Découvertes

Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps ...

Ah cette chanson (clin d'oeil à mon frère Damien) ... Elle nous a accompagnés lors de notre traversée du désert de Badain Jaran !

 

De bon matin, nous avons quitté la foule des Rainbow Mountains, emprunté des routes rectilignes sans fin (surtout à 80 km/h) avec comme seul compagnon des chameaux ou moutons et surtout troqué notre van contre un 4X4 Toyota Prado. On a bien besoin de ce bolide pour découvrir la partir ouest de la Mongolie Intérieure. Avec Zhang Shifu, notre conducteur de compétition, nous allons explorer les dunes du troisième plus grand désert de Chine (49.000 km2). Et pas n'importe lesquelles ... En effet, ce sont les plus hautes de la planète : 500 mètres pour certaines, de véritables falaises ! Rien que cela 😊Et cerise sur le gâteau, ce désert regorge d'une centaine de lacs (eau douce ou salée) aux couleurs irréelles : bleu, vert, ocre, violet, ... Surprenant ! En réalité, Badain Jaran signifie "lacs mystérieux". Cette traduction prend tout son sens ici. Ils émergent de sources d'eau souterraines provenant de la fonte des neiges des montagnes Qilian, situées à 350 kilomètres. C'est certain que ce ne sont pas les 40 mm  d'eau qui tombent par an qui maintiennent leur niveau. On est loin des précipitations de notre petit pays 💓 

 

Voilà, le décor est planté. Après un court arrêt à l'hôtel (ou plutôt dans la yourte), nous nous enfonçons dans le désert. Et on peut dire que les sensations sont impressionnantes. Zhang Shifu conduit sa voiture de main de maître. On dévale des pistes noires, on prend les crêtes, deux roues dans le vide (Oh purée !!!), on glisse sur des toboggans, on se trouve face à des murs de sable que la voiture escalade sans peine, le bas de caisse se frotte aux millions de grains de sable, ça saute, ça accélère, ça se laisse glisser ... On dirait même qu'on vole ou qu'on roule sur de l'ouate. Les gestes sont calculés. Le désert, c'est la plaine de jeux de Zhang Shifu, un vrai professionnel. On se demande comment il ne s'y perd pas (car bien sûr, il n'y a pas de route mais quelques drapeaux parsemés dans le sable). Derrière, des petits cris, rires et fous-rires emplissent la voiture pendant ce rodéo. Vivian et moi, on s'accroche l'une à l'autre et je fais ma forte devant les enfants (MMMHHH, vous savez comme je déteste la conduite rapide en voiture, n'est-ce pas mon cher beau-frère ?). Et comme dirait Zazie, "Rodeo, c'est la vie pas le paradis". En effet, après trente minutes, les cris se sont modifiés en râle 🤢 et ce fut parti pour les arrêts non prévus (la vraie vie quoi). L'estomac du triple A a succombé aux montagnes russes. Gilles s'est entendu dire : "Pourquoi tu nous fais cela, je hais le 4X4, on rentre quand (grand Schtroumpf), c'est trop long,  ..." Cinq heures en voiture, je confirme c'est une toute belle durée 😂 Heureusement, le bon air du désert remettait les idées en place (une descente et ça repart). A pied, nous avons gravi et dévalé des dunes, sauté, admiré les paysages, pris un peu des photos. Gilles a tenté l'escalade du Pic Bilutu, la plus haute dune de ce désert et la troisième du monde (il a fini l'ascension à quatre pattes). Perso, je suis restée à mi-chemin juste pour apprécier le calme et la vue, les cheveux dans le vent (Carpe Diem). Les enfants ont fait une pause Mario Kart à côté des chameaux. Chacun a trouvé son bonheur. Franchement, malgré les petits aléas des estomacs, faites-le. Ce road trip chinois restera gravé à jamais ! 

 

Après un bon repas, nous avons dormi comme des bébés dans notre yourte au gré du bruit du vent. A 6H30, le réveil sonne. Alors, on le fait ou pas ? On tente l'ascension de la dune pour admirer le lever du soleil ? Les enfants sont chauds, alors on n'hésite pas ("Et tout ira bien, le vent nous portera"). C'est parti pour une heure de montée, contre vents et marées, debout ou à quatre pattes. Les loulous sont courageux, aucune plainte, ils mènent la danse et Alex sera le premier au sommet. On a tous pris trois kilos dans la montée (tout dans les pieds, ouf ce n'est que du sable). Bon, le lever du soleil, ce sera pour une autre fois car le temps est couvert mais quelle vue (et quelle descente version Rosetta pour Alex). 

 

A 10H00, le soleil et le ciel bleu se sont invités. Nous profitons des dernières heures pour visiter les environs. Nous empruntons le caillebotis qui nous emmène vers un autre lac. Sur le chemin, nous croisons de nombreux carrosses sans Cendrillon, des chameaux, une énorme sculpture de sable, des yourtes, des touristes comme nous (ils nous offriront même des drapeaux chinois), ... Vu qu'on en a jamais assez, on remonte encore (pour le triple A à chameau et à pied pour le courageux Gilles). De là, grâce à la luminosité, le lac situé derrière la dune a pris des couleurs extraordinaires. C'est magnifique. Après la séance photo de mon homme (il a eu du succès auprès des Chinoises), il est temps de retrouver Zhang Shifu pour notre dernière escapade 4X4 : vingt minutes de pur bonheur avant de retrouver notre bon vieux van. Au revoir, super driver ! Au revoir Badain Jaran Desert !

 

La fin du voyage approche. Après avoir dégusté des nouilles au boeuf (spécialité de la région), nous prendrons le train (4 heures) vers Lanzhou, la capitale du Gansu. On sera plus léger d'un canif suisse. Pour la petite histoire, la lame étant 2 mm trop longue par rapport au standard, Gilles a dû le laisser à la gare (alors que c'est passé sans problème à l'aéroport, soit).  Malgré l'état d'énervement de Gilles (et ses "Come on mais Come on" désespérés), les gardes seront sans pitié. Vivian, notre guide, a essayé de nous le renvoyer par la poste mais a essuyé trois refus. Depuis, elle a eu d'autres touristes, qui eux, ont laissé quatre couteaux. Elle peut ouvrir un magasin 😊 

 

Arrivés à une heure du matin, nous avons décidé d'annuler l'activité du samedi. En effet, après dix jours, nous n'étions plus trop motivés par les quatre heures de route (et une de bateau) pour atteindre le temple Bingling et ses grottes bouddhiques. Nous avons donc changé les plans. Après avoir traversé le pont de fer Zhongshan (premier à avoir été construit au dessus du Fleuve Jaune), on s'est baladé le long de l'eau (deuxième plus grand fleuve de Chine - 5464 kilomètres). Vu sa couleur, il porte bien son nom. Nous étions impressionnés par la vitesse du courant et surtout par les valeureux touristes qui le traversent sur des bateaux de fortune : radeaux avec comme flotteurs de la peau gonflée de moutons (j'ai eu un souvenir ému pour les Blancs Moussis en voyant cela). Petite question : vous auriez osé monter sur ces bateaux ? Nous avons ensuite contemplé 😊les deux roues hydrauliques (il y en avait 252 dans le passé), la statue de la mère et son enfant mais avons aussi été interpellés par les tortues colorées ou encore les toilettes pour PMR ... Après cette petite sortie matinale, nous avons profité de la piscine et du bar de l'hôtel. Le soir, nous avons découvert un nouveau sport : le basket 3 contre 3 sur demi terrain. C'était le championnat mondial des moins de 23 ans. Nous avons donc été voir trois matchs. C'était impressionnant. : la vitesse du jeu, les stratégies, l'ambiance, ... Petite photo de Gilles avec les Françaises, deux bouteilles de vin offertes (on n'a pas tout bu of course !), on s'est endormi avec les lumières de la ville, et le sourire jusqu'aux oreilles ! Une toute belle journée-soirée improvisée. 

 

Voilà, c'est fini pour cette découverte du Gansu et un chouia de la Mongolie Intérieure. Merci à Vivian de nous avoir suivis ces dix jours. Et vous, qu'est-ce qui vous tente le plus ? N'oubliez pas que des bouteilles de bulles sont en jeu (Wild Wild West). On attend vos réponses 🥂 🍾et on espère les partager avec vous dans six semaines. 

 

 

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Il y a du vent ici !!!
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Jeux d'enfants !
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Rosetta version désert 😃
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Wild Wild West

Changement de décor ? En route pour les canyons, les montagnes arc-en-ciel et les temples bouddhiques (je pense que vous n'avez pas encore fait le plein 😊).

 

Ce premier octobre, c'est la fête nationale. La République Populaire de Chine fête ses septante ans. Tout le pays s'est habillé de rouge et or pour célébrer cet anniversaire. A Pékin, les festivités se préparaient depuis des longs mois. Un énorme défilé est au rendez-vous. On le vivra de loin, quoique ...

 

Ce matin, nous avons rendez-vous au Temple du Grand Bouddha (Dafo Si) de Zhangye. Ce dernier, construit en 1098, abrite un Bouddha couché mesurant quasi trente-cinq mètres de long (le plus grand de Chine en version couchée). Quelques dimensions pour vous mettre dans l'ambiance : oreilles de deux mètres, pieds de quatre ; Gilles pourrait même dormir sur un de ses doigts. En fonction de notre position, le visage de Sakyamuni change (yeux semi-clos à fermés, sourire de plus en plus grand). Il est entouré d'Arhats en argile (Bouddhistes ayant atteint l'éveil) et de nombreuses peintures murales. En arrière plan, on trouve dix grandes statues de disciples. Ce qui nous a plu ici, c'est le temple dans lequel "loge" le Bouddha. Il est resté à l'état brut, en bois naturel et sans couleur (contrairement à ce qu'on voit partout en Chine). Dans le Musée, nous verrons comment le Bouddha a été construit (structure creuse en bois recouverte d'argile). Cela permit de  cacher de nombreux manuscrits. Nous découvrirons également de magnifiques répliques de textes, des Tankas, ... Une stupa blanche et une pièce avec des milliers de bouddhas (tu peux en "acheter" un et venir le vénérer) clôturera notre visite. Car maintenant, nous avons rendez-vous avec le Grand Ouest Chinois !!!

 

Welcome to Pinshanhu Grand Canyon ! On a troqué le sable contre les roches rouges. Ce site, encore peu connu, vaut le détour. Ouvert en 2014, il est encore peu mentionné dans les guides. Les paysages arides sont à couper le souffle. Le parc couvre 150 kilomètres carrés et  son altitude varie entre 1500 et 2500 mètres. Souvent comparé au Grand Canyon du Colorado, ce parc est le plus grand de Chine. Les falaises et pics de grès rouge sont à perte de vue. La rivière qui a aidé à sculpter ce magnifique canyon est à sec depuis de nombreuses années. Ce site est le fruit du pouvoir magique de la nature pendant deux cents millions d'années. Seuls le vent, la vie sauvage, quelques touristes et un chameau se perdent à travers le labyrinthe de pierres. D'abord, nous découvrons ce paysage en hauteur. Nous nous baladons sur les chemins balisés. A différents endroits, on peut observer des rochers qui ont pris la forme d'objets ou personnes : la tortue curieuse, le pic des amoureux, la forêt de pierres, neuf dragons à la mer,  ... Le Chinois est inventif. Le ciel bleu se marie à merveille avec le rouge de la roche et le vert des herbes (phrase vachement philosophique, je suis aussi inventive 😊). En un mot : Top. Après l'avoir observé de haut, rencontré un con qui a marché exprès (en rigolant) sur deux insectes (maman-bébé) que les petits observaient, nous avons décidé de découvrir ce fameux labyrinthe. Nous sommes descendus dans ce canyon et avons marché pendant une heure trente. Nous nous sentions tout petits en voyant du bas ces falaises. Certains passages étaient étroits, voire très étroits. Et que dire de l'échelle de cinquante mètres pour remonter. Moi et mon vertige, je ne me sentais pas à l'aise (surtout en me faisant des films si celui du dessus tombait). Par contre, nos fils ont tout pris de leur papa pour cela : même pas peur. Une petite remarque : le "con" des insectes s'est planté au sixième échelon. Comme disent les enfants, il a été puni. En tout cas, on a adoré cette sortie. On craignait la foule mais pas du tout. Allez-y !

 

Après une micro sieste avec en toile de fond le défilé de Pékin, nous avons passé la soirée au night market de Zhangye. Nous n'avons pas trop pris de risque et avons mangé des patates sous toutes ses formes (Vincent et Valérie, il y a aussi un marché à prendre ici). Dans la liesse populaire, entre quelques photos de nos enfants, nous avons pu constater la ferveur des Chinois pour leur pays (grands écrans avec retransmission des discours, parades, ...). Gilles nous a aussi emmenés dans un bar avec de la live music (selon internet). Bon, il n'y avait de musique que les croches sur les murs ou encore le bruit des boules de billards de la salle à côté. Au vu de l'odeur de cigarettes (ici, on peut encore fumer partout) et de la date de péremption des bières, on n'a pas fait long feu !

