses familles se rendant sur les tombes. Les traditions sont différentes des nôtres (pas de chrysanthèmes ici). Les personnes se baladent avec des bêches, faucilles, pelles, ... ils vont nettoyer les tombes. Je comprends mieux après l'utilité de ces outils. Les tombes sont plus simples que les nôtres. Parfois, il y a une stèle, des fois, juste un tas de terre. Pour certains, elles se trouvent à flancs de montagnes. Les familles tirent les mauvaises herbes (certains ont beaucoup de travail), brulent de l'encens, apportent des offrandes (nourriture, fleurs, cigarettes, thés, ...) à leurs ancêtres. Selon les croyances, si les tombes ne sont pas bien entretenues, les défunts ne peuvent pas reposer en paix et leurs descendants auront des malheurs. Ils font aussi brûler des faux billets, maisons en papier, ... les défunts pourront ainsi les utiliser dans leur monde (des petits tourbillons de vent les emportent vers le ciel). Les Chinois font également péter les pétards (pour faire fuir les mauvais esprits). Pendant toute cette journée, nous verrons de nombreux feux d'artifice. Après avoir nettoyé les tombes, les familles se rassemblent autour d'un bon repas. C'est une occasion de resserrer les liens.

 

Première ascension sur la colline Xianggong avec vue panoramique sur la Rivière Li (non, Alex ce n'est pas ici le billet de vingt yuans). Gilles apprécie aussi les points de vue des Chinoises. Certaines ne se sont pas habillées chez Décathlon pour monter les marches 😊 Après, nous nous baladerons trois heures à travers les montagnes, au bord de la rivière, au son des pétards avec des paysages splendides. Nous rencontrerons des peintres croquant parfaitement ces pains de sucre. Une famille nous offrira des sticky rice (plus coriaces à manger ceux-ci). Nous nous arrêterons dans un petit monastère où Arnaud fera trois voeux (le contenu est surprenant et émouvant). Nous croiserons les pêcheurs aux chapeaux pointus accompagnés de leurs cormorans, les femmes cuisinant sur les bateaux, ... Le trajet commence à être long pour les petits. Le soleil tape mais nous avons encore quinze minutes de marche pour découvrir ce fameux décor du billet de vingt yuans (et on n'est pas les seuls). Alexandre est à bout (c'est encore loin grand Schtroumpf ?). La photo est prise. Nous pouvons aller manger au centre de Xingping, petite bourgade sympathique. Après avoir repris des forces (les nouilles ont un effet terrible sur Arnaud), nous décidons d'escalader la montagne Laozhai (1159 marches). Ce sera en amoureux que nous le ferons. Les petits resteront cool avec Lilly et feront un peu de shopping. Finalement, j'étais contente de ce choix car l'ascension est assez impressionnante. Le chemin est étroit, glissant, escarpé et notre petit coeur bat à tout rompre (bon exercice de cardio). On aura même droit à l'échelle et aux panneaux indiquant que trente personnes ont disparu ici (gloups). Mais arrivé au sommet, on est remercié par ce panorama grandiose. Pour ma part, mon vertige mettra cinq minutes à partir avant que j'ose rejoindre Gilles encore plus haut, sur les rochers. La vue est à couper le souffle, le vide impressionnant et paralysant.  Nous retrouverons nos loustics avec la banane et de magnifiques présents pour nous (une mini table à thé trône dans mon salon). Tout le monde a trouvé son compte. Ouf ! Cette journée prend fin. Nous avons des étoiles pleins les yeux et une délicieuse bubble waffle dans le bidou. Nous terminerons notre soirée après un magnifique concert de cithare locale (guzheng) by Back kids. 

 

Nous entamons le weekend par la visite de la Grotte d'Argent. Elle traverse une douzaine de pics karstiques. C'est un réseau spectaculaire (quasi deux kilomètres ouverts au public) de grottes souterraines. Il y a de magnifiques stalactites argentées dévalant du plafond. Etonnamment, la grotte est chaude et humide. Elle est aussi très colorée. Les propriétaires ont mis le paquet (un peu trop) avec les spots : bleu, vert, jaune, rouge, orange. Il y en a pour tous les goûts. On s'amusera à imaginer des animaux, on rigolera de certains panneaux (dont cette surprenante interdiction d'aller au petit coin 💩), on évitera les nombreuses échoppes souvenirs (fièvre de la consommation quand tu nous tiens). En parlant de dépenses, un proverbe dit qu'après cette visite, on ne manquera plus d'argent dans notre vie ... Feedback des enfants, grottes trop lumineuses 😀Nous arpenterons ensuite la région en deux roues. Vélo pour Alex et moi (on ne prend plus de risque ici)  et en scooter électrique pour Gilles et Arnaud. Les vélos et tandem étaient trop grands pour le petit donc Gilles a dû  se sacrifier.  Un moment, je vois trois jolies jeunes filles faire les doux yeux, des sourires près de mon homme. Du coup, après hésitation, il leur demande si elles veulent faire une photo. Et je vois qu'elles montrent Alex du doigt pour le cliché. Gilles a pris dix ans dans la vue 😔 C'est donc à bicyclette que nous découvrirons le Parc du Grand Banian. On y observe un immense arbre dans l'envergure est impressionnante. Il aurait été planté il y a plus de 1500 ans sous la dynastie Jin. Ce serait un arbre permettant de trouver le grand amour ❤️ A bon entendeur ... Nous enfourchons ensuite nos véhicules pour deux heures de balade (la crazy family n'est jamais fatiguée selon notre guide). Nous verrons la Moon Hill (arche naturelle gravée dans une montagne karstique), des montagnes en forme de chameau, ... Nous serons seuls au monde dans les campagnes et rizières. Pour les dix dernières minutes, nous retrouvons la foule dense avec des scooters dans tous les sens. Retour à la réalité. En reprenant la voiture, nous ferons un arrêt photo devant les robots Transformer (heureux sont nos garçons). Nous passerons notre dernière soirée à quatre à Yangshuo. On ira prendre un bain de foule dans la rue commerçante, West Street. Ça grouille, ça bouge, c'est animé. On sera surpris par les gogos danseuses dans les bars. Arnaud sera perturbé en passant devant des personnes qui insèrent de longues aiguilles au niveau de la tête des clients. Ces derniers sont assis, cool, dans un fauteuil. Je pensais que c'était de l'acupuncture et l'explique à Arnaud (il aura des difficultés à s'endormir ... les nombreux vaccins ont laissé un très mauvais souvenirs à notre loulou). Après un dernier repas au restaurant indien (la boucle est bouclée), nos enfants seront pliés de rire dans une drôle de machine qui roule. Ils sont aux anges !

 

Déjà dimanche, Gilles nous quitte de bonne heure. Le travail l'appelle. Il s'envolera vers l'Europe pour dix jours. Le triple A continuera l'aventure sans lui. Au programme du jour : cuisine, calligraphie, balade et danse improvisée. A dix heures, nous avons rendez-vous pour découvrir le marché local très authentique. C'est dans un grand entrepôt que nous déambulons entre les étals de fruits et légumes. Nous passerons ensuite dans le département "viande". Je vous confirme le dicton cantonnais : "On mange tout ce qui a quatre pattes sauf les tables, tout ce qui vole sauf les avions, et tout ce qui nage sauf les bateaux" ... Après cette surprenante visite, il est temps de cuisiner. On restera dans le traditionnel. Nous voilà chacun transformé en petit chef devant notre poste de travail. Je suis stressée pendant la première heure avec les petits maniant le grand (très grand) couteau et la cuisson comme personne. Je suis également impressionnée par leur concentration. Ils écoutent toutes les instructions en anglais et suivent à la lettre les indications données. Ouawwww !!! Pendant deux  heures, ils seront au four et au moulin. Le résultat est top. Au menu : jiaozi (raviolis), champignons garnis, nouilles végétariennes et un délicieux poulet gong bao, plat typique du Sichuan. Nous dégustons nos mets en terrasse avec une magnifique vue sur Yangshuo 😋. Après ce bon repas, une balade digestive s'impose. On se fera à nouveau quelques escaliers pour voir la ville sous un autre angle. Bon, je pense que vous avez fait le plein de vue, non ? Retour sur la terre ferme, dans le parc de la ville. Les personnes s'y rassemblent pour discuter, jouer aux cartes, faire du sport, s'occuper des enfants. L'ambiance est familiale. Un moment, un couple se met à danser avec une musique entraînante. Alex se prendra au jeu et rejoindra la dame sur des airs latino. Sourire aux lèvres, il restera cinq minutes sous les feux des projecteurs. Nous ferons ensuite une petite escale dans un atelier de calligraphie. Les enfants écriront les chiffres, quelques mots en caractères chinois. On sent Arnaud tout de suite moins concentré, puisqu'il connaît déjà ! Après quelques pleurs, il peindra des pandas 🐼 Alex sera motivé à chercher dans un livre les prénoms Gaspard et Caroline pour les écrire en chinois. Les heures passent et nous voilà déjà en direction de l'aéroport. J'admire encore le paysage tout le long du trajet. On jouera un peu les prolongations suite au vol retardé. Allez, grande respiration avant de m'envoler avec mes deux loulous vers Pékin !

 

Ah oui, j’ai oublié que ce n’était pas de l’acupuncture mais des personnes qui se faisaient laver les oreilles en public. La Chine nous étonnera toujours !

 

Notre voyage dans le Sud de la Chine touche à sa fin. Comme vous avez pu le lire, nous avons adoré cette région riche en découvertes. Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

 

 

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Alors on danse ? Alex sur la piste !!!
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Slippery, Slippery ... You are a crazy family !

Après notre rendez-vous en terre inconnue, découverte des rizières en terrasses de Longji.

 

C'est sous la drache que nous quitterons Zhaoxing. Nous découvrons le Pont du Vent et de la Pluie de Chengyang. Après trois jours passés dans la région, on comprend mieux l'utilité de ces édifices qu'on retrouve dans chaque patelin. C'est un lieu pour discuter tout en se protégeant des aléas météorologiques. Celui-ci est particulièrement célèbre. Il date de 1916 et est composé uniquement de bois et de pierre, aucun clou ! Sa solidité tient au jeu de superposition des rondins et planches. Il aurait été construit pour rendre hommage au dragon qui a sauté dans la rivière pour sauver une jeune fille. Ce pont symbolique protège les villageois et leur procure fortune, bonheur et bonne récolte.

 

Nous nous promenons et nous gouterons un délicieux sticky rice (un euro tout compris) sous une tonnelle. La marchande a le sourire aux lèvres en voyant nos enfants dévorer leur repas et en redemander. Les petits resteront avec elle, au sec, pendant que j'irai sur la "grande place". Gilles est, quant à lui, en pleine négociation pour son boulot (le petit plus lors de la rédaction de cet article, c'est que son travail a porté ses fruits. Oh YEAH !!!). La place est également le lieu de rencontre quand il fait beau. J'y croiserai des vieilles dames vendant leur porte bonheur, un marchand de thé, ... Sur le chemin de retour, nous découvrons trois femmes dans la rivière. Elles récoltent des coquillages (ou escargots). Les paniers se remplissent doucement. La patience est de mise.