 

A une heure de route, c'est le Mati Si Temple (Temple du Sabot de Cheval) qui nous attend. Les paysages sont splendides, l'air vivifiant : vive la montagne ! La neige s'est même invitée au sommet. L'air de rien, on est à 2600 mètres d'altitude. Ce site abrite une septentaine de grottes bouddhiques datant de plus de 1600 ans (Dynastie Jin). C'était un endroit très prisé sur la Route de la Soie : point de repère pour les voyageurs, refuge pour les commerçants et autel permettant de prier Bouddha pour les pèlerins. Il constitue un haut lieu de culture et un site spéléologique. Certaines statues et peintures détruites lors de la révolution culturelle ont été refaites. Son nom provient d'une légende ancienne. Un cheval céleste aurait laissé, en essayant de s'agripper à une paroi, une empreinte ... Je vous jure, on l'a vue. Elle est conservée précieusement ici. Contrairement aux grottes que nous avons déjà visitées, celles-ci sont toujours entretenues par des moines, nous ne sommes pas obligés d'avoir un guide et aucune trace de portes blindées ... Nous apprécions la liberté de découvrir ce site en toute quiétude. Nous sommes déjà impressionnés par la porte d'accueil. Elle nous donne envie d'aller explorer plus loin. Le premier regroupement de grottes (Le temple des mille Bouddhas - Qianfo) est une série de petits temples tout en couleur et creusés à même la roche. Pour accéder à la dernière grotte, nous avons emprunté un petit tunnel étroit et tortueux. De vrais aventuriers !

 

Nous nous rendons ensuite vers l'autre site qui est de tradition tibétaine. Deux stupas blanches entourées de moulins à voeux et de nombreux drapeaux colorés nous transportent dans un tout autre monde. Nous découvrons les enfants habillés en costumes traditionnels. Bon, ils viennent de les louer pour la photo (On vous jure qu'on se prêtera à ce jeu de déguisement avant notre retour définitif). Ils portent des habits de l'ethnie Yugu (ou Yugur), descendants des Ouïghours (ils ne seraient que 15.000 en Chine). De cet endroit, nous apercevons, au loin, un énorme temple incrusté dans la montagne. Moins coloré que le premier, il est impressionnant par sa taille et hauteur.

 

Nous arpentons au fur et à mesure les différentes "pièces". Elles regorgent de Bouddhas, peintures, bougies, écharpes colorées, ... Selon les traditions, il faut allumer des centaines de bougies pour un mariage heureux. Nous décidons de monter jusqu'au dernier étage. Après avoir attendu quelques minutes, nous avons le feu vert du garde pour arpenter ce labyrinthe de petits chemins taillés dans la roche. Claustrophobe s'abstenir ! C'est donc, en mode file indienne, que nous gravissons les marches pas toujours très régulières. Les enfants ont adoré escalader ce tunnel et découvrir de nouveaux trésors. Ils ont même allumé une bougie. A force de l'avoir demandé dix fois, j'ai en effet fini par craquer. Vivian, notre guide, nous a conseillé de le faire dans une autre pièce que celle où a eu lieu le craquage de la mère impuissante 😊Et heureusement, cette pièce était dédiée aux personnes souhaitant des enfants. Je trouve que l'autre option : Bonheur, santé et chance nous convient très bien ! Si vous n'avez pas votre portefeuille avec vous, no stress ! Vous pouvez scanner le QR code Wechat du moine (application chinoise à avoir obligatoirement en Chine). Je pense que ça nous a apporté aussi de la chance car j'ai gagné un resto pour quatre ce jour-là (découverte des petits restaurants traditionnels de Pékin avec Lost and Plate - expérience à partager quand vous venez nous voir). En parlant de manger, nous avons goûté quelques spécialités locales dans le petit village : champignons, pâtes maison et yaourt au lait de yack. Même pas peur ! Au moins avec cela, on était bon pour tenir les deux heures de route avant notre prochaine visite au pays des ... Bisounours.

 

Bienvenue aux Rainbow Mountains (Parc géologique national de Zhangye Danxia). J'étais un peu dubitative en regardant les photos avant de m'y rendre. Ca sent un peu les filtres spéciaux à plein nez : non ? Tu t'attends à voir Grosbisou, Grododo, ou encore Calinours. A ce propos, vous saviez qu'ils avaient changé les noms des personnages maintenant ? (Comme vous le constatez, je fais des recherches de fond pour rédiger mes articles 😊). Soit, ... Ici, c'est la foule. Après avoir  traversé un village avec plein de boutiques souvenirs, fait la file pour les tickets et celle pour le bus, on est prêts à découvrir les quatre spots prévus (on ne sort pas des sentiers battus ici. Et c'est peut-être mieux pour préserver les montagnes qui s'effritent facilement). Tout est organisé pour recevoir des milliers de personnes. Et cet après-midi, on bat tous les records (Vivian n'a jamais vu cette foule) et on se retrouve comme Dutronc et ses 700 millions de Chinois et nous et nous et nous ! Mais franchement, c'est impressionnant et surréaliste. La nature joue les peintres. En effet, nous nous retrouvons face à des montagnes aux magnifiques dégradés de couleurs. On n'a jamais vu cela de notre vie. Magique ! Il s'agit du résultat d'un phénomène géologique unique : dépôt de couches de sédiments qui se sont superposées pendant plus de 24 millions d'années entre deux plaques tectoniques. Puis, l'érosion résultant de la  pluie et du vent a révélé ces différentes couleurs. A chaque arrêt, des paysages différents ! Certaines fois, ce sont les couleurs qui sont les plus marquées ; d'autres fois, c'est la multitude des couches qui fait l'intérêt du stop. Nous étions en fin de journée et les changements de la palette dû au coucher de soleil sont impressionnantes. En tout cas, on est conquis et on n'est pas les seuls. Vous le comprendrez sur nos photos. Il faut jouer des coudes pour avoir la bonne place sur la plateforme. Nous regrettons qu'à la fin de la journée c'était un peu couvert mais bon, c'est l'occasion de revenir ou de voir vos photos sous une autre lumière ! Petit jeu : essayez de trouver celles où Gilles a eu la main lourde sur les filtres. En jeu ? Une bouteille de bulles ou un bisounours. 

 

Allez, je vais remonter sur mon nuage. A très bientôt ! Gros bisous de nous quatre.

 

 

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Zen, soyons zen

Pékin ne se limite pas à la Grande Muraille (même si on en est gaga), à la Cité Interdite (programmée en novembre), aux hutongs et aux parcs. A quelques kilomètres, vous pouvez aussi trouver des trésors. Voici trois escapades familiales.

 

Comme vous le savez, la Back family aime la découverte. Chaque week-end, on sort de notre quartier de Wisteria Lane (mais non, je ne suis pas une desperate housewife 😊) pour explorer de nouveaux coins. Voici trois idées pour vos sorties dominicales : Cuandixia , Zhanghe Temple et Silver Moutain - Pagoda Forest.  

 

Fin février, par une belle journée ensoleillée, nous sommes allés à Cuandixia (爨底下). C'était le lendemain de la veille (une invitation pour le thé chez des copains anglais prolongée jusqu'aux petites heures par des pogos sur Prodigy et nos groupes des nineties) mais rien de tel que de bouger plutôt que de rester dans un état léthargique ! Nous avons donc arpenté, vers l'ouest, les nonante kilomètres, dont les vingt derniers en lacet dans les montagnes (merci à Ma Jie de nous avoir rappelé de prendre des sacs 🤢). Le trajet en valait la peine. Nous voici arrivés dans ce petit village perché à 650 mètres d'altitude et entouré de montagnes. Un peu plus de septante maisons, construites à flanc de montagnes, le composent. Ce sont des habitations typiques, pleines de charme, datant de la dynastie Ming et Qing.  Il s'agit de l'architecture des "Siheyuans", maisons organisées autour d'une cour carrée comme on en trouve aussi à Pékin. Elles ont été fabriquées avec du bois, des briques et des pierres. On a aimé se perdre dans les petites ruelles, découvrir l'intérieur des maisons, se casser la tête à compter le nombre de traits du caractère Cuan (plus de 30 - il y a encore du boulot dans l'étude du chinois), explorer les temples, ... On a beaucoup rigolé au "restaurant" surtout lors de la commande, un peu moins avec les plats devant les yeux. Je vous dirai juste que je pense avoir vu quelques petits trucs bouger (ou grouiller) dans mon assiette et que cela reste mon pire repas en Chine. Mais, la petite dame était super gentille (A refaire, il y a deux vrais restaurants dont un dont la jambe d'agneau est à tomber !). Après ce festin (joke), nous avons escaladé la montagne pour voir le village du haut. Avant d'atteindre le sommet, nous avons traversé des vergers et champs en terrasse. Au top, une vue magnifique du village entouré de son écrin de verdure ... Bon, c'est vrai qu'en février c'est un peu gris (les montagnes n'ont pas encore revêtu leur costume vert) mais cela donne une atmosphère particulière. Nous avons vraiment apprécié ce bon bol d'air frais dominical. A revoir au printemps ou en automne avec d'autres couleurs !

 

Envie de couleurs peps, suivez-nous au Tanzhe Temple (Temple de l'étang et des mûriers sauvages). Situé à quarante-cinq kilomètres à l'ouest de Pékin (Mentougou District), ce vaste temple bouddhiste vous émerveillera. Fondé en 307 sous la dynastie Jin, il s'agirait d'un des plus anciens temples des environs. Au milieu d'arbres centenaires aux formes étranges, vous trouverez des dizaines de pavillons, pagodes,  stupas (selon mes lectures 943 bâtiments construits sous les dynasties Jin, Yuan, Ming, Qing). Érigé sur une colline, ce site jouit d'un cadre fabuleux. Nous avons aimé nous balader dans cette atmosphère paisible. Lieu propice à la prière, nous avons observé les rituels des Chinois. Les bougies fuchsia en forme de lotus, les voeux sur les rubans rouges et or, les lampes d'encens, les souhaits à présenter debout avec au minimum trois bâtons allumés, les bouddhas dorés, les bâtiments aux couleurs vives, les centaines de cadenas, les milliers de statues, les arbres dont l' "Empereur" (ginko de plus de 1400 ans), ... tout était fait pour éveiller nos sens ! Nous avons aimé prendre de la hauteur et avoir cette vue époustouflante sur la montagne et les toits. Les enfants ont adoré la pièce avec toutes les petites statuettes. Chacune avait la tête d'un animal sur son ventre : lapin, buffle, singe, cheval, ... nous avons ainsi retrouvé nos signes chinois. Les enfants ont sonné la cloche (pour faire partir les mauvais esprits). On a été impressionnés par les châtiments et tortures sur certaines peintures (moins zen du coup 😨). Je pense que cela serait intéressant de s'y rendre avec un guide pour en apprendre plus sur le bouddhisme. Mais ce sera pour une autre fois. Ici, on a faim. On a repéré une petite terrasse juste à côté du site. Nous prendrons notre repas entourés de montagnes et de calebasses. Petit souvenir du Sud de la France ou de l'Italie sauf dans les assiettes 😊 

 

Mi-septembre, sous un beau ciel bleu, nous décidons d'explorer le Nord de Pékin (Changping District). Comme conseillé par une copine, nous nous rendons à Yinshan Mountain - Pagoda Forest (La forêt des Pagodes de la Montagne d'Argent). Rien que le nom nous inspire. Cette montagne a été une terre sacrée du Bouddhisme. De nombreux moines se rendaient ici pour étudier, prier et écouter les conférences des Maîtres. Après avoir marché une dizaine de minutes, nous nous trouvons nez à nez avec de grandes pagodes datant de la dynastie des Liao et des suivantes. Situées au pied de la montagne, elles sont les monuments funéraires des moines célèbres et renferment les cendres des défunts. De nombreux Chinois se baladent et mangent tranquillement leur pique-nique en famille dans cet endroit pittoresque et d'intérêt historique. Nous avons décidé d'aller voir ce qui se passait en haut. Et ce sont des centaines d'escaliers que nous avons gravis pour atteindre le Middle Peak Top. Sur le chemin, nous avons vu des pagodes (il en reste dix-huit y compris celles du bas), des terrasses, le Pavillon de la Cloche, quelques grottes, des falaises abruptes, des lézards et un pré-ado nommé Alexandre 😊 La nature, verte, luxuriante fait ressortir les roches claires. Au sommet, la vue à 360 degrés nous a même permis de voir les hautes tours du centre de Pékin. Petit bémol : les "magnifiques" barrières en métal et le haut-parleur n'arrêtant pas de nous prévenir de faire attention. Hormis cela, quel splendide point de vue ! Le nom de la forêt des Pagodes prend tout son sens quand on les observe du ciel. Nous avons été impressionnés par la diversité des arbres : chênes, cyprès, pins, noyers, ... Pour redescendre, nous avons pris un autre chemin avec en musique de fond les cigales chinoises (leur son est un peu plus électrique que leurs copines provençales). C'est un véritable bol d'air frais que vous propose ce site. On a adoré. Si vous voulez un côté plus culturel, arrêtez-vous aux Tombeaux Ming (situés à cinq kilomètres). Pour ma part, lors de la visite des Tombeaux, je me souviens surtout de la magnifique chanson composée par Gilles et Alexandre sur l'air du Ch'talaming des Gauff' (Aux Tombeaux Ming, Minga, Minga,  😊). Ah, je sais que ma culture musicale vous impressionnera toujours !

 

Je pense que ces trois endroits peuvent (doivent) se visiter en toute saison. Si vous êtes en recherche de calme, sérénité, authenticité, zénitude, couleurs, nature, marches, ... Sautez directement dans l'avion ! A très bientôt les loulous.

 

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Aux Tombeaux Ming, Minga, Minga !
Parce que le ridicule ne tue pas et que nous restons de grands enfants !
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J'aimerai toujours le temps des cerises

C'est à Qinhuangdao, en cueillant les cerises, que ce refrain si bien chanté par ma marraine m'est revenu. Et des cerises, on en a vu !

 

Le temps passe ! En écrivant cet article, je me rends compte que la première découverte de cette ville remonte à un an (https://www.backtochina.be/2018/09/05/qinhuangdao-vous-m-avez-parl%C3%A9-d-un-village/), mais quels changements depuis ... En 2018, c'était la nouveauté, le stress d'avoir nos visas, les papiers, le sentiment d'être perdus, le trop plein d'émotions, les langues, le choc des cultures, la visite du consulat, de la police, le déchirement avec nos familles et amis, ... Cette fois-ci, on y allait pour passer un dernier week-end avec Gilles avant notre départ vers la Belgique. Bon, c'était quand même un peu à l'arrache (surtout le bouclage des valises entre le dimanche 22H30 et le départ vers l'aéroport 3 heures après) mais c'était sympa. Gilles nous a pris un peu à l'improviste sur ce coup. Nous étions conviés à marauder (enfin dans un cadre bien défini) ces trésors rouges le dimanche matin avec ses collègues. Les trains étant complets, nous sommes partis avec Ma Jie le vendredi (après avoir fait les adieux aux copains expats qui s'envolaient vers d'autres horizons). Après quatre heures de route, nous avons retrouvé le nid de Gilles 😃puis, resto japonais, jeux de cache-cache avec l'écran géant et observation des multiples groupes de danses. 

 

Après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner sur les magnifiques chaises de l'appartement : direction Beidaihe. Cette ville, ancien village de pêcheurs, est devenue une station balnéaire incontournable pour les Chinois et les touristes (surtout les Russes). Certains hauts dignitaires du Parti y auraient leur seconde résidence. Avant d'effleurer le sable, nous nous rendons au Lianfeng Mountain Park (ou Link Peak Mountain Park car trois pics de montagne se relient dans cette forêt de pins de 109 hectares). Nous monterons sur le Pic Est pour avoir une vue imprenable sur la mer, la forêt et la ville. On prendra beaucoup de plaisir à se balader dans ce poumon vert, à escalader les rochers, à découvrir les temples et pavillons, à traverser les étangs sur les pierres glissantes, à aider les Chinois à se prendre en photos, ... Ensuite, nous irons un peu nous balader sur la digue et mettre nos pieds dans l'eau. L'eau est plus claire que la fois dernière mais je préférais l'ambiance plus chinoise de Qinhuangdao : les bouées de toutes couleurs, les femmes en robes longues dans l'eau, les Kways, ...  Ici, même si elles étaient Russes, c'était plutôt des matriochkas - dommage pour Gilles 🤣Ensuite, nous nous baladons dans la ville, le long des belles maisons style colonial. Nous découvrons les restaurants proposant en vitrine des dizaines de poissons différents. Bon, on optera finalement pour des jiaozis (raviolis chinois). Après une sieste réparatrice dans un taxi (avec de la bonne musique style "hit love 80" - souvenirs souvenirs), nous découvrons une partie de Qinhuangdao encore méconnue de Gilles. Car même si c'est un village pour nos compatriotes, c'est loin d'être Winamplanche ! Avec ses trois millions d'habitants, il y a de quoi faire. Balade dans les centres commerciaux, spectacle de danseuses, essais de batterie (voir vidéos) et même navigation en bateau pirate. Le soir, notre homme voulait nous faire découvrir un restaurant coréen très réputé pour son barbecue. Malheureusement, on n'était pas les seuls à avoir l'idée ... et donc on a mangé chinois (poissons, légumes et les fameux jiaozis).

 

Déjà dimanche ! C'est accompagné d'une petite dizaine de collègues que nous récolterons les belles rouges. C'est l'occasion de rencontrer les compagnons de boulot. Leurs noms : Yang, Chen, Hou, Liu, Liu, Wey et Itaya (le boss japonais). Les quatre Back sont très motivés. Les enfants et leur copine chinoise (fille d'un collègue qui est dans une école bilingue chinois-anglais) remplissent leurs seaux. On les voit courir entre les centaines d'arbres, discuter. Après une heure trente, il est temps de passer à la pesée. Les collègues chinois et le boss japonais ont des seaux beaucoup plus légers ... On comprendra vite pourquoi 😃Gilles pensait qu'on pouvait récolter tout et acheter uniquement les kilos désirés. Eh non !!! Nous voilà donc revenus avec dix kilos de belles cerises. Pas mal sachant qu'on quitte la Chine dix heures plus tard. Une belle histoire belge une fois 🍒 (je vous passerai l'épisode qu'on n'avait pas assez d'argent, qu'on a dû emprunter, ...).  Passons aux choses sérieuses : le repas. On est conviés à partager une belle jambe d'agneau et tous ses accompagnements (dont des jiaozis) avec des petits ganbei (cul sec) en prime. Car ici, on ne boit jamais seul. On partage le moment. On te serre un verre, on dit une phrase (genre merci pour cette invitation), on se regarde et on boit. Enfin, avec une bière à deux degrés, ça va. Une chose est certaine, je n'aime toujours pas la pils mais on a évité le Baijiu, donc on est gagnant. C'était délicieux. La viande tendre. L'ambiance conviviale. Les enfants se sont bien amusés en jouant dehors, aux cartes et puis à la switch. Il est temps de se quitter. A l'extérieur, on découvre plusieurs personnes arrivant à vélo. Ils sont là pour reprendre les collègues de Gilles qui ont bu un peu (ici, c'est tolérance zéro). En deux minutes, les vélos sont pliés et dans le coffre des voitures. Les voilà donc entre les mains des BOB chinois. Nous, on prendra un taxi chargé comme des mulets avec nos cartons remplis de cerises.

 

Nous voilà rentrés à l'appartement. C'est aussi le moment des adieux avec Gilles. On le verra cinq semaines plus tard en Belgique. Même si cela devient habituel, j'ai toujours une crasse dans l'oeil durant ces moments. "Maman, tu pleures ? Non, non !" Après quatre heures de route, une sieste réparatrice, nous voilà à la maison (20H30). Me voilà à la tâche pour laver, congeler et distribuer les perles rubis (ce n'était pas vraiment prévu dans mon planning). Deux copines passent nous dire au revoir (pour Evelyne, ce sera adieu car la Suisse les appelle 😢). Déjà 23 heures, il est temps de trouver une petite place pour les trois kilos de cerises à ramener au pays, mettre les petits au lit, boucler les valises et fermer la lumière. Bon, ce sera pas la meilleure nuit (toujours peur que le réveil ne fonctionne pas). 1H30 du matin, il est temps de lever les voiles ! Direction Belgique avec une petite étape russe (on y mangera des brochettes d'agneau 🤤 à 9h30 ... décalé ??? Mais non). Heureux de vous retrouver familles et amis pour sept semaines !!! Et quel été extraordinaire !!!

 

Pour rappel, si vous souhaitez explorer la mer chinoise, on a un petit pied à terre à Qinhuangdao. Bienvenue chez Gilles !

 

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Toboggan improvisé !
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Premier essai à la batterie : Alexandre
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Premier essai à la batterie : Arnaud
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Petite danse nocturne
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Laisse les gondoles à Venise

En Belgique, nous avons Bruges, notre petite Venise. En Chine, ils ont Tongli, Suzhou, ... Suivez les gondoliers (ou bateliers) !

 

Je ne sais plus si je vous l'avais dit mais avant de nous envoyer en Chine, la société de Gilles hésitait entre deux villes : Pékin ou Suzhou (situé à une heure de Shanghai). Finalement, on a opté pour la capitale mais Gilles se rend souvent dans la Venise chinoise. On a donc profité d'un long week-end  pour le rejoindre. Le départ fut un peu épique : vol annulé suite aux conditions climatiques (même si super fréquent ça me met déjà en confiance 😊), deuxième vol retardé de deux heures (on a hésité à se faire un karaoké), enfants assis à `vingt mètres de moi dans l'avion (j'ai vite quitté mes deux Chinois pour retrouver mes fils qui eux étaient super cool car il y avait une TV), quelques turbulences pour le fun (sinon, c'est pas gai), ... J'étais heureuse d'être à Shanghai (et je dis à Gilles de sortir les chandelles pour le soir) ! A l'aéroport, tu as un taxi qui t'accoste pour aller avec lui mais Gilles m'avait prévenue de refuser et de faire la file ad hoc. On se croirait à Disney, avec des écrans qui te préviennent justement de ne pas aller dans les "méchants" taxis au risque de te faire racketer, etc ... Finalement, c'est hyper bien organisé. On est vite pris en charge et nous admirons le coucher du soleil. Je voulais dire chapeau (ou casquette) bas à mes fils pour leur patience et leur belle humeur ! Après une heure de route, on est heureux de retrouver notre homme à Tongli. Il nous informe au passage qu'il y a une panne d'électricité dans le quartier de l'hôtel ... et ce n'est pas une blague ! On déballera nos bagages dans l'obscurité (vive les chandelles) avant d'aller manger de l'autre côté du canal et de faire une belle balade nocturne colorée par la lueur des lanternes rouges. Pour votre info, on a eu droit à un réveil à trois heures du matin avec les lampes allumées. Hourra, l'électricité est revenue !

 

Le lendemain, nous découvrons à la lumière du jour notre guesthouse (très sympa). Et après un petit-déjeuner typiquement chinois, nous partons à la découverte de Tongli. C'est une petite ville pittoresque. Nous arpentons les ruelles pavées, les vieux ponts en pierre, les canaux à l'ombre des saules, ... De nombreuses maisons ont conservé leur façade traditionnelle blanchie à la chaux et leur toit de tuiles noires. Nous visitons aussi les quelques musées (quasi aucune traduction mais juste le plaisir des yeux), les jardins et leurs étangs remplis de koï, les pavillons, ... C'est très reposant. Rien que les noms des jardins imposent la zénitude : Jardin de la méditation et de la retraite (Jardin Tuisi).  Le calme règne, la foule n'est pas au rendez-vous. On en profitera pour faire une petite croisière et rencontrer les cormorans pêcheurs. Lors de la recherche de notre restaurant, nous nous arrêtons devant un salon de coiffure un peu différent des standards européens (tentés?). On mangera des nouilles au son du chant d'une vieille chinoise (moins reposant cela 😃). Juste pour votre info, si vous checkez Tongli dans vos guides, je vous préviens directement que son fameux musée du sexe est fermé depuis quelques années. A bon entendeur !

 

Après une pause (électronique pour nos garçons), nous prenons le taxi vers Suzhou (situé à une vingtaine de kilomètres de Tongli). Cette dernière est l'une des villes les plus visitées de Chine et serait une des plus jolies : "Au ciel, il y a le Paradis ; sur terre, il y a Suzhou et Hangzhou" (proverbe chinois). On l'appelait aussi la "Cité des Jardins et la Venise de l'Orient" en raison de ses nombreux parcs et canaux (42% de la ville est recouverte d'eau). Au XIV siècle, elle était la première ville productrice de soie en Chine. Cette activité lui assura prospérité et aisance. Peintres, artisans, riches marchands s'y installèrent en construisant villas et jardins. Christophe Colomb fut ébloui par sa "grandeur" et "noblesse". Au premier regard, je n'ai pas vu Venise. En effet, notre fin de journée est consacrée à la visite de la partie moderne. On sent une ville en pleine croissance. Les investissements étrangers y sont pour beaucoup. Suzhou se révèle être aussi une mégalopole spécialisée dans l'électronique et l'informatique. Un quart des ordinateurs portables viennent d'ici. Nous avons apprécié notre balade le long du grand lac nous donnant une vue imprenable sur les buildings aux formes diverses et variées. Comme toujours, nous ne nous lassons pas des photographies très étudiées des mariés. Après un petit apéro, nous avons mangé au restaurant indien. En allant aux toilettes, je me suis demandée si le musée du sexe n'avait pas envoyé sa collection d'oeuvre ici (pour les jeunes yeux, pas de photos mais le nom des affiches : Love Zodiac, Daily sexercice, toilet.cam, ...). Une vraie partie de plaisir 😃 Le repas était très bon, la partie de carte serrée. Pour clôturer, nous avons fait une balade éclairée par les couleurs changeantes des bâtiments.