 

Après une route en serpentin, nous arrivons à Ping'An, petit joyau niché dans la montagne. Notre hôtel est vraiment sympa. La chambre, tout en bois, nous rappelle les vacances au ski. La vue de la terrasse est imprenable ... enfin, pas après notre première nuit (cf photo). Mais rien ne nous arrête. Nous partons dans une purée de pois et nous crions d'émerveillement quand la brume se lève. Le spectacle est extraordinaire. Des rizières étagées en courbes concentriques se présentent à nous. Les terrasses sont remplies d'eau et reflètent comme un miroir quand le soleil montre son nez. Chaque saison offre une vue différente (couleur dorée juste avant la moisson ou sous la neige en hiver). N'hésitez pas à aller vous perdre là-bas. 

 

Notre guide, Lilly, avait prévu de faire un aller-retour mais Gilles a une autre idée en tête. En voyant le haut de la montagne couvert et le village du fond très très dégagé, il lui propose de continuer à travers les rizières. Après négociation, elle accepte (il est fort ce Gilles) et nous mettra plein de fois en garde : "Vous êtes certains ? Attention, c'est super glissant ! Et les enfants? No stress Lilly, ça va aller". On aura souvent entendu : "Be careful, slippery, slippery, you are a crazy Family" (ça nous faisait penser à Sid dans l'âge de glace). Mais qu'est-ce qu'on a ri ! Bon, c'est vrai que nos pantalons étaient un peu sales (surtout chez les adultes). Gilles nous a fait une magnifique glissade. Deux heures de pur plaisir à travers champs (enfin rizières). Ensuite, nous sommes passés à Huang, village habité par la minorité Yao. Les femmes se distinguent par des costumes colorés et ont une longue chevelure soyeuse. En fonction de la coiffure, on peut dire si elles sont mariées ou non, avec ou sans enfant. J'ai eu une pensée pour Elvis et Dick Rivers (sujet d'actualité en écrivant ces lignes). Pour le midi, nous avons opté pour du poisson (on oublie vite ce qu'on a vu la veille). Mon estomac n'était pas assez accroché pour tenter les grenouilles de montagne. On est content d'avoir une guide qui nous traduit les menus car même avec nos heures de chinois, le choix est parfois cornélien. Un bon ganbei (les enfants apprennent vite les us et coutumes) et on repart. 

 

C'est sans nos deux loustics (restés au chaud à l'hôtel) que nous prendrons de la hauteur. Les points de vue se nomment : Nine dragons and five tigers ou encore Seven stars with the moon. Magnifique ! La vue est plongeante. Les Chinois proposent de nous prendre en photos. On prend la pose :) On se baladera deux heures dans ce paysage féérique. Après un UNO endiablé, une bonne bouteille de vin rouge (denrée rare ici) et un excellent repas, nous retrouverons Morphée dans notre chambre tyrolienne. 

 

Il est temps pour nous de vous faire découvrir autre chose que des rizières en terrasse ... Avant cela, quelques photos de notre arrêt dans une maison de thé (LiuSanjie tea farm). Petite dégustation après notre maigre récolte ... Bon, on ne reviendra pas les mains vides. Un "Pipi boy" a pris ses quartiers à Pékin 😃 (Merci Elisabeth).

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Ganbei version Alex et Arnaud
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Beach or jungle, that is the question !

Après les temples d'Ankgor, un peu de repos ... enfin version Back-Archambeau !

 

Pour rejoindre Sihanoukville, vol intérieur avec petit avion à hélices, j'étais contente d'embrasser le sol (comme JP II) ! En effet, j'ai un petit peu (un tout petit peu) peur de l'avion. Malgré les multiples explications de Gilles sur les progrès de l'aéronautique, je deviens blanche à la moindre petite zone de turbulence. Mais bon, avec mes pigeons voyageurs, je ne suis pas sortie de l'auberge ;) 

 

Le trajet aéroport - hôtel ne nous a pas emballés. Des travaux partout, des immeubles non terminés, du plastique à perte de vue, ...  Cependant, je ne peux pas avoir un avis objectif avec deux jours passés ici. Certains nous ont juste dit : c'est "un peu" la zone. Selon nos lectures, la ville serait en plein développement et prise d'assaut par nos compatriotes chinois qui construisent hôtels, casinos, discothèques, ... à la pelle. Par contre, la plage Sokha Beach était magnifique (long ruban de sable blanc ombragé par les palmiers) et finalement, c'est cela qu'on voulait. Nous avons donc profité à fond de notre environnement paradisiaque pour fêter le Nouvel An Chinois (新年快乐 - Xin nian kuai le). Alexandre a adoré dessiner les douze signes chinois dans le sable. Arnaud a profité de son siège et nous du coucher de soleil. Parfait ! Le lendemain, c'était menu "piscine / plage". Après avoir lu nos livres, fait nos longueurs en améliorant notre style, nagé sous l'eau avec les petits sur le dos, observé les habitudes de nos amis Chinois autour d'une piscine, ... On était prêts pour un peu plus de sensations et à Koh Rong Island, on a fait le plein !

 

Malgré une attente un peu longue pour la voiture réservée initialement à 8H25 et, ... qui n'est jamais arrivée. Et après avoir posé 100 fois la question : "Vous êtes certains qu'on ne va pas rater le bateau ? Non, non, Monsieur, le bateau vous attend (c'est cela oui ;)) et la voiture va arriver :) No Problem, no problem, no problem, ... " Gilles commençait un peu à s'énerver (fait assez rare pour être mentionné). Finalement, après un trajet épique (dur dur les montées avec quatre personnes à l'arrière d'un tuk tuk), on était installé dans le bateau prêts pour une heure de traversée !

 

Directement sur l'île, nous décidons de louer des scooters pour quitter la zone fort fréquentée du petit port (cafés, guest houses, petits restos, ...). Après quelques recommandations des routes à prendre ou non (hum, hum), nous voilà cheveux au vent avec nos petits loups à l'arrière. Après cinq kilomètres, nous longeons des plages  de sable blanc désertes avec une eau translucide. Splendide ! Premier arrêt. L'eau est délicieuse. Nous remontons sur nos bolides pour tenter une autre plage. Bien sûr, pas d'écriteau, pas de direction et on se retrouve finalement dans une forêt avec des descentes (et montées of course), de belles grosses pierres par terre (non Gilles, je n'exagère pas !), des passages sur des ponts et la naissance d'un manque de confiance de mon côté. Malgré des passages réussis haut la main, je commence à sentir une certaine fatigue (crainte) ... et l'erreur technique arrive à du 5 km/h (Gilles dit 2) peut-être la raison de la suite à savoir ... la chute ! Heureusement, plus de peur que de mal (c'est moi qui me suis tout pris, Arnaud n'a rien). Après discussions, on décide qu'on ne verra pas Lonely Beach (elle portait bien son nom celle-là. I feel lonely, I'm so lonely, I feel so low ...). Qui dit demi-tour, dit retour en arrière, même chemin, ... On échange nos motos (celle de Gilles est plus stable et il le reconnaît), nos coéquipiers (Alex me fait des séances de garde confiance, tu vas y arriver, je crois en toi. Futur psy ce petit ?) et Gilles s'amuse à faire des A/R pour les passages que je ne veux plus faire. Il me confiera plus tard qu'il aimait bien ce petit côté technique (Pffff).

 

On se retrouve enfin sur la magnifique plage de Long Beach et on n'hésite plus : on plonge. Les blessures seront vite nettoyées (vive les cours de secourisme) et le côté "love fun paradis" retrouvé. On ne fait que profiter. L'heure tourne malheureusement. Il est temps de retrouver le monde. En passant dans un mini village, Alexandre me dira qu'il n'y a que des Hipsters ici (c'est vrai que le côté barbu à tatouages est fort présent) et me rejouera en boucle le sketch de Norman le youtuber.  J'adore le concept ;)

 

Avant de reprendre le bateau, retour à la réalité en observant ces courageuses dames qui ramassent sans relâche les déchets qui s'échouent sur la plage. Avec "Black" de Pearl Jam (musique de fond dans le café), les larmes me montent directement aux yeux. Je les garderai pour moi derrière mes grosses lunettes de soleil. Je peux déjà vous dire que ce voyage m'a retournée par ces contrastes.

 

Retour en bateau version "Sardines, tangage, roulis, sac en plastique et vomi". Les pieds du Monsieur derrière Arnaud étaient contents :) Retour en tuk-tuk dans le trafic de Sihanoukville illuminé et gros dodo après cette journée d'aventuriers de seconde zone !

 

C'est avec des yeux d'enfants que nous avons fait le trajet vers notre nouvelle destination. Quatre heures de route en observant les villages, en admirant les paysages, ... pendant qu'Arnaud dormait à poings fermés et qu'Alexandre jouait à l'architecte Mine Craft. A l'arrivée, taxi bateau (20 minutes) sur la rivière Tatai pour atteindre le 4 rivers Floating Eco Lodge. Après deux gros hôtels, changement d'ambiance : glamping ou comment allier camping et glamour (hum hum). Intimité, calme, pas de réseau, pas de piscine et WELCOME TO THE JUNGLE (comme dirait ce bon vieux Axl Rose, clin d'oeil à Delphine). Lodge avec des tentes flottantes ou non (pour les familiales), un service et accueil irréprochables, un environnement magnifique, des sourires, des excursions diversifiées, un restaurant à l'écoute, ... Le tout construit  sur le modèle d'un éco-tourisme respectueux de la nature et de la population locale. Rien à redire à part vous conseiller d'y passer quelques jours. 

 

Donc, une fois les valises déposées, nous avons plongé dans la rivière, expérimenté la nage à contre sens (ou comment faire du sur place), fait nos aventuriers aquatiques (plus dans mon élément que sur un deux-roues), improvisé le scénario d'un nouveau film d'horreur (La loutre), ... On a bien rigolé (j'assume qu'on est un peu gamin). Ensuite, un peu de lecture et un UNO mémorable sur notre magnifique terrasse à l'ombre des palmiers.

 

Après une nuit écourtée pour moi (je ne sais pas pourquoi mais je me suis revue avec mes copains d'EAA en Egypte), nous prenons le large pour nous rendre aux cascades de la Rivière Tatai. Durant le trajet, nous admirons le paysage grandiose. Jungle luxuriante, large rivière paisible, zénitude garantie. Aux chutes, nous explorerons aussi bien l'amont (véritables piscines naturelles) que l'aval (débit moindre vu la saison sèche). L'eau y est claire et provient de la Chaîne des Cardamomes. Cette région est encore bien préservée. Nous passerons quatre heures à barboter, plonger, sauter, escalader, nous cacher sous les chutes, nous reposer (surtout Arnaud qui a un peu du mal avec les 35 degrés version humide) et faire un peu de kayak (pour Alexandre). Véritable terrain de jeux peu fréquenté et avec un guide vraiment sympa. Après cette journée, notre soirée fut calme, très calme. Du coup, le matin, j'étais en grande forme pour admirer le lever du soleil et essayer de voir les loutres pendant que mes trois loustics dormaient.