 

Ce matin, au menu, nous avons des zongzis dans nos assiettes. Il s'agit de riz gluant fourré et enveloppé dans des feuilles de bambou. Ils peuvent être salés ou sucrés. Ce jour, on aura droit au fourrage haricot rouge et châtaigne. En tout cas, après les avoir mangés, tu es certain de ne pas prendre un dix-heure 😀Nous recevons ces petites pyramides car ce jour, c'est le Festival des bateaux-dragons. C'est férié en Chine et ça tombe le cinquième jour du cinquième mois du calendrier chinois (pour simplifier mi-juin). Les Chinois commémorent la mort de Qu Yuan, célèbre poète chinois du Royaume Chu, qui a été exilé par l'Empereur. Tellement triste de ne pas avoir été entendu (alors qu'il avait raison et que les conséquences ont été désastreuses pour le Royaume), il se jeta dans la rivière Miluo et mourut. Le peuple sortit les bateaux pour jeter du riz dans l'eau afin d'empêcher les poissons de manger sa dépouille. Ce jour est aussi connu pour ses courses de bateaux en forme de dragon. Des équipes de rameurs motivés par le tambour du meneur sortent leurs pirogues colorées et se disputent la première place. Dans tout le Sud de la Chine, les compétitions vont bon train. Pour notre part, nous avons décidé de visiter la vieille ville de Suzhou. Sur notre chemin, nous découvrons le rituel des employés et leurs danses matinales (voir vidéo). On avait mis un peu de côté "le jour de congé national" mais la foule nous a vite rappelé que c'était vacances pour tous aujourd'hui 😃A Suzhou, on dénombre 69 jardins (à son apogée 200) dont neuf sont classés au Patrimoine Mondial par l'Unesco. Ils sont nés de la volonté d'atteindre la plénitude de l'esprit. Les jardins sont parfaitement équilibrés et inspirés de la théorie taoïste. Eau, roches, fleurs, arbres, terrasses, pavillons sont les éléments parfaits pour trouver l'harmonie, en toutes saisons. C'est donc accompagnés de milliers de Chinois (plus de 5000 ce matin mais on a quand même croisé un couple d'amis français par le plus grand des hasards) que nous avons découvert le Jardin de l'Humble Administrateur (conseil : réservez vos tickets la veille !). Tout est équilibre dans ce jardin de plus de 5 ha. Les rochers (que les enfants adorent escalader) nous permettent de prendre de la hauteur et de découvrir étangs (un tiers du parc), toits des pavillons, ponts en zigzag, fleurs, végétation luxuriante, et les t-shirts orange 😃Nous admirons aussi les jolies Chinoises, en costume traditionnel ou non, prenant la pose (bon, on devient aussi un peu Chinois après un an). Qu'en pensez-vous ?

 

Après deux heures de "zenitude relative", nous rejoignons la vieille ville et ses canaux, direction Pingjiang Lu. Il s'agit d'une artère piétonnière plutôt commerçante. Les maisons blanchies à la chaux accueillent restaurants, maisons de thé, commerçants de soie, raviolis, gâteaux, ... L'eau file tranquillement le long de cette ruelle ombragée. Nous apprécions nous éloigner et nous perdre dans le quartier paisible. Nous y croisons des locaux lavant leur linge ou s'occupant de leur mini jardin. L'ambiance est au calme. Nous trouvons un petit restaurant où nous faisons la connaissance d'une jolie fillette dans sa robe rouge traditionnelle (Del, je vois bien ma filleule en Qipao !). Après ce repas, un taxi nous amène à la Colline du Tigre 🐯C'est un site prisé par les Chinois. Selon une légende, la colline, haute de 38 mètres, serait née d'une éruption volcanique. Si on creusait, on y trouverait le tombeau de He Lu, père fondateur de Suzhou enterré avec 3000 épées. Un tigre blanc serait venu pour garder son tombeau. Sur ce site : le temple bouddhiste de Yunyan, de nombreux rochers (symbolisant le squelette de la terre), petites cavernes, forêt de bambou, jardin de bonsaïs, et sa fameuse pagode en briques (très rare ici) de sept étages (48 mètres) qui penche comme la Tour de Pise (on reste en Italie 🇮🇹). Son sommet a bougé de plus de deux mètres par rapport à son axe initial. Nous déambulons dans les petits chemins avec des arrêts photos pour les deux loulous. Après avoir fait le tour de ce parc, nous décidons de retourner dans le centre. Nous avons rendez-vous dans un restaurant japonais avec un collègue de Gilles et sa famille. Quand nous arrivons, de nombreux plats sont déjà sur la table. Et là, on va de découverte en découverte. On teste avant de savoir ce que c'est (est-ce la meilleure idée ? Je ne pense pas mais on est invité et on fait honneur).  Une chose est certaine, nous n'avons pas toujours les mêmes goûts. C'est sûr que le muscle et sa texture, la brochette de poulet et ses os (un morceau de dent y restera - merci à ma dentiste) ou encore l'huitre au fromage ne resteront pas dans nos meilleurs souvenirs culinaires 😊Mais il n'y avait pas que cela et le reste était très bon. Nous avons passé une belle soirée avec eux. Merci pour votre invitation.

 

Il y a encore beaucoup de choses à découvrir ici : parcs, musées, quartiers modernes,  ... La visite de Tongli et Suzhou peut être combinée avec celle de Shanghai. 

 

A quand votre balade en gondole chinoise ?

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Chapeau bas Alexandre
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Chapeau bas Arnaud
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La danse matinale des coiffeurs
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Je suis tombé pour elle. Je n'ai d'yeux que pour elle ...

Vous excuserez mes goûts musicaux dans le choix des titres quoique je vois que cette chanson revient à Obispo mais aussi à Booba dans un style tout différent 😃 Si Gilles a pu m'attirer en Chine, c'est aussi grâce à elle : la Grande Muraille !

 

Qui ne tomberait pas amoureux de cette merveille ? A toute saison, par tous les temps, elle se révèle si différente. Avec elle, on ne tombe pas dans l'ennui. Fini la routine, bonjour les couleurs. Beaucoup se tracassent de ce que je fais pendant mes journées. Voilà déjà une qui occupe au moins deux à trois sorties par mois. En famille, avec des amis (francophones ou internationaux), elle nous offre toujours des surprises. Un vrai coup de coeur ! 

 

Sa construction a débuté au V ème siècle avant JC pour se terminer au XVII ème siècle après JC (dynastie Ming). Vous donner sa taille réelle est un casse-tête chinois 😀On parlait de 6.700 km puis de 8.851 km ... Cependant, une étude de 2012 réalisée par l'Administration Nationale du Patrimoine Culturel indique une longueur de 21.196,18 km, parties détruites inclues. Elle trouve son origine sur la côte est à Qinhuangdao (où Gilles habite la semaine) et s'étire jusqu'au désert de Gobi. Haute de 8 mètres et large de 6 mètres en moyenne, elle n'est pas visible à l'oeil nu de la Lune. Le mythe du 18 ème siècle est tombé ! Cependant, elle reste et restera le plus grand édifice construit par l'Homme. Sa raison d'être était de protéger la Chine des invasions du Nord (Mongols, Mandchous, ...). En effet, ce mur est un véritable système de défense avec ses tours de guet carrées et forteresses. Lors de son édification, dix millions d'ouvriers seraient morts. On parle même du plus long cimetière du monde. Une autre légende dit que le mortier utilisé pour sceller les pierres était réalisé à base d'ossements. Selon des études, ce serait plutôt du riz gluant qui permettrait sa stabilité. Comme vous vous en doutez, c'est le site le plus visité en Chine avec 16 millions de visiteurs par an.  Depuis 1987, elle est classée au Patrimoine Universel de l'UNESCO et est devenue l'une des 7 Merveilles du Monde moderne. Comme vous le constatez, une vie n'est pas suffisante pour explorer ce grand dragon sinueux.

 

Notre première rencontre date de mai 2018. J'étais partie rejoindre Gilles (qui était là depuis février) pour trouver notre maison, visiter l'école, m'imprégner de ce pays et revoir mon amoureux. L'objectif était aussi de confirmer notre choix de s'installer avec nos enfants en Chine. Après quelques jours plus "administratifs", nous avons découvert Pékin et ses trésors. Pour la Grande Muraille, Gilles m'emmena à Jinshanling (150 km de la capitale). Après une ascension en télésiège, c'est un paysage époustouflant qui nous attend. Des tours à perte de vue, la verdure entourant ce chemin sinueux, le ciel bleu et quasi personne. On est seul au monde. Le premier constat est bien sûr que c'est beau et contrairement à Coluche : Bon allez, on ne se casse pas ! 😆 Le second constat est que ça monte, que les marches ne sont pas régulières (de 10 cm à 70 cm de haut ...) et que tu ne fais pas du 5 km/h. La conclusion c'est qu'on ne fera pas le semi-marathon du Great Wall en 2019 mais plutôt en 2020. Ça ne s'improvise pas ! Mais on est chaud pour le faire en couple le 16 mai 2020. Vous nous suivez dans ce rêve ?

 

Notre deuxième RDV a eu lieu en octobre 2018. Cette fois-ci, Alexandre et Arnaud nous accompagnaient à Huanghuacheng https://www.backtochina.be/2018/09/27/on-a-march%C3%A9-sur-la-grande-muraille-de-chine/ Cette portion de mur, on l'a explorée au moins cinq fois, dans la partie sauvage ou touristique, en mode automne ou printemps, en version jour ou soleil couchant, avec le ciel bleu ou couvert, avec la nature luxuriante ou sèche, en famille ou entre amis, ... A chaque fois, elle nous sublime. On a adoré partager avec nos amis français leur apéro d'au revoir sur la forteresse. Pour leur départ, deux familles nous avaient concocté un petit week-end avec balade et nuit dans une guest house située à 500 mètres de la Grande Muraille. Un magnifique souvenir pour les petits et grands. Bonne chance à vous 7 en Suisse !

 

Combiner deux jours de randonnées et une nuit, je l'ai également expérimenté à Xizhazi, et ce grâce au Pashan de Pékin Accueil (ce groupe organise des sorties mensuelles sur différents tronçons de la Grande Muraille). Située à 75 km de Pékin, la section de Jiankou est peu restaurée et la nature a totalement repris ses droits. Certaines parties sont très escarpées, les montées (et descentes 😃) sont raides, les chemins au bord de falaises. Le paysage est diversifié : sous-bois, bois, montagnes, villages, vergers, ... des sentiers, des marches ou des pierres, ... Le faire accompagné d'un guide est plus que nécessaire. Nous étions une petite vingtaine à découvrir ce paysage époustouflant. Un séjour rythmé par la marche, les rires, un bon repas et une soirée détente avec un "Loup Garou" de feu. 

 

En avril, avec un groupe de rando de mon quartier, j'ai aussi eu l'occasion de découvrir la muraille près de Zhangjiakou (située à plus de deux heures de Pékin. Retenez ce nom pour les JO d'hiver 2022). Cette portion est aussi appelée le musée de la Grande Muraille car vous pouvez y trouver les différents styles et matériaux de construction. C'est un échantillon de la plus longue merveille du monde : mur de brique traditionnel, segments de pierre et de terre. Le sommet du mur prend également des formes différentes : rondes, plates, en flèche, inclinées. La largeur du chemin varie également d'un mètre à huit mètres. C'est aussi ici que se trouve le point le plus élevé de la construction (2000 m d'altitude). Des parties très anciennes (datant du 4ème avant JC) y côtoient des parties restaurées par la dynastie Ming. Nous avons pu la découvrir par une belle journée de printemps avec la neige couvrant les fleurs de cerisiers et les montagnes. Magique ! La Grande Muraille, un véritable musée à ciel ouvert.

 

Selon un adage célèbre, "Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave" Alors, quand nous rejoignez-vous ? 

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Pour le semi-marathon, l'entraînement sera plus que nécessaire !
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Trois générations à la découverte du Shanxi !

Il y a deux ans, ils nous disaient qu'ils ne voyageraient plus jamais en dehors de l'Europe ... Les voici à Datong !

 

Début mai, c'est avec énormément de plaisir que nous avons accueilli Papy et Mamy de Villers. Après deux journées de récupération (bien chargées quand même), nous voilà sur la route pour découvrir une nouvelle région : le nord de la province du Shanxi.  Nous explorerons particulièrement Datong et ses alentours. Cette région, située à l'ouest de Pékin, compte de nombreux sites historiques et religieux. Il s'agit d'un des berceaux de la culture chinoise. Le relief du Shanxi est complexe et varié. Les montagnes (avec des altitudes supérieures à 1500 m) y sont abondantes. Nous avons eu la chance de les traverser. Ce n'était pas prévu au programme mais l'autoroute étant fermée sur 30 km suite à un accident, on n'avait pas trop le choix ... Merci à Tom, notre chauffeur pour ce voyage. Finalement, les deux heures de détour nous ont permis de découvrir des paysages lunaires. Nous avons traversé des villages avec des maisons en terre mais également rencontré des nuages de poussières noires, très noires. En effet, le Shanxi possède un tiers des gisements de charbon de toute la Chine ... A côté des camions remplis de cette matière première, nous avons vu des champs entiers de panneaux solaires ou des montagnes fleuries d'éoliennes. La politique écologique est en pleine évolution depuis plusieurs années et le contraste est saisissant. 