 

Notre sortie nous permettra de visiter une école (sans enfants car samedi), un village de pêcheurs et également faire du kayak dans la mangrove. Ce jour, lendemain d'une sortie aquatique intense, on sent les enfants fatigués (surtout le grand). Ils se reposeront sur le bateau. Nous profitons de ce silence. C'est rare de ne pas avoir Alexandre qui discute non stop (on se demande de qui il tient). Comme on s'en doutait l'école n'a rien à voir avec les nôtres. C'est intéressant de montrer aux enfants comment cela se passe ici. Le guide nous montrera l'alphabet Khmer. Pour nous, c'est du chinois mais avec des courbes. Il  nous expliquera également les difficultés rencontrées pour accéder aux écoles (en bateau), pour trouver des professeurs, ... En effet, on est complètement paumé dans la jungle (à une heure de bateau de la route principale). Ensuite, nous passerons un peu dans le village (je me sens toujours un peu gênée mais nous sommes toujours accueillis avec de grands sourires). Le guide nous informera que la langue thaï est très souvent parlée ici. Avant le génocide, cette région hébergeait de nombreux Thaïs installés depuis de nombreuses générations. Suite aux "Khmers rouges", la plupart sont repartis en Thaïlande tandis que d'autres se sont repliés dans la jungle ...

 

Après un bon repas pris sur le bateau, sortie sportive avec une promenade en kayak. Nous nous perdons dans la mangrove (brève définition : écosystème dynamique  caractéristique des littoraux tropicaux ou subtropicaux et constitué principalement de palétuviers, arbres possédant des racines échasses. Elle est extrêmement utile pour la protection des terres). Nous sommes impressionnés par ces arbres dont les branches et racines s'embrassent dans l'eau. On est seuls au monde accompagnés du chant des oiseaux. Les enfants reprennent vie et roucoulent aussi. Magique (Caro, rassure toi. Je n'avais pas 30 litres d'eau dans mon kayak comme en juillet). Nous rentrerons à l'hôtel bercés par le mouvement de la rivière Tatai. A la tombée de la nuit, une petite surprise nous attend avec la découverte d'arbres complètement illuminés : merci les lucioles !!! 

 

Et vous, vous êtes plutôt plage ou jungle ?

 

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Summer Palace ? Just a Stairway to Heaven ...

Octobre versus décembre, la découverte du Palais d'été sous deux angles différents !

 

Aussi incontournable que la Cité interdite, le Palais d'été (Yihéyuan - Jardin de l'harmonie préservée) était le lieu de villégiature des empereurs fuyant la fournaise estivale du centre. A l'origine, simple jardin impérial de la dynastie Ming, il fut construit par l'empereur Qing QianLong en 1750 pour célébrer l'anniversaire de sa maman. Il fit agrandir les jardins et approfondir le Lac Kunming par 100.000 ouvriers qu'il observait du haut de sa colline. Cette dernière a été modelée avec la terre draguée pour creuser le bassin. Le domaine s'étend sur 290 ha dont deux tiers sont occupés par l'immense lac. Au nord se dresse la "Colline de la longévité millénaire" sur les flancs de laquelle s'échelonnent temples et palais aux tuiles vernissées. Il y aurait 3.000 édifices, 420.000 arbres dont de magnifiques cyprès et saules pleureurs. 

 

Malheureusement, ce site a fait l'objet de nombreuses destructions durant la seconde guerre de l'Opium (1860), la révolte des Boxers (1900), ... L'impératrice douairière Cixi le fit reconstruire plusieurs fois (même le bateau de marbre a été refait) en grevant le budget initialement attribué au financement de la marine de guerre chinoise (hum hum). En 1949, il tomba une fois de plus en ruine. Il fut depuis totalement rénové. Cet ensemble majestueux est classé au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. Et on vous le dit, c'est SPLENDIDE !

 

En octobre, je l'ai visité avec l'association des parents (PA) de la BSB. Première sortie culturelle avec les mamans : magnifique occasion de rencontrer des personnes de tout horizon et de découvrir de nouveaux coins de Pékin. Notre temps étant compté (enfants oblige), nous avons privilégié les parties les plus connues. Nous avons traversé le pont aux Dix-Sept Arches (150 m) reliant la rive à l'île du sud. Il est orné de 544 statues de lions, toutes différentes. Nous avons observé les cerfs-volistes faisant virevolter leurs propres créations. Nous avons ensuite pris le bateau, reproduction de ceux d'autres fois, afin de nous rendre sur la Colline de la Longévité. Nous avons pu observer les palais dont le Pavillon des Fragrances bouddhiques (pagode octogonale composée de trois cercles de 40 piliers), lieu de culte tibétain. La salle des Nuages Ordonnés ou encore celle de la Bienveillance et de la Longévité ne se trouvent pas loin. Tous des noms qui invitent à la méditation ! Après la traversée, nous avons rendez-vous avec le fameux Bateau de Marbre où Cixi (et non Sissi) l'impératrice donnait ses fastueux banquets. Après un petit lunch argentin sympa agrémenté d'une vue imprenable sur les toits et Fragrant Hill, nous nous dirigeons vers un autre endroit mythique : le Long Couloir. Véritable galerie d'art de 728 mètres ornée de milliers de peintures aux thèmes variés : mythologie, animaux, littérature, théâtre, ... L'observation d'un maître de la calligraphie à l'eau clôturera cette superbe journée !

 

 

Début décembre, accompagnée de mes trois hommes et d'un collègue allemand, nous découvrons un paysage mystérieux : ciel couvert, soleil voilé et mer d'huile ! Le lac s'est transformé en un véritable miroir, ce qui accentue l'impression de calme. Nous avons donc droit à tous les édifices en double exemplaire : féérique ! C'est avec beaucoup de plaisir que les enfants courent et escaladent les rochers.  Avec leurs rires, ils se font vite repérer par les Chinois et leurs objectifs. Ils se prêtent au jeu des photos (quand tu commences, tu ne sais pas quand cela s'arrêtera). Ça fait sourire le collègue allemand qui sera également pris au piège. En effet, un homme blond de plus deux mètres, c'est un peu rare ici. Tout se fait dans la joie et la bonne humeur. Si les enfants disent non, ils le comprennent bien (et les prendront discrètement en faisant un selfie ...). En tout cas, cela plaît à Alex que je soupçonne sérieusement de tirer son bonnet pour montrer sa chevelure blonde vénitienne. En parlant de la  Capitale des Amoureux, il y a même un remake du pont des soupirs. Les bateaux à l'arrêt et décontenancés par le panneau "this way", nous avons décidé de faire une boucle autour du lac. Le lac commençant à geler à certains endroits, les enfants ont pris plaisir à faire glisser des pierres sur le miroir. Le son émis était enivrant (bon, c'est peut-être pas le bon mot ;) mais ça me parle bien). Comme vous l'avez compris, cette balade vivifiante a éveillé tous nos sens. Nous ne pouvons que vous recommander de passer au moins une journée  ou plusieurs demi-journées dans ce paradis digne de la peinture chinoise traditionnelle.

 

Jardin de l'harmonie vertueuse, Palais de la joie et de la longévité, Palais des vagues de Jade ... Vous en voulez encore ? Alors, rejoignez-nous pour voir le tapis de lotus couvrant le lac en été !

 

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From Hong-Kong with love

Premier city trip pour les petits Back ! Découverte de Hong-Kong, ville totalement différente de Pékin.

 

Nous avons profité d'un congé pédagogique pour faire une petite escale dans le Sud de la Chine. Occasion rêvée de retrouver un peu de chaleur avant d'affronter le froid de canard de Pékin :) Hong-Kong se situe à un peu moins de 2.000 kilomètres d'ici. Après trois heures d'avion, nous découvrons une ville toute illuminée avec d'énormes buildings. Nous prenons nos quartiers dans un petit appartement à 1h00 du matin. Pas de réveil prévu mais nos oiseaux gazouillent déjà à 7h00 du matin, prêts à explorer la ville. 

 

C'est donc munis de notre sac à dos que nous arpentons les rues en short (eh oui, mi-novembre, c'est 25 degrés ici). Premier arrêt près du quartier des affaires, photo traditionnelle sur les passerelles. On passe d'un bâtiment à l'autre via ces ponts. On lève la tête pour admirer les tours futuristes. Les galeries sont plus luxueuses les unes que les autres. Je ne regarde même pas les boutiques de grandes marques françaises et italiennes ... impayable :) Les filles, magnifiques, sont tirées à quatre épingles. Les hommes d'affaires défilent avec leur attaché caisse. Je n'en mène pas large avec mes chaussettes blanches ... Bon, on est des vrais touristes ou on ne l'est pas ! A la différence de Pékin, la majorité des personnes parlent anglais (ancienne colonie britannique redevenue chinoise en 1997). Heureusement, car ici, la langue, c'est le cantonais et c'est tout à fait différent du mandarin (9 tons, prononciations différentes, caractères traditionnels, ...). 

 

Nous traversons le jardin zoologique et botanique, écrin de verdure entouré de gratte-ciels. On découvrira des fontaines, des tortues, des papillons et des oiseaux de toutes couleurs ainsi qu'une diversité d'animaux. On décide de prendre un peu de hauteur en empruntant le funiculaire qui nous mènera sur le Victoria Peak (552 m). C'est de là qu'on peut (enfin si temps dégagé) admirer une vue imprenable sur Hong-Kong. Le panorama urbain est à couper le souffle. Tout est fort condensé vu la configuration de l'île. Petite balade pour faire le tour du pic. On choisira également l'option "à pied" (mais avec un passage via Nicole) pour redescendre au vu de la file du tram. On croise des motivés qui montent en courant ;) Allez, ce sera notre objectif 2020 (mais sur la Grande Muraille). Cela nous a donné soif de les voir, un petit arrêt vient bien à point. De notre terrasse, nous sommes étonnés du calme malgré la circulation (ça klaxonne beaucoup moins qu'à Pékin) et la foule. Les bars se remplissent petit à petit. Les happy hours fleurissent partout. On se dit que cela doit être une chouette ville pour de jeunes expats spécialistes de la finance !