 

Avant de découvrir les merveilles du Shanxi, il était temps de prendre des forces. Notre guide nous propose un hot pot au poulet. On en avait déjà goûtés mais des comme cela, c'était notre première expérience. J'ai adoré voir la tête de papy quand la "bête" est arrivée 😨 Ici, pas de déchet ; on mange tout. C'est ainsi que la tête, les pattes ou encore le coeur du poulet flottaient parmi les nombreux légumes. La première impression passée, c'est avec beaucoup de plaisir et de rires que nous avons partagé ce repas. On allait à la pêche aux blancs de volaille. Alex a même tenté les pattes comme son papa il y a quelques mois. Trop coriace à son goût ! Repus, il est temps de nous diriger vers le Monastère Suspendu (Xuankong Si), fondé durant la dynastie des Wei du Nord au sixième siècle. Celui-ci défie les lois de la gravité et est soutenu par des étais en bois encastrés dans la falaise (et des poutres enfoncées dans la roche, OUF). Il a été reconstruit à plusieurs reprises suite aux nombreuses crues de la rivière. Il domine à cinquante mètres de haut. C'est un véritable miracle architectural qui résiste aux vents et tempêtes. Il est composé d'un quarantaine d'édifices creusés dans la falaise et reliés par d'étroites passerelles, escaliers ou couloirs flottant dans le vide. On a une vue imprenable sur la montagne Hengshan (une des cinq montagnes sacrées du Taoïsme). Nous étions quand même heureux de ne pas être 500 en même temps sur la structure. Les barrières de protection sont basses, à déconseiller aux personnes sujettes au vertige ... Il s'agit aussi du seul temple mêlant les religions taoïste, bouddhique et confucéenne. Pas de jaloux : des statues de Bouddha, Laozi et Confucius sont disposées un peu partout. Après avoir pris de la hauteur, nous découvrons une autre merveille de la montagne Hengshan. Nous prenons de justesse notre ticket pour visiter un ensemble de temples. Nous sommes quasi seuls sur cette énorme esplanade. Le silence règne. Nous nous promenons sur ce site aux couleurs étincelantes. La vue est superbe. Nous apercevons au loin le barrage. Vu le retard, nous n'aurons pas l'occasion de prendre le téléphérique mais nous sommes déjà heureux de toutes les surprises du jour (toilettes comprises). Il doit y avoir de magnifiques balades à faire mais on ménage les beaux-parents. Ils doivent être en forme pendant trois semaines car leur agenda chinois est chargé. 

 

Après un petit concert et une nuit réparatrice à Datong, nous voilà repartis pour découvrir une pure merveille de l'art bouddhique : les Grottes de Yungang (inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco en 2001). Ce site compte plus de 51.000 statues bouddhiques disposées dans 252 grottes (50 ouvertes au public) taillées dans des falaises de grès.`Soixante années ont été nécessaires pour réaliser ce petit bijou débuté en 460. Pour accéder au kilomètre de grottes, nous empruntons une allée bordée de colonnes chargées de symboles bouddhiques (pagodes, éléphants, fleurs de lotus, ...). Ensuite, un arbre à voeux tout en couleur nous accueille. Nous découvrirons également un magnifique temple reconstitué logé sur une île. Enfin, nous voici au pays des Bouddhas. Nous sommes impressionnés par la précision des traits et les couleurs. Certaines statues sont parfaitement conservées et ont gardé leur éclat. Dans la grotte numéro cinq, le visage doré de Sakyamuni vous contemple du haut de ses 17 mètres. Tous les murs sont ornés de magnifiques statues. Dans la grotte six, on trouve une pagode carrée sur laquelle est gravée la vie de Bouddha de la naissance à l'atteinte du nirvana. Tous les murs sont remplis de bodhisattvas (sage bouddhiste ayant franchi tous les degrés de la perfection sauf le dernier qui fera de lui un bouddha), animaux, petits bouddhas dans leur niche, ... Il y en aurait 3600 rien que dans cette grotte. Le mur de la grotte 20 s'est effondré et c'est donc au soleil que le bouddha nous transmet son majestueux sourire. Il est devenu le symbole de Yungang. Plusieurs personnes font brûler de l'encens et prient sur les coussins jaunes. Après, on trouvera un mur avec pleins de petites cavités et vous devinerez par vous-même ce qu'il y a dedans 😀 On passera par un musée plus moderne mais les explications n'étant qu'en chinois, on en sortira rapidement. Après quelques photos "fleurs", il est temps de rejoindre la sortie. L'ambiance  de ce site est extraordinaire.

 

Après un délicieux plat de nouilles (au moment où j'écris, je peux vous confirmer que la maîtrise des baguettes de beau-papa et belle-maman est parfaite), on s'attaque à Datong. La ville est un peu spéciale. L'ancien et le neuf sont sous la même enseigne. Il y a d'énormes buildings ultra modernes, des grues partout. En parallèle, ils détruisent du vieux pour construire du nouveaux vieux : la nouvelle vieille ville (oui je sais que j'ai utilisé plusieurs fois le même adjectif dans cette phrase). Les petits ruelles sont sympas. Nous décidons de faire un peu de sport : vive le cuistax ou la Rosalie pour nos amis français ... (j'aime voir leur regard quand je sors un belgicisme 😊). Le choix est cornélien. On en prend un de six, trois de deux, deux de trois ou des vélos ???? Après vingt minutes de réflexion, des pleurs d'Arnaud, le choix est fait. Le début est cocasse, surtout pour les parents. On se demande si on arrivera à faire les six kilomètres de remparts. Car oui, comme vous pouvez le constater sur les photos, nous avons décidé de rouler sur les remparts de la ville. Après un kilomètre plus compliqué, des changements de montures, nous trouvons l'équilibre parfait. Nous avons tous apprécié cette activité avec des vues surprenantes. Excellente aprèm sous le ciel bleu de Datong. Le soir, nous nous promenons avant de choisir notre restaurant. Comme souvent, pas de carte en anglais, pas de photos mais des serveurs super serviables et des applications qui vous changent la vie (photo du menu et traduction instantanée) ! Malgré cela, c'est toujours un peu à l'aveugle que nous choisissons nos plats. Le résultat est excellent.

 

Avant de quitter Datong, on ira voir le fameux mur aux neuf dragons datant de 1392 : 45 mètres de long, 8 mètres de haut, 2 mètres de largeur, 426 carreaux émaillés et vernissés, 5 couleurs et 9 dragons car symbole de la perfection ... Il  s'agit du plus grand mur de ce type en Chine. Bref, on l'a vu 😃 

 

Super première découverte en famille. Papy, Mamy, vous en pensez quoi ?

 

PS : Pour la petite histoire, cet article a été écrit à deux doigts :) Petit accident domestique qui m'a permis de visiter les urgences de Pékin. L'eau des nouilles chinoises a eu raison de moi. Vive les cours de secourisme de La Croix Rouge (Caro, j'ai beaucoup pensé à toi), vive les copines expats (infirmière, babysit, médecin, ...), vive Gilles et les enfants pour leur sang froid (tu as mal maman ? en jetant un oeil en dehors de la tablette). Bon, Gilles me surnomme à nouveau RIF-RAF mais tout va bien !

 

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Une patte de poulet les amis ?
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Les frère Dardenne ont de la concurrence ...
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Changement de décor, place aux pains de sucre !

J'ai comme l'impression que vous faites une overdose de riz ... Allez viens, je t'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel !

 

Pour découvrir notre nouveau terrain de jeux, embarquement sur un radeau en bambou près de Jiuxian Ancient Village. C'est grâce aux bras de notre batelier que nous naviguerons sur la Rivière Yulong. Balade paisible et féérique. Nous sommes seuls au monde pour découvrir ce petit paradis. On ne sait pas où arrêter nos yeux ou plutôt nos objectifs tant les pains de sucre sont somptueux. Je rigole en écrivant ce mot "pain de sucre" (petite parenthèse dans le récit de notre voyage. Avant sa naissance, la sage femme m'avait annoncé qu'Alexandre allait naître avec un pain de sucre sur la tête. On n'avait aucune idée de ce que c'était ... En fait, il avait une grosse bosse comme le chapeau de Bumba le petit clown. J'avais vite préparé un bonnet taille trois mois pour cacher cela. En voyant les photos avec ma grosse chemise rouge et Alex avec son bonnet sur les yeux, on était magnifiques !). Retour à nos moutons. Le paysage est à couper le souffle. Comme des cons, on essaie avec Alexandre de trouver le décor qui se trouve sur le billet de vingt yuans. A chaque montagne, on se dit c'est ici. Notre guide nous informera après  que nous verrons ce paysage à Xingping. Ça m'apprendra à ne pas préparer à l'avance les voyages 😀On rigolera sur les passages de mini cascades (souvenir de la descente de la Lesse avec le ping-pong et les Vosgiens). Heureusement, notre batelier gère son embarquement avec brio. Après 45 minutes de navigation, c'est à vélo que nous remontons la rivière. Nous aurons le plaisir de croiser des locaux mais aussi des canards, poules,  vaches. Nous sommes en pleine nature. Le vert domine. Juste pour le plaisir des yeux. On en redemande. 

 

Le lendemain, le ciel est dégagé et la température clémente à Yangshuo. On peut même sortir les shorts. Oh yeah !!! Place à la marche à pied. Ce vendredi est un jour spécial en Chine. C'est la fête des morts, Qing Ming Jie (clarté brillant fête - 清明节). C'est un jour férié. On croisera de nombreuses familles se rendant sur les tombes. Les traditions sont différentes des nôtres (pas de chrysanthèmes ici). Les personnes se baladent avec des bêches, faucilles, pelles, ... ils vont nettoyer les tombes. Je comprends mieux après l'utilité de ces outils. Les tombes sont plus simples que les nôtres. Parfois, il y a une stèle, des fois, juste un tas de terre. Pour certains, elles se trouvent à flancs de montagnes. Les familles tirent les mauvaises herbes (certains ont beaucoup de travail), brulent de l'encens, apportent des offrandes (nourriture, fleurs, cigarettes, thés, ...) à leurs ancêtres. Selon les croyances, si les tombes ne sont pas bien entretenues, les défunts ne peuvent pas reposer en paix et leurs descendants auront des malheurs. Ils font aussi brûler des faux billets, maisons en papier, ... les défunts pourront ainsi les utiliser dans leur monde (des petits tourbillons de vent les emportent vers le ciel). Les Chinois font également péter les pétards (pour faire fuir les mauvais esprits). Pendant toute cette journée, nous verrons de nombreux feux d'artifice. Après avoir nettoyé les tombes, les familles se rassemblent autour d'un bon repas. C'est une occasion de resserrer les liens.

 

Première ascension sur la colline Xianggong avec vue panoramique sur la Rivière Li (non, Alex ce n'est pas ici le billet de vingt yuans). Gilles apprécie aussi les points de vue des Chinoises. Certaines ne se sont pas habillées chez Décathlon pour monter les marches 😊 Après, nous nous baladerons trois heures à travers les montagnes, au bord de la rivière, au son des pétards avec des paysages splendides. Nous rencontrerons des peintres croquant parfaitement ces pains de sucre. Une famille nous offrira des sticky rice (plus coriaces à manger ceux-ci). Nous nous arrêterons dans un petit monastère où Arnaud fera trois voeux (le contenu est surprenant et émouvant). Nous croiserons les pêcheurs aux chapeaux pointus accompagnés de leurs cormorans, les femmes cuisinant sur les bateaux, ... Le trajet commence à être long pour les petits. Le soleil tape mais nous avons encore quinze minutes de marche pour découvrir ce fameux décor du billet de vingt yuans (et on n'est pas les seuls). Alexandre est à bout (c'est encore loin grand Schtroumpf ?). La photo est prise. Nous pouvons aller manger au centre de Xingping, petite bourgade sympathique. Après avoir repris des forces (les nouilles ont un effet terrible sur Arnaud), nous décidons d'escalader la montagne Laozhai (1159 marches). Ce sera en amoureux que nous le ferons. Les petits resteront cool avec Lilly et feront un peu de shopping. Finalement, j'étais contente de ce choix car l'ascension est assez impressionnante. Le chemin est étroit, glissant, escarpé et notre petit coeur bat à tout rompre (bon exercice de cardio). On aura même droit à l'échelle et aux panneaux indiquant que trente personnes ont disparu ici (gloups). Mais arrivé au sommet, on est remercié par ce panorama grandiose. Pour ma part, mon vertige mettra cinq minutes à partir avant que j'ose rejoindre Gilles encore plus haut, sur les rochers. La vue est à couper le souffle, le vide impressionnant et paralysant.  Nous retrouverons nos loustics avec la banane et de magnifiques présents pour nous (une mini table à thé trône dans mon salon). Tout le monde a trouvé son compte. Ouf ! Cette journée prend fin. Nous avons des étoiles pleins les yeux et une délicieuse bubble waffle dans le bidou. Nous terminerons notre soirée après un magnifique concert de cithare locale (guzheng) by Back kids. 

 

Nous entamons le weekend par la visite de la Grotte d'Argent. Elle traverse une douzaine de pics karstiques. C'est un réseau spectaculaire (quasi deux kilomètres ouverts au public) de grottes souterraines. Il y a de magnifiques stalactites argentées dévalant du plafond. Etonnamment, la grotte est chaude et humide. Elle est aussi très colorée. Les propriétaires ont mis le paquet (un peu trop) avec les spots : bleu, vert, jaune, rouge, orange. Il y en a pour tous les goûts. On s'amusera à imaginer des animaux, on rigolera de certains panneaux (dont cette surprenante interdiction d'aller au petit coin 💩), on évitera les nombreuses échoppes souvenirs (fièvre de la consommation quand tu nous tiens). En parlant de dépenses, un proverbe dit qu'après cette visite, on ne manquera plus d'argent dans notre vie ... Feedback des enfants, grottes trop lumineuses 😀Nous arpenterons ensuite la région en deux roues. Vélo pour Alex et moi (on ne prend plus de risque ici)  et en scooter électrique pour Gilles et Arnaud. Les vélos et tandem étaient trop grands pour le petit donc Gilles a dû  se sacrifier.  Un moment, je vois trois jolies jeunes filles faire les doux yeux, des sourires près de mon homme. Du coup, après hésitation, il leur demande si elles veulent faire une photo. Et je vois qu'elles montrent Alex du doigt pour le cliché. Gilles a pris dix ans dans la vue 😔 C'est donc à bicyclette que nous découvrirons le Parc du Grand Banian. On y observe un immense arbre dans l'envergure est impressionnante. Il aurait été planté il y a plus de 1500 ans sous la dynastie Jin. Ce serait un arbre permettant de trouver le grand amour ❤️ A bon entendeur ... Nous enfourchons ensuite nos véhicules pour deux heures de balade (la crazy family n'est jamais fatiguée selon notre guide). Nous verrons la Moon Hill (arche naturelle gravée dans une montagne karstique), des montagnes en forme de chameau, ... Nous serons seuls au monde dans les campagnes et rizières. Pour les dix dernières minutes, nous retrouvons la foule dense avec des scooters dans tous les sens. Retour à la réalité. En reprenant la voiture, nous ferons un arrêt photo devant les robots Transformer (heureux sont nos garçons). Nous passerons notre dernière soirée à quatre à Yangshuo. On ira prendre un bain de foule dans la rue commerçante, West Street. Ça grouille, ça bouge, c'est animé. On sera surpris par les gogos danseuses dans les bars. Arnaud sera perturbé en passant devant des personnes qui insèrent de longues aiguilles au niveau de la tête des clients. Ces derniers sont assis, cool, dans un fauteuil. Je pensais que c'était de l'acupuncture et l'explique à Arnaud (il aura des difficultés à s'endormir ... les nombreux vaccins ont laissé un très mauvais souvenirs à notre loulou). Après un dernier repas au restaurant indien (la boucle est bouclée), nos enfants seront pliés de rire dans une drôle de machine qui roule. Ils sont aux anges !

 

Déjà dimanche, Gilles nous quitte de bonne heure. Le travail l'appelle. Il s'envolera vers l'Europe pour dix jours. Le triple A continuera l'aventure sans lui. Au programme du jour : cuisine, calligraphie, balade et danse improvisée. A dix heures, nous avons rendez-vous pour découvrir le marché local très authentique. C'est dans un grand entrepôt que nous déambulons entre les étals de fruits et légumes. Nous passerons ensuite dans le département "viande". Je vous confirme le dicton cantonnais : "On mange tout ce qui a quatre pattes sauf les tables, tout ce qui vole sauf les avions, et tout ce qui nage sauf les bateaux" ... Après cette surprenante visite, il est temps de cuisiner. On restera dans le traditionnel. Nous voilà chacun transformé en petit chef devant notre poste de travail. Je suis stressée pendant la première heure avec les petits maniant le grand (très grand) couteau et la cuisson comme personne. Je suis également impressionnée par leur concentration. Ils écoutent toutes les instructions en anglais et suivent à la lettre les indications données. Ouawwww !!! Pendant deux  heures, ils seront au four et au moulin. Le résultat est top. Au menu : jiaozi (raviolis), champignons garnis, nouilles végétariennes et un délicieux poulet gong bao, plat typique du Sichuan. Nous dégustons nos mets en terrasse avec une magnifique vue sur Yangshuo 😋. Après ce bon repas, une balade digestive s'impose. On se fera à nouveau quelques escaliers pour voir la ville sous un autre angle. Bon, je pense que vous avez fait le plein de vue, non ? Retour sur la terre ferme, dans le parc de la ville. Les personnes s'y rassemblent pour discuter, jouer aux cartes, faire du sport, s'occuper des enfants. L'ambiance est familiale. Un moment, un couple se met à danser avec une musique entraînante. Alex se prendra au jeu et rejoindra la dame sur des airs latino. Sourire aux lèvres, il restera cinq minutes sous les feux des projecteurs. Nous ferons ensuite une petite escale dans un atelier de calligraphie. Les enfants écriront les chiffres, quelques mots en caractères chinois. On sent Arnaud tout de suite moins concentré, puisqu'il connaît déjà ! Après quelques pleurs, il peindra des pandas 🐼 Alex sera motivé à chercher dans un livre les prénoms Gaspard et Caroline pour les écrire en chinois. Les heures passent et nous voilà déjà en direction de l'aéroport. J'admire encore le paysage tout le long du trajet. On jouera un peu les prolongations suite au vol retardé. Allez, grande respiration avant de m'envoler avec mes deux loulous vers Pékin !

 

Ah oui, j’ai oublié que ce n’était pas de l’acupuncture mais des personnes qui se faisaient laver les oreilles en public. La Chine nous étonnera toujours !

 

Notre voyage dans le Sud de la Chine touche à sa fin. Comme vous avez pu le lire, nous avons adoré cette région riche en découvertes. Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

 

 

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Alors on danse ? Alex sur la piste !!!
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Slippery, Slippery ... You are a crazy family !

Après notre rendez-vous en terre inconnue, découverte des rizières en terrasses de Longji.

 

C'est sous la drache que nous quitterons Zhaoxing. Nous découvrons le Pont du Vent et de la Pluie de Chengyang. Après trois jours passés dans la région, on comprend mieux l'utilité de ces édifices qu'on retrouve dans chaque patelin. C'est un lieu pour discuter tout en se protégeant des aléas météorologiques. Celui-ci est particulièrement célèbre. Il date de 1916 et est composé uniquement de bois et de pierre, aucun clou ! Sa solidité tient au jeu de superposition des rondins et planches. Il aurait été construit pour rendre hommage au dragon qui a sauté dans la rivière pour sauver une jeune fille. Ce pont symbolique protège les villageois et leur procure fortune, bonheur et bonne récolte.

 

Nous nous promenons et nous gouterons un délicieux sticky rice (un euro tout compris) sous une tonnelle. La marchande a le sourire aux lèvres en voyant nos enfants dévorer leur repas et en redemander. Les petits resteront avec elle, au sec, pendant que j'irai sur la "grande place". Gilles est, quant à lui, en pleine négociation pour son boulot (le petit plus lors de la rédaction de cet article, c'est que son travail a porté ses fruits. Oh YEAH !!!). La place est également le lieu de rencontre quand il fait beau. J'y croiserai des vieilles dames vendant leur porte bonheur, un marchand de thé, ... Sur le chemin de retour, nous découvrons trois femmes dans la rivière. Elles récoltent des coquillages (ou escargots). Les paniers se remplissent doucement. La patience est de mise.

 

Après une route en serpentin, nous arrivons à Ping'An, petit joyau niché dans la montagne. Notre hôtel est vraiment sympa. La chambre, tout en bois, nous rappelle les vacances au ski. La vue de la terrasse est imprenable ... enfin, pas après notre première nuit (cf photo). Mais rien ne nous arrête. Nous partons dans une purée de pois et nous crions d'émerveillement quand la brume se lève. Le spectacle est extraordinaire. Des rizières étagées en courbes concentriques se présentent à nous. Les terrasses sont remplies d'eau et reflètent comme un miroir quand le soleil montre son nez. Chaque saison offre une vue différente (couleur dorée juste avant la moisson ou sous la neige en hiver). N'hésitez pas à aller vous perdre là-bas. 

 

Notre guide, Lilly, avait prévu de faire un aller-retour mais Gilles a une autre idée en tête. En voyant le haut de la montagne couvert et le village du fond très très dégagé, il lui propose de continuer à travers les rizières. Après négociation, elle accepte (il est fort ce Gilles) et nous mettra plein de fois en garde : "Vous êtes certains ? Attention, c'est super glissant ! Et les enfants? No stress Lilly, ça va aller". On aura souvent entendu : "Be careful, slippery, slippery, you are a crazy Family" (ça nous faisait penser à Sid dans l'âge de glace). Mais qu'est-ce qu'on a ri ! Bon, c'est vrai que nos pantalons étaient un peu sales (surtout chez les adultes). Gilles nous a fait une magnifique glissade. Deux heures de pur plaisir à travers champs (enfin rizières). Ensuite, nous sommes passés à Huang, village habité par la minorité Yao. Les femmes se distinguent par des costumes colorés et ont une longue chevelure soyeuse. En fonction de la coiffure, on peut dire si elles sont mariées ou non, avec ou sans enfant. J'ai eu une pensée pour Elvis et Dick Rivers (sujet d'actualité en écrivant ces lignes). Pour le midi, nous avons opté pour du poisson (on oublie vite ce qu'on a vu la veille). Mon estomac n'était pas assez accroché pour tenter les grenouilles de montagne. On est content d'avoir une guide qui nous traduit les menus car même avec nos heures de chinois, le choix est parfois cornélien. Un bon ganbei (les enfants apprennent vite les us et coutumes) et on repart. 

 

C'est sans nos deux loustics (restés au chaud à l'hôtel) que nous prendrons de la hauteur. Les points de vue se nomment : Nine dragons and five tigers ou encore Seven stars with the moon. Magnifique ! La vue est plongeante. Les Chinois proposent de nous prendre en photos. On prend la pose :) On se baladera deux heures dans ce paysage féérique. Après un UNO endiablé, une bonne bouteille de vin rouge (denrée rare ici) et un excellent repas, nous retrouverons Morphée dans notre chambre tyrolienne. 

 

Il est temps pour nous de vous faire découvrir autre chose que des rizières en terrasse ... Avant cela, quelques photos de notre arrêt dans une maison de thé (LiuSanjie tea farm). Petite dégustation après notre maigre récolte ... Bon, on ne reviendra pas les mains vides. Un "Pipi boy" a pris ses quartiers à Pékin 😃 (Merci Elisabeth).

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Ganbei version Alex et Arnaud
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Beach or jungle, that is the question !

Après les temples d'Ankgor, un peu de repos ... enfin version Back-Archambeau !

 

Pour rejoindre Sihanoukville, vol intérieur avec petit avion à hélices, j'étais contente d'embrasser le sol (comme JP II) ! En effet, j'ai un petit peu (un tout petit peu) peur de l'avion. Malgré les multiples explications de Gilles sur les progrès de l'aéronautique, je deviens blanche à la moindre petite zone de turbulence. Mais bon, avec mes pigeons voyageurs, je ne suis pas sortie de l'auberge ;) 

 

Le trajet aéroport - hôtel ne nous a pas emballés. Des travaux partout, des immeubles non terminés, du plastique à perte de vue, ...  Cependant, je ne peux pas avoir un avis objectif avec deux jours passés ici. Certains nous ont juste dit : c'est "un peu" la zone. Selon nos lectures, la ville serait en plein développement et prise d'assaut par nos compatriotes chinois qui construisent hôtels, casinos, discothèques, ... à la pelle. Par contre, la plage Sokha Beach était magnifique (long ruban de sable blanc ombragé par les palmiers) et finalement, c'est cela qu'on voulait. Nous avons donc profité à fond de notre environnement paradisiaque pour fêter le Nouvel An Chinois (新年快乐 - Xin nian kuai le). Alexandre a adoré dessiner les douze signes chinois dans le sable. Arnaud a profité de son siège et nous du coucher de soleil. Parfait ! Le lendemain, c'était menu "piscine / plage". Après avoir lu nos livres, fait nos longueurs en améliorant notre style, nagé sous l'eau avec les petits sur le dos, observé les habitudes de nos amis Chinois autour d'une piscine, ... On était prêts pour un peu plus de sensations et à Koh Rong Island, on a fait le plein !