 

Les lumières commencent à se faire belles. Nous déambulons dans les rues et découvrons un Hong-Kong plus traditionnel avec ses échoppes, ses restos ambulants, ses vendeurs de poissons, de krupuks, d'encens,  ...  Notre estomac commence à crier famine. Hong-Kong est très réputé pour sa gastronomie raffinée. On peut y trouver le restaurant étoilé (Tim Ho Wan) le moins cher du monde et spécialisé dans les dim-sums. Bon, nous on a envie de manger indien et on ne sera pas déçu. Nous arrivons tôt et avons la chance d'avoir une table avec une vue imprenable sur les tours illuminées. La nourriture est délicieuse, le décor magique, les enfants gentils : Ouawww !!! Bombay Dreams porte bien son nom. En parlant de rêves, il est temps de rentrer à la maison. Après leur marche de 19 kilomètres, Morphée a vite emballé nos enfants. 

 

Le deuxième jour est consacré aux petits avec la visite d'Ocean Park. Pour y accéder, nous empruntons le métro : facile, rapide, pas cher, propre. En un mot : EFFICACE ! Ocean Park est spécialisé dans le monde marin mais est également un parc d'attractions. Malheureusement pour nous (surtout pour eux), beaucoup étaient fermées dont celles de la partie "adventure" qui n'avait d'aventure que le nom du coup (remarque d'Alexandre). Les attractions sont plus proches de celles de la foire de Liège que de Phantasialand. Mais vu ma dernière expérience sur le XXL, personnellement, cela me suffit :) Par contre, le paysage est magnifique. Nous surplombons la mer. Le parc est séparé en deux par une montagne. Le trajet entre les deux parties se fait en funiculaire ou en téléphérique (beau panorama sur la mer et le littoral).

 

Nous avons adoré les multiples aquariums dont certains sont énormes et avec un tunnel aquatique. Nous avons observé longtemps l'éléphant de mer et la vie des pingouins. Nous nous sommes esclaffés devant la tête de poissons (gros cerveau, gros yeux, gros corps, ...). Nous sommes toujours aussi fan des méduses. La Chine étant le pays du panda, nous avons pu encore en rencontrer quatre ici. Pour information, ce parc comprend aussi des laboratoires de recherches et un pôle d'enseignement. 

 

La journée est vite passée et c'est avec un nouveau compagnon de route que nous avons quitté ce parc. Bienvenue à Yoshi gagné dans la joie et la bonne humeur :) Nous reprenons le métro pour nous rendre au Lady's Market avec un petit passage au Temple de Tin Hau (déesse de la mer et patronne des pêcheurs). Ce dernier est un peu perdu dans la jungle urbaine. Si vous aimez l'encens, vous allez être servi. Nous sommes impressionnés par "ses lampes odorantes". Après, place à la négociation pour acheter quelques petits cadeaux. Nous sommes coupés dans notre élan par Alexandre qui nous dit :"Dites, il faut qu'il gagne leur vie les gens". Du coup, je pense qu'ils ont fait une bonne affaire. Merci Alex et son grand coeur. 

 

On ne pouvait pas être à Hong-Kong sans la voir en version "By night". Chaque soir, un spectacle lumineux et musical permet de donner un autre visage à cette mégalopole. Les tours s'illuminent les une après les autres au gré des chansons. C'est sympa. Comme disait une copine, ça fait un peu Jean-Michel Jarre mais si tu es dans le coin, vas-y. Ensuite, nous avons pris le Star Ferry (pas cher du tout) pour rejoindre les gratte-ciel (traversée de l'île de Kowloon vers l'île de Hong-Kong). C'était vraiment une belle expérience. Bon, il commence à se faire tard. Dernière photo devant le magasin Apple avec le "fake" Lego "fake" Apple ;) Encore une belle balade de 18 Kilomètres pour les loulous. Ils sont rodés ces petits. 

 

Good Bye Hong-Kong

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Viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur, il y a sûrement de la place pour deux !

Après Hong-Kong City, nous avons pris le large vers l'île de Lantau. Comment ça, il n'est pas frais mon poisson ? 

 

Une heure de bateau et nous voilà arrivés sur l'Ile de Lantau, la plus grande de l'archipel de Hong-Kong. Initialement habitée par des pêcheurs, elle s'est largement développée avec l'arrivée de l'aéroport en 1998 et même de Disneyland. Malheureusement pour vous et surtout pour nos enfants, nous ne sommes pas allés voir Mickey :)

 

Après avoir observé les paysages verdoyants, les vaches en liberté sur le bord des routes, les montagnes (Lantau Peak = 934m), les plages, le taxi nous arrête dans le village de Tai O, la "Venise de Hong-Kong" (personnellement, je n'ai pas le même souvenir de Venise :)). C'est un village de pêcheurs sur pilotis et point de chute de nombreux touristes. Après avoir pris nos quartiers dans un sympathique Airbnb, nous décidons d'aller nous balader dans ces petites ruelles à l'odeur toute particulière. Car ici, la spécialité, c'est le poisson séché. Et du poisson, il y en a ! De toutes les tailles, de toutes les sortes, ... de l'anchois à la rascasse, tout le monde y trouvera son bonheur. Les petits s'émerveillent devant les poissons gonflés à picots (famille des Diodons). Ils veulent même en acheter pour ramener à Noël (j'en connais qui vont être heureux ...). 

 

Nous sortons un peu des ruelles commerciales et découvrons les cabanes en acier (oui les enfants, les personnes vivent là), les jardins au désordre organisé (pensée pour l'Art Dada de nos amis bordelais). Un moment, une odeur nous prend au nez (souvenirs des tournées avec mon vété de papa ... Mais non, ce n'est pas l'odeur de la ferme !). Cela émane de grandes poêles remplies de pâte de crevettes. Et bien, ça dégage ! Bubba Gump a de la concurrence ici. Nous prenons ensuite un peu de hauteur pour faire une balade. Nous découvrons ainsi le plus long pont (inauguré fin 2018) du monde reliant Hong-Kong / Zhuzai / Macao (55 km avec un tunnel sous-marin). Nous essayons de voir des dauphins roses (attraction du coin). On se contentera de la magnifique photo statue. Nous redescendons dans le village où les derniers cars partent. Généralement, les personnes passent quelques heures dans le village. On a opté pour y passer la nuit et c'est vrai qu'en fin de journée, le village change de visage. Nous déambulons sur les ponts en bois, découvrons les pêcheurs mangeant en famille, l'intérieur des cabanes illuminées, ... Nous prenons un thé en observant le coucher de soleil. MAGIQUE !

 

A notre retour, les commerçants ont fermé boutique, les rues sont vides, les chats sortent de leur cachette. Il est temps de trouver un petit resto. Ici, on n'a pas l'embarras du choix. On ira à la cantine du village. Cela ne restera pas notre plus grand moment culinaire mais on a bien ri. La dame venue en fin de repas proposer du poisson frais à la table d'à côté m'a achevée :) Allez, au dodo pour affronter notre dernière journée.

 

Dimanche, on se fait un petite balade matinale à Tai O avec un magnifique ciel bleu. Nos appareils photos crépitent. Les pêcheurs reviennent de la pêche et vident leurs filets remplis de poissons tout frais. Ensuite, nous prenons le bus vers le Monastère de Po Lin connu aussi pour sa monumentale statue de bronze du Bouddha de Tian Tan (26 m de haut - 34 m avec son socle). Nous observons certaines personnes s'arrêter à chaque escalier pour faire une prière (268 marches quand même), proposer des offrandes ou encore allumer des bâtons d'encens (des fois énormes). De là haut, nous profitons du panorama et découvrons les six statues de divinités faisant des offrandes (fruits, fleurs, musique ...). Chaque statue représente une qualité (patience, sagesse, ...) ; la réunion des six permettant d'atteindre le Nirvana.

 

N'ayant pas encore toutes les qualités requises, nous nous rendons vers le Monastère et sa magnifique salle des 10.000 Bouddhas. Les couleurs sont splendides. J'adore ce mélange vert, bleu, rouge et or.

 

Nous décidons également d'aller nous perdre sur le Wisdom Path (Chemin de la Sagesse) en espérant que cela donne des idées à nos fils. Nous découvrons de grandes stèles en bois (avec des extraits du Sütra du Coeur) et disposées pour former le chiffre huit (chemin de l'infini en forme de 8. Remarque : huit est également un chiffre porte bonheur en Chine). Il y a pleins de chemins de randonnées dont un pour atteindre le point culminant de l'île. Malheureusement, nous n'avons pas assez de temps mais nous escaladons une petite colline qui nous permettra d'avoir une vue panoramique sur le site. 

 

On mangera un petit snack indien à Ngong Ping. C'est plutôt une rue style Disneyland avec des petites boutiques. C'est aussi là qu'arrive le fameux téléphérique (Ngong Ping 360) qui amène les pèlerins. On nous a dit que c'est vraiment sympa de le prendre mais que le temps d'attente est important. Logeant non loin de là, on a préféré le bus. Si vous vous y allez, vous pouvez prendre des cabines Crystal avec le sol en verre (à déconseiller à certains de nos amis).

 

Retour à Tai O, il y a foule ce dimanche aprem et les négociations vont bon train pour acheter du poisson. Pendant notre dernière balade, on rencontre sur notre chemin une jolie petite fille. Sa maman travaille les pieds dans l'eau et nous donne trois belles palourdes, fruit de sa récolte. On profite encore des splendides vues. A refaire, on serait encore bien restés sur cette île. La température, les magnifiques balades, la mer, le travail des pêcheurs, le calme. C'était une belle découverte pour nous. 

 

Petit cidre de départ sur la terrasse avec vue sur les nains et à bientôt Tai O :)

 

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Il y a le ciel, le soleil et la mer ...

C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ... Nous, elle nous a envoûtés ces derniers jours. Plongez avec nous !

 

Les poissons ne s'approchant pas trop du Club Med, nous sommes allés à eux. Ce jour, notre guide s'appelle Wayan. Sa caractéristique ? Un énorme sourire et surtout, une bonne compréhension du caractère d'Arnaud :) Nous prenons d'abord un bateau qui nous amène vers l'Ile de Nusa Lembongan. On est un peu serré comme des sardines et ça tangue, ça tangue, ... Je ne perds pas des yeux les sachets en plastique et me demande comment je vais terminer les dernières minutes. Gilles n'a pas non plus un beau teint. Finalement, je vais rejoindre les enfants à l'arrière. Ils sont cool là-bas et je reprends des couleurs. 

 

On observe la mer turquoise, les poissons, les coraux, ... et nous nous retrouvons vite les pieds dans l'eau, ready to go. Sur le bateau, Wayan s'est tracassé de ma capacité à conduire une mobylette (car oui, on va se balader en deux roues). Je ne comprends pas ... Moi qui n'ai jamais fait d'accident ;) On conviendra que je roule seule. Les enfants iront avec les hommes. Youhou, la liberté, les cheveux au vent, la chaleur du soleil sur la peau ... houlala, je m'emballe. 