 

Malgré une attente un peu longue pour la voiture réservée initialement à 8H25 et, ... qui n'est jamais arrivée. Et après avoir posé 100 fois la question : "Vous êtes certains qu'on ne va pas rater le bateau ? Non, non, Monsieur, le bateau vous attend (c'est cela oui ;)) et la voiture va arriver :) No Problem, no problem, no problem, ... " Gilles commençait un peu à s'énerver (fait assez rare pour être mentionné). Finalement, après un trajet épique (dur dur les montées avec quatre personnes à l'arrière d'un tuk tuk), on était installé dans le bateau prêts pour une heure de traversée !

 

Directement sur l'île, nous décidons de louer des scooters pour quitter la zone fort fréquentée du petit port (cafés, guest houses, petits restos, ...). Après quelques recommandations des routes à prendre ou non (hum, hum), nous voilà cheveux au vent avec nos petits loups à l'arrière. Après cinq kilomètres, nous longeons des plages  de sable blanc désertes avec une eau translucide. Splendide ! Premier arrêt. L'eau est délicieuse. Nous remontons sur nos bolides pour tenter une autre plage. Bien sûr, pas d'écriteau, pas de direction et on se retrouve finalement dans une forêt avec des descentes (et montées of course), de belles grosses pierres par terre (non Gilles, je n'exagère pas !), des passages sur des ponts et la naissance d'un manque de confiance de mon côté. Malgré des passages réussis haut la main, je commence à sentir une certaine fatigue (crainte) ... et l'erreur technique arrive à du 5 km/h (Gilles dit 2) peut-être la raison de la suite à savoir ... la chute ! Heureusement, plus de peur que de mal (c'est moi qui me suis tout pris, Arnaud n'a rien). Après discussions, on décide qu'on ne verra pas Lonely Beach (elle portait bien son nom celle-là. I feel lonely, I'm so lonely, I feel so low ...). Qui dit demi-tour, dit retour en arrière, même chemin, ... On échange nos motos (celle de Gilles est plus stable et il le reconnaît), nos coéquipiers (Alex me fait des séances de garde confiance, tu vas y arriver, je crois en toi. Futur psy ce petit ?) et Gilles s'amuse à faire des A/R pour les passages que je ne veux plus faire. Il me confiera plus tard qu'il aimait bien ce petit côté technique (Pffff).

 

On se retrouve enfin sur la magnifique plage de Long Beach et on n'hésite plus : on plonge. Les blessures seront vite nettoyées (vive les cours de secourisme) et le côté "love fun paradis" retrouvé. On ne fait que profiter. L'heure tourne malheureusement. Il est temps de retrouver le monde. En passant dans un mini village, Alexandre me dira qu'il n'y a que des Hipsters ici (c'est vrai que le côté barbu à tatouages est fort présent) et me rejouera en boucle le sketch de Norman le youtuber.  J'adore le concept ;)

 

Avant de reprendre le bateau, retour à la réalité en observant ces courageuses dames qui ramassent sans relâche les déchets qui s'échouent sur la plage. Avec "Black" de Pearl Jam (musique de fond dans le café), les larmes me montent directement aux yeux. Je les garderai pour moi derrière mes grosses lunettes de soleil. Je peux déjà vous dire que ce voyage m'a retournée par ces contrastes.

 

Retour en bateau version "Sardines, tangage, roulis, sac en plastique et vomi". Les pieds du Monsieur derrière Arnaud étaient contents :) Retour en tuk-tuk dans le trafic de Sihanoukville illuminé et gros dodo après cette journée d'aventuriers de seconde zone !

 

C'est avec des yeux d'enfants que nous avons fait le trajet vers notre nouvelle destination. Quatre heures de route en observant les villages, en admirant les paysages, ... pendant qu'Arnaud dormait à poings fermés et qu'Alexandre jouait à l'architecte Mine Craft. A l'arrivée, taxi bateau (20 minutes) sur la rivière Tatai pour atteindre le 4 rivers Floating Eco Lodge. Après deux gros hôtels, changement d'ambiance : glamping ou comment allier camping et glamour (hum hum). Intimité, calme, pas de réseau, pas de piscine et WELCOME TO THE JUNGLE (comme dirait ce bon vieux Axl Rose, clin d'oeil à Delphine). Lodge avec des tentes flottantes ou non (pour les familiales), un service et accueil irréprochables, un environnement magnifique, des sourires, des excursions diversifiées, un restaurant à l'écoute, ... Le tout construit  sur le modèle d'un éco-tourisme respectueux de la nature et de la population locale. Rien à redire à part vous conseiller d'y passer quelques jours. 

 

Donc, une fois les valises déposées, nous avons plongé dans la rivière, expérimenté la nage à contre sens (ou comment faire du sur place), fait nos aventuriers aquatiques (plus dans mon élément que sur un deux-roues), improvisé le scénario d'un nouveau film d'horreur (La loutre), ... On a bien rigolé (j'assume qu'on est un peu gamin). Ensuite, un peu de lecture et un UNO mémorable sur notre magnifique terrasse à l'ombre des palmiers.

 

Après une nuit écourtée pour moi (je ne sais pas pourquoi mais je me suis revue avec mes copains d'EAA en Egypte), nous prenons le large pour nous rendre aux cascades de la Rivière Tatai. Durant le trajet, nous admirons le paysage grandiose. Jungle luxuriante, large rivière paisible, zénitude garantie. Aux chutes, nous explorerons aussi bien l'amont (véritables piscines naturelles) que l'aval (débit moindre vu la saison sèche). L'eau y est claire et provient de la Chaîne des Cardamomes. Cette région est encore bien préservée. Nous passerons quatre heures à barboter, plonger, sauter, escalader, nous cacher sous les chutes, nous reposer (surtout Arnaud qui a un peu du mal avec les 35 degrés version humide) et faire un peu de kayak (pour Alexandre). Véritable terrain de jeux peu fréquenté et avec un guide vraiment sympa. Après cette journée, notre soirée fut calme, très calme. Du coup, le matin, j'étais en grande forme pour admirer le lever du soleil et essayer de voir les loutres pendant que mes trois loustics dormaient.

 

Notre sortie nous permettra de visiter une école (sans enfants car samedi), un village de pêcheurs et également faire du kayak dans la mangrove. Ce jour, lendemain d'une sortie aquatique intense, on sent les enfants fatigués (surtout le grand). Ils se reposeront sur le bateau. Nous profitons de ce silence. C'est rare de ne pas avoir Alexandre qui discute non stop (on se demande de qui il tient). Comme on s'en doutait l'école n'a rien à voir avec les nôtres. C'est intéressant de montrer aux enfants comment cela se passe ici. Le guide nous montrera l'alphabet Khmer. Pour nous, c'est du chinois mais avec des courbes. Il  nous expliquera également les difficultés rencontrées pour accéder aux écoles (en bateau), pour trouver des professeurs, ... En effet, on est complètement paumé dans la jungle (à une heure de bateau de la route principale). Ensuite, nous passerons un peu dans le village (je me sens toujours un peu gênée mais nous sommes toujours accueillis avec de grands sourires). Le guide nous informera que la langue thaï est très souvent parlée ici. Avant le génocide, cette région hébergeait de nombreux Thaïs installés depuis de nombreuses générations. Suite aux "Khmers rouges", la plupart sont repartis en Thaïlande tandis que d'autres se sont repliés dans la jungle ...

 

Après un bon repas pris sur le bateau, sortie sportive avec une promenade en kayak. Nous nous perdons dans la mangrove (brève définition : écosystème dynamique  caractéristique des littoraux tropicaux ou subtropicaux et constitué principalement de palétuviers, arbres possédant des racines échasses. Elle est extrêmement utile pour la protection des terres). Nous sommes impressionnés par ces arbres dont les branches et racines s'embrassent dans l'eau. On est seuls au monde accompagnés du chant des oiseaux. Les enfants reprennent vie et roucoulent aussi. Magique (Caro, rassure toi. Je n'avais pas 30 litres d'eau dans mon kayak comme en juillet). Nous rentrerons à l'hôtel bercés par le mouvement de la rivière Tatai. A la tombée de la nuit, une petite surprise nous attend avec la découverte d'arbres complètement illuminés : merci les lucioles !!! 

 

Et vous, vous êtes plutôt plage ou jungle ?

 

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Summer Palace ? Just a Stairway to Heaven ...

Octobre versus décembre, la découverte du Palais d'été sous deux angles différents !

 

Aussi incontournable que la Cité interdite, le Palais d'été (Yihéyuan - Jardin de l'harmonie préservée) était le lieu de villégiature des empereurs fuyant la fournaise estivale du centre. A l'origine, simple jardin impérial de la dynastie Ming, il fut construit par l'empereur Qing QianLong en 1750 pour célébrer l'anniversaire de sa maman. Il fit agrandir les jardins et approfondir le Lac Kunming par 100.000 ouvriers qu'il observait du haut de sa colline. Cette dernière a été modelée avec la terre draguée pour creuser le bassin. Le domaine s'étend sur 290 ha dont deux tiers sont occupés par l'immense lac. Au nord se dresse la "Colline de la longévité millénaire" sur les flancs de laquelle s'échelonnent temples et palais aux tuiles vernissées. Il y aurait 3.000 édifices, 420.000 arbres dont de magnifiques cyprès et saules pleureurs. 

 

Malheureusement, ce site a fait l'objet de nombreuses destructions durant la seconde guerre de l'Opium (1860), la révolte des Boxers (1900), ... L'impératrice douairière Cixi le fit reconstruire plusieurs fois (même le bateau de marbre a été refait) en grevant le budget initialement attribué au financement de la marine de guerre chinoise (hum hum). En 1949, il tomba une fois de plus en ruine. Il fut depuis totalement rénové. Cet ensemble majestueux est classé au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. Et on vous le dit, c'est SPLENDIDE !

 

En octobre, je l'ai visité avec l'association des parents (PA) de la BSB. Première sortie culturelle avec les mamans : magnifique occasion de rencontrer des personnes de tout horizon et de découvrir de nouveaux coins de Pékin. Notre temps étant compté (enfants oblige), nous avons privilégié les parties les plus connues. Nous avons traversé le pont aux Dix-Sept Arches (150 m) reliant la rive à l'île du sud. Il est orné de 544 statues de lions, toutes différentes. Nous avons observé les cerfs-volistes faisant virevolter leurs propres créations. Nous avons ensuite pris le bateau, reproduction de ceux d'autres fois, afin de nous rendre sur la Colline de la Longévité. Nous avons pu observer les palais dont le Pavillon des Fragrances bouddhiques (pagode octogonale composée de trois cercles de 40 piliers), lieu de culte tibétain. La salle des Nuages Ordonnés ou encore celle de la Bienveillance et de la Longévité ne se trouvent pas loin. Tous des noms qui invitent à la méditation ! Après la traversée, nous avons rendez-vous avec le fameux Bateau de Marbre où Cixi (et non Sissi) l'impératrice donnait ses fastueux banquets. Après un petit lunch argentin sympa agrémenté d'une vue imprenable sur les toits et Fragrant Hill, nous nous dirigeons vers un autre endroit mythique : le Long Couloir. Véritable galerie d'art de 728 mètres ornée de milliers de peintures aux thèmes variés : mythologie, animaux, littérature, théâtre, ... L'observation d'un maître de la calligraphie à l'eau clôturera cette superbe journée !

 

 

Début décembre, accompagnée de mes trois hommes et d'un collègue allemand, nous découvrons un paysage mystérieux : ciel couvert, soleil voilé et mer d'huile ! Le lac s'est transformé en un véritable miroir, ce qui accentue l'impression de calme. Nous avons donc droit à tous les édifices en double exemplaire : féérique ! C'est avec beaucoup de plaisir que les enfants courent et escaladent les rochers.  Avec leurs rires, ils se font vite repérer par les Chinois et leurs objectifs. Ils se prêtent au jeu des photos (quand tu commences, tu ne sais pas quand cela s'arrêtera). Ça fait sourire le collègue allemand qui sera également pris au piège. En effet, un homme blond de plus deux mètres, c'est un peu rare ici. Tout se fait dans la joie et la bonne humeur. Si les enfants disent non, ils le comprennent bien (et les prendront discrètement en faisant un selfie ...). En tout cas, cela plaît à Alex que je soupçonne sérieusement de tirer son bonnet pour montrer sa chevelure blonde vénitienne. En parlant de la  Capitale des Amoureux, il y a même un remake du pont des soupirs. Les bateaux à l'arrêt et décontenancés par le panneau "this way", nous avons décidé de faire une boucle autour du lac. Le lac commençant à geler à certains endroits, les enfants ont pris plaisir à faire glisser des pierres sur le miroir. Le son émis était enivrant (bon, c'est peut-être pas le bon mot ;) mais ça me parle bien). Comme vous l'avez compris, cette balade vivifiante a éveillé tous nos sens. Nous ne pouvons que vous recommander de passer au moins une journée  ou plusieurs demi-journées dans ce paradis digne de la peinture chinoise traditionnelle.