 

Nous nous arrêtons pour prendre notre équipement. Arnaud est déjà très motivé à l'idée de porter des palmes. Cap sur le bateau et c'est parti pour l'aventure. Premier arrêt soft pour expérimenter le snorkeling. Après avoir parlementer 5 minutes avec le petit dernier pour qu'il mette son gilet (oui, Arnaud, on sait que tu sais nager mais, ...) et ses palmes (oui, Arnaud ça serre mais tu iras plus vite) et ses lunettes de plongée (oui, Arnaud, ton nez est bloqué mais tu respires avec le tuba). On plonge finalement dans la mer. Les poissons viennent près de nous, c'est magique. Alex est comme un poisson dans l'eau. Après cette acclimatation, cap sur le Manta Point. Comme son nom l'indique, cet endroit est prisé par les raies Mantas. Elles y viennent pour se faire laver par de nombreux poissons nettoyeurs. Malheureusement pour nous, elles ont déjà pris leur bain et on ne les verra pas. Par contre, le décor est superbe : des baies, des falaises, des vagues se fracassant sur les rochers, des petites plages, ... et et et DES DAUPHINS !!!! Car eux, ils sont au RDV. Les enfants sont aux anges. Les dauphins font des pirouettes près de nous. 

 

Après ce ballet, nous partons vers Mangrove point. Nous nous retrouvons au milieu de centaines de poissons de toutes tailles et couleurs. On leur donne du pain et on se sent encerclé. Drôle de sensation d'être frôlé par ces petits poissons. Il y a une statue dans le fond de l'eau. Les petits essaient de la toucher. Ils se débrouillent pas mal et apprécient cette activité. Après cette matinée riche en découverte, on reprend le large. Arnaud apprendra les marées et remarquera qu'il faut du coup marcher pour atteindre la plage. Bon, il finira sur le dos de Wayan car les petits cailloux, ça fait trop mal au pied ... Pffff

 

Après un bon repas et la rencontre d'une jolie demoiselle (non, non, pas de troisième en vue ici), nous enfourchons nos engins motorisés pour découvrir l'île. Nous remarquons la difficulté de se débarrasser du plastique. Véritable fléau. Les enfants sont interpellés par ces déchets qui se trouvent dans la mangrove, au bord des routes, près de sites touristiques, ... A côté de cela, vue sur mer limpide. Le contraste est cinglant. Après quelques kilomètres, nous empruntons un petit pont jaune séparant les deux îles de Lembongan et de Ceningan. Il est étroit et le passage de deux scooters n'est pas une mince affaire. Je fais moins la fière. Nous aurons des vues imprenables sur la deuxième île. Nous nous émerveillerons devant la couleur turquoise du Blue Lagoon. Nous rencontrerons nos amis Chinois en pleine séance photos devant les Devil's tears (vagues énormes se fracassant sur les rochers avec une force incroyable). Nous aurons la chance voir une tortue dansant au gré des vagues. Et puis, on entendra : « C’est quand qu’on remonte sur la moto ? ». Eh oui, le scooter, c'est cool !

 

Il est temps de reprendre le bateau, cette fois-ci, on choisit d’aller sur le toit. On se laissera bercer par les vagues en admirant le coucher de soleil et la vue sur le volcan. A refaire, on aurait bien dormi là-bas ;)

 

Notre voyage touche à sa fin, dernières soirée et matinée au Club mais on en veut encore … Alors, c’est parti pour visiter le temple d’Uluwatu. Paré d’un sari, nous arpentons le chemin à flanc de falaise. C’est haut ici. Les singes nous regardent de travers. Ils sont partout. Ils essaient de voler les lunettes d’une dame. Les enfants rigolent. On prend quelques photos, trop selon Arnaud qui en a marre. Ce ne sera pas son aprem, ce qui agacera bien son papa (cf photos). Le temple n’est pas extraordinaire (il est même fermé) mais le décor vaut le détour. Vous ajoutez à cela de splendides fleurs, c’est harmonieux.

 

Nous terminerons notre escapade sur la plage pour admirer le coucher de soleil. On est quasi les seuls à affronter les vagues. On se fait littéralement balayer : retour en enfance et fous rires garantis ! A un moment, des cars de Chinois débarquent. Cette plage est le point de chute avant de reprendre l'avion et du monde, il y en a d'un coup. Des mariés, des dames en longues robes avec les pieds dans l'eau (et qui finissent trempées), des cavaliers du dimanche sur des petits poneys, le spectacle est au rendez-vous. Les petits terminent leur château indifférent à l'animation et aux flashs qui crépitent autour d'eux. Nous admirons le paysage en sirotant un petit cocktail avant d'entamer notre repas full fruits de mer. Yummy Yummy !!! La danseuse indonésienne impressionnera les petits avec ses yeux qui vont dans tous les sens :) Je me demande si elle n'a pas eu un pouvoir magique pour endormir le petit dernier !

 

Je lui dis souvent mais MERCI CHOUCHOU de nous ouvrir de nouveaux horizons !

 


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A la découverte de Bali

Si tu as de la joie au cœur, tape des mains ... Suivez le guide !

 

Après un magnifique mardi au Club Med (jogging le long de la mer, piscine en famille, mousse party, ping-pong, château de sable et tutti quanti), Nyoman, notre guide nous embarque à la première heure. Direction ? Bali authentique ! Notre programme est diversifié. On s'arrête tout d'abord au milieu des champs, prêts pour une balade de deux heures dans les rizières. On vit les chemins escarpés, étroits jusqu'à mettre un pied dans l'eau pour Arnaud (une chute par jour, en forme toujours :)). On y découvre les locaux en plein effort. Il s'agit d'un travail fastidieux et physiquement pénible. En effet, la riziculture nécessite d'être courbé en permanence en ayant les pieds dans l'eau. Le système d'irrigation des rizières en terrasses est ingénieux. La rizière la plus haute est remplie en premier. Grâce aux canalisations, l'eau s'écoule vers celles situées plus bas. Le réseau hydraulique est géré par une communauté de paysans appelée le "Subak". Le rôle des Subaks est de répartir équitablement et démocratiquement les quantités d'eau nécessaires pour conduire les cultures à terme. Nous découvrons également beaucoup de canards qui sont utilisés pour nettoyer les rizières. Ils mangent les algues, les insectes nuisibles et leurs excréments servent de fertilisant. 

 

Nous faisons la rencontre de trois personnes de la famille de Nyoman. La vieille dame a un magnifique panier d'offrandes et nous propose des galettes de riz, des mandarines et des fruits du serpent (snakefruit). Son sourire nous fait chaud au cœur.

 

Petite parenthèse culture. Les offrandes à Bali, c'est sacré. C'est un rituel quotidien. On en trouve partout ! Sur les trottoirs, dans les rizières, devant les temples familiaux, dans les voitures, ... Ces dernières roulent des fois dessus, les chiens les mangent, ... mais c'est pas grave. Selon mes lectures, ce qui compte, c'est de l'avoir déposée. Les personnes les fabriquent ou en achètent. Celles se trouvant par terre (Segehan) sont placées chaque matin devant la porte pour éloigner les mauvais esprits. On y met des fois de la nourriture avariée car les démons sont voraces :) Celles en hauteur (Canang Sari) sont destinées aux Dieux. Ces dernières comportent souvent des sucreries, des pétales de fleurs, un bâton d'encens le tout aspergé d'eau bénite. Les offrandes, c'est un geste de gratitude envers la richesse de la vie (Ça me parle bien cette phrase !).

 

Retour à notre balade, après notre traversée des rizières, nous descendons vers la rivière Ayung. Nous découvrons un autre décor et admirons des maisons construites en bambou près d'un jardin bio, des cascades, ... Nous croisons des personnes en rafting. Ensuite, nous nous retrouvons dans une sorte de jungle. Les arbres sont immenses et ont des lianes qui tombent (si vous connaissez leur nom, je suis preneuse). Après une heure, nous remontons dans les rizières, longeons un petit ruisseau. Nous sommes déconcertés par une vingtaine de langes flottants ...  Quelqu'un vient de se débarrasser de sa poubelle. Nyoman nous explique qu'il y a du travail à faire pour la propreté de l'île. Les enfants écoutent attentivement son discours à ce sujet. Cependant, pour l'instant, on n'a pas vu de paysage de détritus semblable à ceux qui circulent sur les réseaux sociaux mais ce sera un travail de longue haleine pour les années à venir.

 

Nous arrivons dans un village tout fleuri, passons devant quelques ananas en pleine croissance et sommes accueillis par l'épouse de notre guide. Nous mangerons chez lui. Au menu, nasi goreng aux 1000 saveurs, un délice ! Une noix de coco toute fraîche accompagnera notre repas. Nous observons son épouse déposant les offrandes devant les temples familiaux. Ce rituel se fait tout en délicatesse. Il nous explique ensuite la disposition des différents temples et pièces de vie. Les maisons sont complètement différentes des nôtres. On doit passer une étroite porte qui perce le mur d'entrée, rempart contre les mauvais esprits. A l'intérieur de l'enceinte, nous trouvons un temple domestique et  des pavillons (cuisine, chambre, abri, pavillon funéraire, pavillon cérémonial, ...). Ces pièces sont des constructions indépendantes. Elles sont orientées en fonction de l'est et l'ouest. L'est étant le plus sacré car c'est là que le soleil se lève. L'ouest étant synonyme du cocher du soleil et donc de fin, vous devinerez où se situent les toilettes ... Nous sommes impressionnés par leur croyance et par leur rituel. Ce voyage est extrêmement enrichissant. Il nous parle également de ses enfants. Il a un petit bébé qui se réveille quand nous partons vers notre nouvelle découverte.

 

Après ce bon repas, un petit rafraîchissement s'impose. La cascade Nungnung est parfaite. Loin des zones touristiques, on passera par de jolis villages. Pour y accéder, pas moins de 500 escaliers à dévaler (et qui seront à remonter) ! La cascade tombe lourdement de cinquante mètres de haut et crée une brume rafraîchissante. Elle a fait le bonheur de mes hommes. Les petits souhaitaient voir si une grotte ne se cachait pas derrière mais j'ai préféré qu'ils évitent de passer en dessous :) Gilles n’a pas tenté non plus le massage de la cascade. Merci pour sa nuque. Après une heure de barbotages dans une eau bien fraîche, nous reprenons notre chemin. En regardant les enfants monter les marches, je me dis que nos escapades sur la Montagne de Bueren ont été plus que bénéfiques.

 

Pour les féliciter, nous leur proposons de rencontrer des singes. Hurlements et fous rires  garantis ! La forêt de Sangeh, moins touristique quelle celle d’Ubud, est habitée par 700 macaques. Ils sont répartis en trois familles. Les plus gentils sont ceux qui vivent dans le couloir principal. On pensait voir des singes mais pas de si près ... Nous sommes accompagnés par un guide qui gère les élans de ces animaux si agiles et intelligents. On nous indique d’être calme, de ne pas les regarder dans les yeux et de ne pas mettre nos mains dans les poches. Les consignes de sécurité acquises, nous déambulons et nous retrouvons avec des singes sur nos genoux, voire sur nos épaules. Gilles se prend celui qui vient de prendre son bain. Super souvenir pour son polo bleu ciel. Je me retrouve avec deux singes sur moi, pas si légers que cela. On apprécie les voir sauter, jouer. Nous découvrons les jeux de pouvoirs entre eux. C’est gai. On s’amuse tellement bien qu’on reprend un sac de cacahuètes. De vrais gosses les Back. 

 

Pour finir notre journée, Nyoman nous amène dans un parc. Nous croisons des personnes avec du riz dans le cou, sur le front, … On y découvre des fontaines d’eau provenant de statues toutes colorées. Un monsieur nage dans le couloir d’eau en dessous des divinités. En fait, il prend un bain purificateur. Cela lui permet de nettoyer et de purifier son âme et son corps contre les mauvais esprits, maladie, malchance … Chacune des statues a des caractéristiques et pouvoirs. On retiendra le nom de Saraswati, déesse de la connaissance, de la sagesse et des arts. Elle nous a marqué par sa beauté, ses quatre bras et son instrument à corde.

 

Un moment, nous sommes interpellés par un groupe d’une quarantaine de personnes. Ils chantent, dansent et rient beaucoup. Leur rire peut même faire un peu peur. En fait, ils pratiquent le yoga du rire et c’est vachement communicatif. On serait bien allé chanter avec eux : « si tu es fier d’être un Liégeois tape des mains, si t’es fier … ». Nous les observons, les enfants nourrissent les poissons, font quelques poses sur la barque, … En vrai belge, on dira qu’on a eu bien bon.

 

Merci à Karine pour cette proposition de journée et à Nyoman pour son sourire tout au long de nos découvertes.

 

Et vous, on vous attend pour venir chanter avec nous 😉

 

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Petite chanson déstressante
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Y'a du soleil et des nanas, darla dirla dada ...

Première expérience du Club Med, c'est super mais pas notre tasse de thé :)

 

C'est la première fois que nous options pour ce style de vacances. Quand on a réservé en mars, on s'est dit que vu les mois sans Gilles, le nouveau job, l'administratif, le déménagement, l'adaptation chinoise, ... le Club Med nous conviendrait peut-être. Que nenni :) Rien à faire, on ne change pas les gens. Après une mini nuit, 7 heures de vol, nous sommes arrivés dans le paradis des palmiers (on en avait jamais vu autant au mètre carré). On est accueilli par un GO qui s'étonne de ne pas voir de Chinois, la réservation ayant été faite par une agence locale. Il nous demande quand même par sécurité si on est Chinois ... Ne vous tracassez pas, même après deux mois, on reste de bons Belges. Après son petit laïus sur le Club et ses 1000 activités, il s'applaudit. Du coup, on le suit pour ne pas le laisser dans le vide. Welcome :)

 

Après avoir déposé les valises, fait le tour de l'immense propriété, vu quelques déchets plastiques le long de la plage (moins paradisiaque que dans mes rêves), on va manger un petit bout. Les enfants sont fatigués, nous aussi et on se la joue cool avec dodo à 21h00. Dans le lit, je vois que Gilles se pose les mêmes questions que moi. Est-ce qu'on est à notre place ? La nuit porte conseil. Le lendemain, on se la joue Club Med. Petit déjeuner continental, enfants au mini club (arc à flèche et trapèze), initiation au golf, tennis, piscine, courte escapade plage, lecture, découverte des Australiennes éméchées dans la piscine, ... Bon, on n'est pas sur l’île des Dieux ici ? On sortirait quand même bien de cette cage dorée ? Ni une ni deux, on reprend les choses en main. On booke une excursion superbement rodée par le Club Med : le tour en jeep. Et on contacte l'amie d'une amie qui habite Bali. Karine est responsable de Bali Authentic Expérience. On lui explique nos attentes et elle nous concocte deux superbes journées last minute (article à paraître). Du coup, on se sent mieux dans nos baskets et savourons notre petit verre !

 

Le Club Med est magnifique. Les jardins, infrastructures sportives, communs sont super bien entretenus. Tu peux faire du sport du matin au soir en passant du yoga au ping-pong, de l'arc à flèche à l'aquagym. Les petits apprécient d'aller quelques heures au Mini club et se sont faits des amis venant de Perth, Shanghai ou encore de Pékin. Ces derniers sont les voisins de Belges (ancien EAA) rencontrés il y a un mois ... It's a small small world.

 

Ayant toujours l'image des Bronzés, je pensais que les GO allaient venir nous chercher non stop. Mais non, à Bali, ils sont soft (ce qui ne plaît pas toujours à tous) et cela nous convient. Tu n'es pas obligé de manger avec des inconnus, tout le monde ne suit pas le code vestimentaire. Les soirées blanche, indonésienne, twin, 88-45, ... tu es plus au courant en regardant la vitrine de la boutique qu'en checkant les tenues des GM. Je suis quand même impressionnée par la gestion interculturelle de ce type de société et par la vie des jeunes GO. Faire cela un an, pourquoi pas mais à long terme ?

 

On entre quand même dans le jeu en participant à certaines activités mais on ne l'a jamais fait jusqu'au bout de la nuit. La soirée "Just Dance" fut la meilleure pour les enfants. Alexandre se tracassait quand même pour la voix du chef du Club. C'est sûr qu'à force de parler tous les soirs comme un DJ des années 80, la gorge en prend un coup :) Mais revenons à ce que nous avons préféré du Club, la sortie en jeep du lundi.

 

A 8h00, nous sommes prêts à découvrir l'île. Six jeeps nous attendent avec leurs chauffeurs tout sourire. On n'a pas le choix de la voiture et on se prend la plus pourrie mais les apparences sont parfois trompeuses ... Après 15 minutes de route, on voit une roue qui se balade sur la voie rapide. On pense que c'est la roue de secours d'une autre jeep. Et non, c'est le pneu arrière de la jeep flambant neuve qui s'est fait la malle. La balade commence bien :) Heureusement, plus de peur que de mal. Un petit arrêt pour répartir la famille chinoise et c'est reparti. On traverse la capitale, Denpasar. Je suis impressionnée par le nombre de mobylettes qui nous dépassent dans tous les sens. Mon cœur se serre souvent et je commence seulement à respirer à la vue des premières rizières. Après une heure de route, on nous propose de nous asseoir sur le toit des jeeps. On se dit qu'on ne perdra pas une seconde roue. Soyons positifs (ils ont amené un nouveau véhicule pour la famille chinoise). Eh là, c'est le début de l'aventure. Les cheveux au vent, nous arpentons les villages. Nous découvrons les maisons typiques avec leurs temples familiaux, les offrandes réparties le long des routes, les habitants drapés de leurs habits traditionnels se rendant aux cérémonies, ... On fait le plein de sourires, de couleurs, d'odeurs d'encens, ... 

 

Premier arrêt dans une entreprise de tuiles réalisées à base d'argile. On est encore dans la méthode traditionnelle avec le découpage de l'argile au fil à beurre et répartie dans la presse manuelle. Les ardoises sèchent quelques jours au soleil et seront ensuite passées au four. A la place du bois, on utilise la bourre (enveloppe coriace et fibreuse) des noix de coco. Quelques tuiles cassées plus tard (elles n'ont pas tenu le coup après le passage d'une petite Française sur elles), nous nous rendons dans un atelier de poterie. Les petits observent attentivement le travail des potiers. Pas de Patrick Swayze en vue mais l'ambiance est zen.

 

Nous reprenons notre super bolide bordeaux et commençons à sortir des villages pour entrer dans la "jungle". Nous découvrons pleins d'arbres fruitiers. Les ananas, mangues, noix de coco, bananes, durians mais encore fèves de cacao, avocats, ne manquent pas ... La nature est luxuriante. C'est la première fois qu'on voit ce type de forêt. Les descentes sont impressionnantes et nous devons souvent baisser nos têtes sous peine de nous prendre une branche. On est accueilli chez des Balinais pour prendre le thé. Nous apprécions les dadar gulung (crêpes vertes fourrées à la noix de coco) et les biscuits de riz. Nous découvrons de plus près les temples familiaux. Notre conducteur offre aux petits deux belles fèves de cacao. Ils sont aux anges. Après ce petit arrêt sucré, nous partons à la découverte des rizières. Les paysages sont à couper le souffle. Nous ne savons pas où donner de la tête. C'est à perte de vue. On admire et on profite.

 

L'arrêt de midi se fait dans un hôtel privé avec une vue imprenable sur une plage de sable noir (dû au caractère volcanique de Bali). Nous profitons de la piscine en admirant les énormes vagues. On se laisse bercer par le son de la mer. Le bonheur :) On finit notre escapade par une traversée des plages les cheveux en bataille. Les enfants rient aux éclats. Nous sommes un peu seul au monde. Personne ne se baigne. Un petit couac technique nous permettra de mieux comprendre la chauve-souris sur le volant de notre tacot. En effet,  la nouvelle voiture des Chinois s'embourbe mais on parvient à la remettre en route en 5 minutes. Notre chauffeur, c'est un super héros :)

 

Notre dernier arrêt, plus commercial, se fait dans une fabrique de thé et de café. On déguste une dizaine de thés différents et un café très spécifique dont je vous expliquerai la composition en 2019 (rappelez-le moi) ... Notre trip prend fin. A l'entrée de Denpasar, on rentre dans l'habitacle. Le trafic est toujours dense mais qu'est ce qu'on a eu bon :) Encore un petit problème technique pour finaliser notre parcours ... jamais deux sans trois. Une des voitures est en panne et sera tractée pour les sept derniers kilomètres. Nous, on a des étoiles pleins les yeux et le sourire jusqu'aux oreilles. Au retour au Club, on profite de la piscine déserte. On est heureux de notre choix. Alors soirée blanche ce soir ?

 

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On a marché sur ... la grande muraille

La grande muraille ou comment dépenser les calories prises en mangeant une bouchée de gâteau de lune ?