 

Jardin de l'harmonie vertueuse, Palais de la joie et de la longévité, Palais des vagues de Jade ... Vous en voulez encore ? Alors, rejoignez-nous pour voir le tapis de lotus couvrant le lac en été !

 

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From Hong-Kong with love

Premier city trip pour les petits Back ! Découverte de Hong-Kong, ville totalement différente de Pékin.

 

Nous avons profité d'un congé pédagogique pour faire une petite escale dans le Sud de la Chine. Occasion rêvée de retrouver un peu de chaleur avant d'affronter le froid de canard de Pékin :) Hong-Kong se situe à un peu moins de 2.000 kilomètres d'ici. Après trois heures d'avion, nous découvrons une ville toute illuminée avec d'énormes buildings. Nous prenons nos quartiers dans un petit appartement à 1h00 du matin. Pas de réveil prévu mais nos oiseaux gazouillent déjà à 7h00 du matin, prêts à explorer la ville. 

 

C'est donc munis de notre sac à dos que nous arpentons les rues en short (eh oui, mi-novembre, c'est 25 degrés ici). Premier arrêt près du quartier des affaires, photo traditionnelle sur les passerelles. On passe d'un bâtiment à l'autre via ces ponts. On lève la tête pour admirer les tours futuristes. Les galeries sont plus luxueuses les unes que les autres. Je ne regarde même pas les boutiques de grandes marques françaises et italiennes ... impayable :) Les filles, magnifiques, sont tirées à quatre épingles. Les hommes d'affaires défilent avec leur attaché caisse. Je n'en mène pas large avec mes chaussettes blanches ... Bon, on est des vrais touristes ou on ne l'est pas ! A la différence de Pékin, la majorité des personnes parlent anglais (ancienne colonie britannique redevenue chinoise en 1997). Heureusement, car ici, la langue, c'est le cantonais et c'est tout à fait différent du mandarin (9 tons, prononciations différentes, caractères traditionnels, ...). 

 

Nous traversons le jardin zoologique et botanique, écrin de verdure entouré de gratte-ciels. On découvrira des fontaines, des tortues, des papillons et des oiseaux de toutes couleurs ainsi qu'une diversité d'animaux. On décide de prendre un peu de hauteur en empruntant le funiculaire qui nous mènera sur le Victoria Peak (552 m). C'est de là qu'on peut (enfin si temps dégagé) admirer une vue imprenable sur Hong-Kong. Le panorama urbain est à couper le souffle. Tout est fort condensé vu la configuration de l'île. Petite balade pour faire le tour du pic. On choisira également l'option "à pied" (mais avec un passage via Nicole) pour redescendre au vu de la file du tram. On croise des motivés qui montent en courant ;) Allez, ce sera notre objectif 2020 (mais sur la Grande Muraille). Cela nous a donné soif de les voir, un petit arrêt vient bien à point. De notre terrasse, nous sommes étonnés du calme malgré la circulation (ça klaxonne beaucoup moins qu'à Pékin) et la foule. Les bars se remplissent petit à petit. Les happy hours fleurissent partout. On se dit que cela doit être une chouette ville pour de jeunes expats spécialistes de la finance !

 

Les lumières commencent à se faire belles. Nous déambulons dans les rues et découvrons un Hong-Kong plus traditionnel avec ses échoppes, ses restos ambulants, ses vendeurs de poissons, de krupuks, d'encens,  ...  Notre estomac commence à crier famine. Hong-Kong est très réputé pour sa gastronomie raffinée. On peut y trouver le restaurant étoilé (Tim Ho Wan) le moins cher du monde et spécialisé dans les dim-sums. Bon, nous on a envie de manger indien et on ne sera pas déçu. Nous arrivons tôt et avons la chance d'avoir une table avec une vue imprenable sur les tours illuminées. La nourriture est délicieuse, le décor magique, les enfants gentils : Ouawww !!! Bombay Dreams porte bien son nom. En parlant de rêves, il est temps de rentrer à la maison. Après leur marche de 19 kilomètres, Morphée a vite emballé nos enfants. 

 

Le deuxième jour est consacré aux petits avec la visite d'Ocean Park. Pour y accéder, nous empruntons le métro : facile, rapide, pas cher, propre. En un mot : EFFICACE ! Ocean Park est spécialisé dans le monde marin mais est également un parc d'attractions. Malheureusement pour nous (surtout pour eux), beaucoup étaient fermées dont celles de la partie "adventure" qui n'avait d'aventure que le nom du coup (remarque d'Alexandre). Les attractions sont plus proches de celles de la foire de Liège que de Phantasialand. Mais vu ma dernière expérience sur le XXL, personnellement, cela me suffit :) Par contre, le paysage est magnifique. Nous surplombons la mer. Le parc est séparé en deux par une montagne. Le trajet entre les deux parties se fait en funiculaire ou en téléphérique (beau panorama sur la mer et le littoral).

 

Nous avons adoré les multiples aquariums dont certains sont énormes et avec un tunnel aquatique. Nous avons observé longtemps l'éléphant de mer et la vie des pingouins. Nous nous sommes esclaffés devant la tête de poissons (gros cerveau, gros yeux, gros corps, ...). Nous sommes toujours aussi fan des méduses. La Chine étant le pays du panda, nous avons pu encore en rencontrer quatre ici. Pour information, ce parc comprend aussi des laboratoires de recherches et un pôle d'enseignement. 

 

La journée est vite passée et c'est avec un nouveau compagnon de route que nous avons quitté ce parc. Bienvenue à Yoshi gagné dans la joie et la bonne humeur :) Nous reprenons le métro pour nous rendre au Lady's Market avec un petit passage au Temple de Tin Hau (déesse de la mer et patronne des pêcheurs). Ce dernier est un peu perdu dans la jungle urbaine. Si vous aimez l'encens, vous allez être servi. Nous sommes impressionnés par "ses lampes odorantes". Après, place à la négociation pour acheter quelques petits cadeaux. Nous sommes coupés dans notre élan par Alexandre qui nous dit :"Dites, il faut qu'il gagne leur vie les gens". Du coup, je pense qu'ils ont fait une bonne affaire. Merci Alex et son grand coeur. 

 

On ne pouvait pas être à Hong-Kong sans la voir en version "By night". Chaque soir, un spectacle lumineux et musical permet de donner un autre visage à cette mégalopole. Les tours s'illuminent les une après les autres au gré des chansons. C'est sympa. Comme disait une copine, ça fait un peu Jean-Michel Jarre mais si tu es dans le coin, vas-y. Ensuite, nous avons pris le Star Ferry (pas cher du tout) pour rejoindre les gratte-ciel (traversée de l'île de Kowloon vers l'île de Hong-Kong). C'était vraiment une belle expérience. Bon, il commence à se faire tard. Dernière photo devant le magasin Apple avec le "fake" Lego "fake" Apple ;) Encore une belle balade de 18 Kilomètres pour les loulous. Ils sont rodés ces petits. 

 

Good Bye Hong-Kong

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Viens t'asseoir dans la cabane du pêcheur, il y a sûrement de la place pour deux !

Après Hong-Kong City, nous avons pris le large vers l'île de Lantau. Comment ça, il n'est pas frais mon poisson ? 

 

Une heure de bateau et nous voilà arrivés sur l'Ile de Lantau, la plus grande de l'archipel de Hong-Kong. Initialement habitée par des pêcheurs, elle s'est largement développée avec l'arrivée de l'aéroport en 1998 et même de Disneyland. Malheureusement pour vous et surtout pour nos enfants, nous ne sommes pas allés voir Mickey :)

 

Après avoir observé les paysages verdoyants, les vaches en liberté sur le bord des routes, les montagnes (Lantau Peak = 934m), les plages, le taxi nous arrête dans le village de Tai O, la "Venise de Hong-Kong" (personnellement, je n'ai pas le même souvenir de Venise :)). C'est un village de pêcheurs sur pilotis et point de chute de nombreux touristes. Après avoir pris nos quartiers dans un sympathique Airbnb, nous décidons d'aller nous balader dans ces petites ruelles à l'odeur toute particulière. Car ici, la spécialité, c'est le poisson séché. Et du poisson, il y en a ! De toutes les tailles, de toutes les sortes, ... de l'anchois à la rascasse, tout le monde y trouvera son bonheur. Les petits s'émerveillent devant les poissons gonflés à picots (famille des Diodons). Ils veulent même en acheter pour ramener à Noël (j'en connais qui vont être heureux ...). 

 

Nous sortons un peu des ruelles commerciales et découvrons les cabanes en acier (oui les enfants, les personnes vivent là), les jardins au désordre organisé (pensée pour l'Art Dada de nos amis bordelais). Un moment, une odeur nous prend au nez (souvenirs des tournées avec mon vété de papa ... Mais non, ce n'est pas l'odeur de la ferme !). Cela émane de grandes poêles remplies de pâte de crevettes. Et bien, ça dégage ! Bubba Gump a de la concurrence ici. Nous prenons ensuite un peu de hauteur pour faire une balade. Nous découvrons ainsi le plus long pont (inauguré fin 2018) du monde reliant Hong-Kong / Zhuzai / Macao (55 km avec un tunnel sous-marin). Nous essayons de voir des dauphins roses (attraction du coin). On se contentera de la magnifique photo statue. Nous redescendons dans le village où les derniers cars partent. Généralement, les personnes passent quelques heures dans le village. On a opté pour y passer la nuit et c'est vrai qu'en fin de journée, le village change de visage. Nous déambulons sur les ponts en bois, découvrons les pêcheurs mangeant en famille, l'intérieur des cabanes illuminées, ... Nous prenons un thé en observant le coucher de soleil. MAGIQUE !

 

A notre retour, les commerçants ont fermé boutique, les rues sont vides, les chats sortent de leur cachette. Il est temps de trouver un petit resto. Ici, on n'a pas l'embarras du choix. On ira à la cantine du village. Cela ne restera pas notre plus grand moment culinaire mais on a bien ri. La dame venue en fin de repas proposer du poisson frais à la table d'à côté m'a achevée :) Allez, au dodo pour affronter notre dernière journée.

 

Dimanche, on se fait un petite balade matinale à Tai O avec un magnifique ciel bleu. Nos appareils photos crépitent. Les pêcheurs reviennent de la pêche et vident leurs filets remplis de poissons tout frais. Ensuite, nous prenons le bus vers le Monastère de Po Lin connu aussi pour sa monumentale statue de bronze du Bouddha de Tian Tan (26 m de haut - 34 m avec son socle). Nous observons certaines personnes s'arrêter à chaque escalier pour faire une prière (268 marches quand même), proposer des offrandes ou encore allumer des bâtons d'encens (des fois énormes). De là haut, nous profitons du panorama et découvrons les six statues de divinités faisant des offrandes (fruits, fleurs, musique ...). Chaque statue représente une qualité (patience, sagesse, ...) ; la réunion des six permettant d'atteindre le Nirvana.

 

N'ayant pas encore toutes les qualités requises, nous nous rendons vers le Monastère et sa magnifique salle des 10.000 Bouddhas. Les couleurs sont splendides. J'adore ce mélange vert, bleu, rouge et or.

 

Nous décidons également d'aller nous perdre sur le Wisdom Path (Chemin de la Sagesse) en espérant que cela donne des idées à nos fils. Nous découvrons de grandes stèles en bois (avec des extraits du Sütra du Coeur) et disposées pour former le chiffre huit (chemin de l'infini en forme de 8. Remarque : huit est également un chiffre porte bonheur en Chine). Il y a pleins de chemins de randonnées dont un pour atteindre le point culminant de l'île. Malheureusement, nous n'avons pas assez de temps mais nous escaladons une petite colline qui nous permettra d'avoir une vue panoramique sur le site. 

 

On mangera un petit snack indien à Ngong Ping. C'est plutôt une rue style Disneyland avec des petites boutiques. C'est aussi là qu'arrive le fameux téléphérique (Ngong Ping 360) qui amène les pèlerins. On nous a dit que c'est vraiment sympa de le prendre mais que le temps d'attente est important. Logeant non loin de là, on a préféré le bus. Si vous vous y allez, vous pouvez prendre des cabines Crystal avec le sol en verre (à déconseiller à certains de nos amis).

 

Retour à Tai O, il y a foule ce dimanche aprem et les négociations vont bon train pour acheter du poisson. Pendant notre dernière balade, on rencontre sur notre chemin une jolie petite fille. Sa maman travaille les pieds dans l'eau et nous donne trois belles palourdes, fruit de sa récolte. On profite encore des splendides vues. A refaire, on serait encore bien restés sur cette île. La température, les magnifiques balades, la mer, le travail des pêcheurs, le calme. C'était une belle découverte pour nous. 

 

Petit cidre de départ sur la terrasse avec vue sur les nains et à bientôt Tai O :)