Après une soirée Pink Ladies, un pique-nique franco-français avec un improbable spectacle de Tchantchès (Oufti, le vrai de Liège), on a décidé de faire une sortie familiale pour honorer la lune. En effet, le WE passé était celui de la fête de la mi-automne (pour nous, c'est toujours l'été car il fait 25 degrés). C'est une fête très importante pour les Chinois. Elle marque la fin des récoltes et le repos de la terre. On admire la pleine lune particulièrement brillante et ronde. C'est un symbole de la réunion familiale. On se régale (hum) de "gâteaux de lune" ronds comme l'astre, en souvenir de Chang'de, épouse fidèle, qui vit dans la lune avec un lièvre, pour faire très bref ... Mon prof m'a expliqué l'histoire de Chang'de en chinois mais je n'ai pas tout saisi (pour ainsi dire rien du tout). Cependant, je mets un point d'honneur à vous conter cette histoire l'année prochaine :)

 

Donc, après ce week-end chargé, une sortie sportive était la bienvenue. Nous avons opté pour une partie de la grande muraille appelée Huanghuacheng (70 Km de Pékin). Son nom se réfère au village qui est immergé d'un océan de fleurs jaunes (huanghua) au printemps et en été. Pendant le trajet, nous admirons les étals des marchands de fruits, les fleurs colorées, la nature luxuriante. Gilles voulait nous emmener dans cet endroit qu'il avait découvert en février. Cependant, si tu n'as pas l'adresse exacte, on t'amène d'abord sur le lieu le plus touristique (et payant). Ce fut notre cas. On se retrouve donc sur un énorme parking et nous ne sommes pas seuls. Une fois passé la rue commerçante, nous commençons à gravir les parties aménagées (un peu trop à notre goût). Nous n'avons pas la vue panoramique de la grande muraille tant espérée mais les enfants apprécient. On en a entendu des : "Papa, c'est majestueux", "Ouawww, on marche sur la grande muraille", "Moi, plus tard, je veux être photographe et vendre mes photos dans le monde entier", ... Nous, surtout Gilles, avons un goût de trop peu mais la balade est quand même sympa. L'édifice est divisé par des réservoirs et certaines parties du mur sont immergées dans l'eau, ce qui donne un caractère unique à cette section. On a toujours une vue sur ce grand point d'eau, ce qui donne un certain charme à notre balade. Il y a aussi pas mal d'animations. C'est le lieu de prédilection pour ramasser les châtaignes et les familles s'en donnent à cœur joie. Certains arbres datent de plusieurs centaines d'années. 

 

Un moment, j'entends crier : "Arnaud, Arnaud". Bizarre ... En fait, c'est la prof de chinois du petit qui faisait une sortie touristique avec plusieurs professeurs de la BSB. Comme quoi, on est toujours repéré :) Arnaud fait bien sûr son timide, pour la photo sourire souvenir avec sa prof, on repassera :) Après deux heures de marche, nous décidons de repartir en bateau. C'est court mais intense. Et l'air frais donne des idées à Gilles qui retrouve l'adresse exacte via les photos prises en février. Merci les nouvelles technologies.  

 

Cinq minutes de voiture plus tard, on se retrouve devant une dame qui demande un petit droit de passage ("C'est à la dame la grande muraille ?"). Elle ouvre une barrière vers notre quête plus sauvage, celle qu'on aime. Là, le "c'est Majestueux" d'Alexandre prend tout son sens. C'est splendide. Les enfants gravissent les marches (grandes), escaladent les murs avec une énergie impressionnante. Ils sont émerveillés par ce paysage. Les montagnes verdoyantes, les vieilles pierres, les fleurs, le ciel bleu, le soleil, tous les éléments sont réunis. A certains moments, le vertige se fait sentir. Les pentes sont des fois très raides. Par contre, c'est un véritable terrain de jeux pour les petits. Ils souhaitent tout le temps aller plus loin. "Allez, on va encore jusqu'à la prochaine petite maison" est le phrase clé. Après 1h30, on décide de faire demi-tour car le vent commence à se lever. Avec toujours autant d'entrain, nous revenons sur nos pas. Il est 17h00, le soleil se couchera dans une heure mais vu nos tenues estivales, la raison l'a emporté. Objectif du jour : pas de rhume au retour :)

 

Quatorze kilomètres dans les jambes, des étoiles pleins les yeux, une lune ronde brillante nous accompagnera jusqu'à Pékin ...

 

Prochain objectif : dormir une nuit sur la grande muraille pour admirer le soleil se coucher (et sûrement se lever) ... Vous êtes partants ?

 

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Tu aimes les feuilles rouges ? Fragrant Hills (Xiangshan) Park

Et chaque fois, "Les feuilles mortes" te rappellent à mon souvenir. Jour après jour, les amours mortes n'en finissent pas de mourir.

 

Déjà un mois que nous sommes ici ! Ne pensez pas que ces quelques mots de Gainsbourg sont des messages subliminaux pour rentrer au pays. Que nenni :) On est même surpris par ce premier mois plus que positif (Bien sûr nous eûmes des orages mais ils n'étaient que de passage). Cependant, en admirant ce magnifique paysage, les larmes me sont montées. J'aimerai tellement partager ces magnifiques moments avec vous et en particulier avec mes parents.

 

Ce dimanche, nous avions envie de nous balader dans la nature. Notre choix s'est porté sur cet endroit appelé en français le Parc des collines parfumées. Son nom fait référence non pas à sa délicate odeur mais à ses rochers en forme d'encensoir. De nombreuses constructions sont cachées dans ces collines. Les premiers édifices remontent à l'époque des Jin (premier temple érigé en 1186) et se sont développés au gré des dynasties. Les empereurs aimaient s'y rendre pour chasser. Le Parc a perdu de sa superbe en 1860 et 1900 suite à deux attaques des armées étrangères. Mais depuis 1949, il est en restauration constante. Et on vous le confirme, cela vaut la peine de se balader dans cette nature luxuriante (160 hectares).

 

Les Gingkos, pins, cyprès, abricotiers, érables, tapis de fleurs, étangs aménagés cachent des trésors d'architecture. On apprécie flâner dans les temples, admirer les couleurs, analyser les animaux représentés sur les toits, découvrir les statues de bouddha, les peintures de dieux à 8 bras,... Pour le coup, il va falloir que je m'initie un peu aux religions présentes ici pour avoir un peu plus de consistance dans mes rapports :). On enchaîne les escaliers et on prend déjà de la hauteur pour admirer notre ville d'accueil. Vous constaterez que le ciel est clément (comme la plupart du temps depuis notre arrivée). On s'arrêtera un moment dans la cour d'un temple décoré de magnifiques arbres aux feuillages rouges vifs (Ne serait-ce pas des érables ?). Ah le rouge, cette couleur chérie des Chinois, symbole du bonheur et de la chance. Alexandre, Gilles et moi-même nous amusons à essayer de faire la plus belle photo de ces feuilles (comme la plupart des personnes autour de nous). Arnaud, quant à lui, tire la tête (mal au ventre, aux jambes, ... bref le rituel habituel de notre petit Bouddha). On finit par le motiver un peu en lui montrant notre prochain objectif : le Pic du Brûle-Encens (Xianglu Feng - 557 mètres). Deux moyens pour l'atteindre : monter les 3000 marches ou prendre un bon vieux télésiège. Vu qu'on marche déjà depuis 2 heures, on optera pour la solution de la facilité. Cependant, avis aux motivés, la prochaine fois, ce sera à la dur :)

 

Alexandre, bien que grand amateur de sensations fortes, ne faisait pas le malin sur ce télésiège assez vertigineux (Bruno P., on a beaucoup pensé à toi pendant l'ascension). Bon, je le comprends ... Le paysage étant à couper le souffle, je gesticulais non stop pour tout voir :) Arrivée au sommet : la foule et la joie. Bonheur intense pour les courageux d'être arrivés. Nous étions impressionnés par la diversité des personnes ayant réalisé cet exploit. Des personnes âgées aux bébés portés à même le bras par leurs parents. Du couple de hikers aux jeunes mariés tout de Gucci habillés (talons aiguilles pour la fille of course). Les personnes se félicitaient, accrochaient des petits drapeaux-parchemins rouges et or (selon mon prof de chinois, ils inscrivent leurs vœux ou prières), prenaient un verre et surtout profitaient de cette vue imprenable. Pékin vu du haut, c'est impressionnant. Je laisse aux connaisseurs le plaisir de retrouver les lieux typiques de Pékin. La vue sur l'autre versant nous confirme qu'il y a du potentiel pour nos futures balades. 

 

Nous décidons finalement de descendre ces 3000 marches peu régulières (petit entraînement pour la Grande Muraille). Arnaud finit par courir comme un petit lapin. Le mal de ventre est parti (enfin, pas pour longtemps ... c'est le cuir de la voiture qui s'en souviendra longtemps :)). Lors de notre descente, nous découvrons encore des trésors cachés. Nous nous rendons compte qu'il y a encore de nombreuses choses à découvrir (le temple des nuages azurés, la Pagode du Trône de Vajra, le Temple de l'intelligence ...). Ce sera pour l'automne quand le parc revêtira son manteau rouge et or. Ah ces fameuses red leaves qui attirent les foules. Et toi, tu aimes les feuilles rouges ?

 

 

 

 

A mon beau-frère : il y a du potentiel ici pour les viandelles et Cie :)

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Pandi, panda, petit ourson de Chine

Après une semaine complète à l'école, petite sortie familiale au zoo et à l'aquarium de Pékin.

 

Pour féliciter nos petits hommes, nous avons trouvé la visite parfaite combinant balade et découverte. Le zoo de Pékin a été créé en 1906  dans un ancien parc impérial. Il compte un peu moins de 500 espèces et près de 5000 animaux. Depuis 1999, un aquarium géant a été installé dans cet énorme complexe (89 hectares). Il y aurait en moyenne dix millions de visiteurs par an. Et du monde, il y en, on vous le confirme.

 

Nous voilà donc devant les caisses, à faire la file, en essayant d'éviter de se faire dépasser (sport de prédilection de certains Chinois). Nous optons bien sûr pour le supplément "maison des pandas". Et là, première surprise, le prix est démocratique (même en haute saison). On s'en tire avec une note de +- 6 euros pour nous quatre (Arnaud ne paie pas, car pour lui, c'est"baby free". Cette remarque fait beaucoup rire Alexandre). 

 

Première idée (et peut-être pas la bonne), nous nous dirigeons directement vers les pandas. Nous étions loin d'être seuls face à ces gros nounours (parenthèse linguistique : panda = xiongmao = ours chat. Repas prévu mercredi ? N'oubliez pas de le sortir !). Si vous cherchez la bête : suivez le groupe ! Ça joue des coudes, marche sur les pieds, mais bon, ce sera notre quotidien pendant quelques années. Nous finissons par découvrir de sympathiques animaux, un peu léthargiques sauf quand ils s'attaquent à leur repas (ce qui occupe jusqu'à 12 heures de leur temps). Ils vivent chacun dans leurs enclos. On en voit plus d'une dizaine (ce qui est exceptionnel par rapport à chez nous). Après deux pandas, Arnaud en a déjà marre car ce n'était pas aujourd'hui qu'il voulait les voir :) Soit, il attendra. Nous, on adore les observer, lire les informations sur le symbole du WWF. Sous son look pataud, il est super agile pour monter dans les arbres. Par contre, au niveau de la reproduction, il passera volontiers son tour ...

 

Après un bref passage au magasin souvenirs full panda (aucun achat, on tient !), on arpentera les ruelles nous menant vers les différentes zones du parc. Les cages ne sont pas toujours des plus propres, certains animaux n'ont pas l'air en très grande forme, ... Que cela soit ici ou ailleurs, cela reste un zoo. Nous découvrons l'ours polaire nageur, les félins majestueux, les singes malicieux, les loups malheureux, les ours aventureux, les éléphants boueux, l'hippopotame belliqueux, les iguanes rocailleux, les girafes aux poils soyeux, ... BREF :) On va voir l'aquarium ? 

 

Nous voilà donc face à un énorme bâtiment en forme de "coquillage trompette ou encore escargot de mer" (je n'ai pas été très observatrice). Là, c'est directement un plus cher (50 euros pour 3, baby free) mais, sur base des prix européens, cela les vaut. On commence par emprunter un chemin au milieu de la jungle avec des poissons de toutes les formes et couleurs. Les gens s'agglutinent encore devant les aquariums mais on parvient à se frayer un chemin. C'est gai de les observer (les poissons hein, quoique ...). Certains semblent nager à l'envers, d'autres sourient, quelques uns tirent la tronche, ... En regardant les crustacés, j'ai faim et pense au homard au gingembre du Shanghai ... Miam. On sort finalement de la jungle car, pris dans un goulot d'étranglement, on commence à se transformer en sardines.

 

Les salles s'enchaînent et les poissons sont superbes. On se croirait en pleine plongée sous-marine (sauf pour le son). On a apprécié observer les petites méduses, les requins, les carpes, les raies, les tortues, les rascasses, les traditionnels Koï. Après notre immersion aquatique, nous nous replongeons dans la foule chinoise. Nous nous retrouvons face à des dizaines de petits magasins de "tchinisses" (comme on dit chez nous) aux couleurs criardes. On ne craque pas (ni pour les petits jeux à pince de foire) ! Un moment, Alex me dit qu'il en a marre d'entendre cette petite fille hurler dans ce grand dôme. Après quelques minutes, nous nous rendons compte que ce son provient plutôt d'un sympathique béluga au cri bien strident (Gilles fera le parallèle avec l'avion qui porte le même nom, quelle culture générale ;)). Nous décidons de faire l'impasse sur le spectacle des dauphins. On a notre compte pour les mammifères marins.

 

Nous rejoignons la sortie en longeant les grands plans d'eaux habités par de nombreux oiseaux. L'ambiance est beaucoup plus zen que le matin. Encore quelques photos avec les petits Chinois (le signe de la victoire est un must ici). Nous y serons finalement restés 6 heures (12 km dans les jambes). Alexandre aura été un vrai reporter photo et Arnaud un accro des félins. 

 

Même si nous sommes pas fan de zoo, on est contents de l'avoir fait mais ce ne sera pas notre sortie annuelle. Sauf si nos visiteurs le réclament vraiment. A bon entendeur !

 

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Qinhuangdao, vous m'avez parlé d'un village ?

Première découverte de la ville où Gilles a passé quatre mois avant de nous retrouver.

 

Comme beaucoup le savent déjà, Gilles a exploré la Chine avant nous. Depuis février, il vit dans un appart à Qinhuangdao, ville où se situe sa société. Malgré notre arrivée, il gardera un pied-à-terre là-bas pour 3 jours/semaine. Cela peut paraître étrange mais c'est notre nouvelle vie (il aime me répéter que j'y gagne vu qu'il ne fait plus ses deux interminables sorties ping-pong, soit). De toute manière, il est préférable pour nous de bénéficier des possibilités offertes aux expats à Pékin (école, quartier, activités, culture, anglais, associations diverses et variées, ...). Mais Qinhuangdao a son charme aussi.

 

Nous partons donc en voiture pour 4 heures de route. Une fois sorti de Pékin, la nature est très luxuriante (montagne, arbres, plaines de cultures). Petit arrêt obligatoire pour les 3 A : les toilettes chinoises, c'est déjà l'aventure (un article y sera dédié). Nous arrivons dans une ville immense pour nous (trois millions d'habitants) avec d'énormes tours, des rues à 8 bandes, de grosses voitures, ... Loin d'être le village dont on m'avait parlé. Ici, on n'a pas la même notion des grandeurs vu qu'on compare des choses incomparables à notre Belgique. 

 

Premier arrêt à l'entreprise de Gilles pour le chopper. C'est l'occasion rêvée de voir ses collègues et son environnement de travail. C'est un énorme open space où chacun a son petit bureau. Ils doivent être 150. Nous passons ensuite dans l'usine et discutons avec le deuxième (et dernier) européen. Visite de courtoisie sympa. Pour info, la raison principale de notre présence était d'obtenir nos papiers de résidents. Nous avons donc, avec 2 collègues chinoises, visité la police, l'ambassade, refait des photos, observé les négociations sans rien comprendre, stressé, ... Après deux heures et en voyant la tête des collègues, on s'est dit qu'il manquait un truc. Bingo ! Pour faire bref, c'est résolu maintenant.

 

Arrivée dans le quartier de Gilles : je me demande comment il a fait ! Succession de bâtiments défraîchis, identiques ;  odeur de graisse de restaurant (petite pensée pour le jardin familial derrière le chinois) ; peu de verdure, ... Ça ne me fait pas rêver, ne parlons pas des enfants :) On voulait du dépaysement, on en a ! Passé la première impression, l'appartement de Gilles est sobre, fonctionnel, spacieux, ... juste ce qu'il faut (même si je me dis que Gilles est un surhomme). Les petits jouent avec l'aspirateur robot (un rien les amuse ouf). Les valises déposées, nous sortons à la découverte de cette ville. 

 

Et bien, ce n'est pas mal. Les locaux, habitant généralement des appartements, sortent en masse et profitent des infrastructures extérieures. Les parcs sont spacieux, très propres, équipés de plaines de jeux et de machines de sports. Tout le monde fait sa gym. Il n'y pas d'âge pour arrêter. Nous prenons plaisir à voir nos enfants jouer au milieu de cette joyeuse ribambelle. Contrairement à notre quartier de Wisteria Lane, nous sommes vraiment des LAOWAI (vieux étranger). L'accueil y est très chaleureux. Les personnes nous regardent, sourient, essaient de parler avec nous, demandent pour prendre des photos. Deux garçons : un blond vénitien et un brun, c'est le succès garanti en Chine ! Grâce à mes cours, je parviens à baragouiner quelques phrases. Mais dès qu'ils me posent une question (la phrase finit généralement pas MA), je dois baisser les armes et leur sortir un bon vieux : "Wo bu dong" (je ne comprends pas).  Bref, on se sent bien. Après un petit foot, nous allons nous restaurer dans un japonais. Les sushis, c'est le dada de nos fils. Ici, on tire ses chaussures et on a une table comme dans "Juliette je t'aime" :) Les enfants adorent et c'est facile pour nous de commander car il y a des photos de chaque plat. Petite balade digestive, passage sur le pont du Rialto local, arrêt pour observer les danses de groupes, notre première journée se finit dans la zénitude.

 

Après une bonne nuit de sommeil, retour au boulot pour Gilles. Pour nous, ce sera la mer (de Bohai, un peu de culture pour les lecteurs). Après avoir montré l'adresse en chinois, le taxi nous embarque vers notre destination (moins de deux euros pour 10 minutes de voiture). La conduite des chinois me fait toujours peur mais à coups de klaxon, on y arrive. Ce n'est pas Bali (enfin, ce que j'imagine) mais c'est sympa. Le sable fin, le ciel bleu, le soleil, la chaleur et la mer ... transparente. Non non, je rêve là ! Bon, on ne voit pas nos pieds mais tant pis. Après avoir négocié mon transat (prix diminué par 4), nous voici à la plage chinoise. Eh là, question existentielle : bikini ou pas bikini ? Non pas parce que j'ai gardé des traces de nos soirées d'adieu mais parce qu'autour de moi, c'est la combi intégrale pour les femmes. Ce sujet est à approfondir mais j'ai lu que les chinoises n'aiment pas être bronzées. Ce serait lié au statut social. Les personnes bronzées sont les personnes travaillant la terre (donc plus pauvre). Du coup, plus tu es blanc, plus tu serais de la haute bourgeoisie. J'observe donc les dames allant dans l'eau avec des t-shirts, des KWay, des robes, ... Par contre, je n'ai pas vu de Facekini (maillot de bain pour le visage) mais ça ne devrait tarder. Pour le coup, je n'ai qu'une seule robe pour la journée et donc tant pis, ce sera bikini. De toute manière, même si on était couvert de la tête au pied, on est observé en tant qu'étranger. 

 

Nous nous amusons comme des petits fous entre les bouées colorées (beaucoup "font de la bouée"), les nageurs avec leurs pochettes étanches autour du coup (clé, argent, GSM protégés) et quelques licornes ... On vient également nous offrir deux cocas frais (pour nous remercier d'avoir accepté une photo). Achat de pelles et de seaux au passage, grosses négociations en rajoutant l'un et l'autre article :) Connaître les chiffres en chinois c'est important ! Châteaux de sable pour les enfants pendant qu'un Chinois s'assied près de moi. Il commence à discuter, j'essaie de comprendre (merci le dico et les app qui rendent la vie plus facile). Après 20 minutes, il me demande combien je gagne. Pardon ? Je lui explique je ne travaille pas. Du coup, votre salaire en Belgique ? J'explique que je ne travaillais plus. Du coup, salaire de Gilles ? Et là, je lui dis que je ne sais pas. Ça le faut beaucoup rire ... En Chine, contrairement à chez nous, ce sont des questions normales mais bon ... Après 40 minutes de collage, je le remercie et on retourne dans cette eau "limpide". Nous y laisserons une paire de lunettes. Alexandre a eu la grande idée de les jeter pour essayer de les retrouver. Gilles nous rejoindra vers 17h30. Son plan de se libérer avant est tombé à l'eau. 

 

Ce soir, il a prévu de nous emmener dans un restaurant typiquement chinois (même si c'est difficile de dire ce qu'est un resto typique tant le style de nourriture est varié). Nous nous attaquons donc à une jambe d'agneau. Bon, d'entrée de jeu, on est loin des décos trouvées en Belgique. C'est sobre (austère), des néons, des tables vertes, des assiettes emballées dans du plastique, une carte sans photo uniquement des caractères (hànzi), un serveur ne parlant pas anglais (vive les app).  Finalement, on se retrouve avec un beau morceau de viande, de chouettes accompagnements et en prime un magnifique voisin qui crache par terre ("Tu peux cracher 1 fois mais pas 15. Enfin, tu peux cracher 2 fois mais ..." Souvenir de Pawel et de son imitation de Jeff Tuche). Il a quand même mis un petit mouchoir pour accueillir ses glaires mais c'est vrai que c'est interpellant. En 3 semaines, c'est la seule fois donc ne pas faire de généralité ! Par contre, les enfants trouvent cela complètement fou et se redressent à chaque bruit bizarre. Car le plus dérangeant, ce n'est pas le crachat en tant que tel mais sa longue préparation. Bon, je m'égare, revenons à nos moutons :) C'était super bon, tendre, frais, accueil au top. Soirée familiale authentique qui clôture notre visite de Quinhuangdao. A coup sûr, on reviendra !

 

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Danse nocturne
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